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- Style : Chroma Key
- Style + Membre : Liquid Tension Experiment, Jordan Rudess

DREAM THEATER - Octavarium (2005)
Par ARP2600 le 11 Décembre 2018          Consultée 427 fois

Une fois de plus, la question se posait. Qu’allaient-ils bien pouvoir faire sur le suivant ? Après l’opéra metal, le monolithe d’ambiances dures, l’hommage au vieux prog et l’album de répertoire orienté thrash, quelles voies étaient encore possibles pour DREAM THEATER ? La réponse vient de groupes comme MUSE, voire COLDPLAY ou U2 : Une musique plus pop, plus accessible du moins en apparence, plus théâtrale par moments mais capable de charges de guitare bien solides.

Donc, ils ont sorti en 2005 cet Octavarium. Un titre bien mystérieux pour un concept musical. Cela fait référence à la fois à l’octave et aux variations. Pour faire simple, il y a huit morceaux principaux, chacun ayant une tonalité de base différente. On commence sur le fa et on monte comme sur les touches blanches d’un clavier. Il y a également de petits morceaux intermédiaires, en temps négatif sur le CD, sur des tonalités de touches noires (fa dièse, sol dièse, etc.) La liste des plages montre effectivement ce clavier. Le morceau-titre revient à la tonalité initiale de fa, bouclant cette variation sur une octave. Enfin, ceci permet de rompre la série consistant à commencer chaque album de la même manière que le précédent s’achevait : Octavarium boucle logiquement sur lui-même. Ceci reste cependant un jeu de musiciens, qu’on ne remarque pas vraiment quand on écoute le disque. Et puis, il s’agit quand même de rock progressif, la plupart des morceaux présentent des modulations harmoniques (autrement dit, ne restent pas forcément sur la tonalité de base).

Bref, le jeu s’arrête là car les durées des chansons sont variées, de même que le style. L’introduction musclée « The Root of all Evil » est du D.T. bien solide, mais on a ensuite droit à trois plages plus courtes et simples, qui donnent cette impression pop. « The Answer lies within » n’est pas leur ballade la plus passionnante, « These Walls » est faussement dure et « I Walk Beside You » n’est pas du meilleur goût. Concentrer ce qu’il y a de moins intéressant dans la première moitié d’un album n’est pas une très bonne stratégie, mais on aurait tort de s’arrêter là. On pourrait encore dire que l’album est dans l’ensemble peu metal, sur des tempos assez lents en moyenne, ce qui contraste évidemment beaucoup avec Train of thought (et c’était sans doute le but).

Certains ont accusé « The Root of all Evil » d’être un assemblage artificiel et d’indiquer un essoufflement de l’inspiration du groupe. C’est peut-être un peu vrai, mais dire ça est oublier voire ignorer ce qu’est la Twelve Step Suite : On retrouve forcément des citations de « The Glass Prison » et « This Dying Soul », et je trouve personnellement que l’assemblage est très habile (ce ne sera pas le cas de la dernière partie de la suite, sur Black Clouds, nous y reviendrons). Jordan Rudess se montre cette fois brillant, avec ce début mystérieux rappelant VANGELIS, d’où émerge petit à petit la rythmique metal, rien que cette intro vaut le détour.

Le clou de l’album est cependant « Panic Attack », la plage la plus nerveuse du lot, une belle composition mais aussi le seul moment où on peut vraiment admirer la virtuosité du groupe. Elle fait penser à MUSE, mais pas autant que « Never Enough », qui ressemble fort à un « Stockholm Syndrome ». L’articulation des deux groupes reste cependant bien différente, D.T. est plus metal, plus technique, plus carré, et malgré ses efforts, James Labrie reste criard là où Bellamy est geignard (et de toute façon, ces deux-là ne valent pas leur inspiration commune Freddie Mercury).

On passe ensuite aux morceaux plus longs et progressifs. « Sacrificed Sons » est une plage agréable mais peu marquante. Une chanson sur le 11 septembre, c’est compréhensible, surtout pour un groupe du nord-est américain, mais cela paraît quand même un peu convenu d’avance. Beau passage instrumental au milieu tout de même. Enfin, la suite « Octavarium » elle-même, est fort difficile à juger. 24 minutes, c’est leur deuxième plus longue plage après « Six degrees » et il est inévitable de comparer les deux. On est clairement de nouveau dans l’hommage aux anciens groupes, de cette intro floydienne à l’alignement de titres de chansons illustres sur « Full Circle » (genre "Day tripper", "Cinema Show", "Machine Messiah" et bien d’autres), pour finir sur une phrase musicale directement tirée du Leftoverture de KANSAS. Je dirais qu’ « Octavarium » est plus cohérente et moins kitsch que « Six Degrees... », mais malheureusement un peu poussive, surtout le début. Il y a de beaux passages, mais ce n’est pas à mon avis un essentiel du groupe.

Une dernière assertion qui pourrait s’appliquer à l’album dans son ensemble. Tout est agréable, et on est bien au-dessus du minimum syndical, avec encore beaucoup de créativité, mais on ne criera pas non plus au génie, malgré ce concept amusant et une volonté louable de se réinventer. Avec un seul morceau à classer dans le panthéon du groupe, Octavarium est un très bon album, mais un peu juste pour être considéré comme une de leurs œuvres principales.

Note : 3,5/5

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- James Labrie (chant)
- John Myung (basse)
- John Petrucci (guitares, chant)
- Mike Portnoy (batterie, chant)
- Jordan Rudess (claviers, continuum, guitare lap steel)


1. The Root Of All Evil
2. The Answer Lies Within
3. These Walls
4. I Walk Beside You
5. Panic Attack
6. Never Enough
7. Sacrificed Sons
8. Octavarium



             



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