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2019 Distance Over Time
 

- Style : Chroma Key
- Style + Membre : Liquid Tension Experiment

DREAM THEATER - A Dramatic Turn Of Events (2011)
Par ARP2600 le 23 Décembre 2018          Consultée 440 fois

C’est ici que les choses commencent à sérieusement se gâter pour DREAM THEATER, quoi qu’ils en disent. Pour faire simple, sans le batteur Mike Portnoy, ça ne marche plus très fort. Il va falloir parler un peu d’histoire pour une fois. En fait, cela tombe bien… quand on aborde un bon album, on a envie de parler de son contenu ; à l’inverse, on est bien content d’avoir quelque chose à raconter pour meubler la chronique quand la musique est aussi peu intéressante.

Le départ de Mike Portnoy est une drôle d’histoire… Apparemment, après la tournée de Black Clouds and Silver Linings, en 2010, il avait envie de faire une pause avec DREAM THEATER et de se concentrer sur d’autres projets. Les autres ont refusé et il a donc quitté le groupe, avec en tête l’idée de le réintégrer un peu plus tard. On peut dire qu’il s’est fait prendre au piège. Y avait-il de l’agacement chez d’autres membres du groupe, en particulier chez le chanteur James LaBrie ? C’est possible, en tout cas, il n'a jamais pu revenir. Il faut dire que Portnoy avait depuis longtemps la main sur le groupe. C’est lui qui ne voulait pas de l’orientation plus commerciale de Falling into Infinity et qui a redirigé le groupe vers une musique plus progressive et technique à partir de Scenes from a Memory. Quelle que soit sa contribution à la composition musicale, il est évident que son départ a brisé la cohérence des albums.

Mike Mangini a été recruté à sa place, un batteur prodige ayant entre autres participé à des albums de Steve VAI et ANNIHILATOR, et venant de la même école de musique (Berklee) que les piliers du groupe. La qualité de son jeu n’est pas en cause, et on peut difficilement lui reprocher d’avoir accepté la place mais bon, voilà, s’il semble s’être bien intégré, il est loin d’être aussi créatif que Portnoy.

Très honnêtement, on sentait déjà sur Black Clouds and Silver Linings que l’inspiration commençait à faiblir chez DREAM THEATER, mais au moins celui-ci est bien structuré et assez varié. Après le véritable coup d’état qui a eu lieu, les musiciens ont voulu prendre une autre direction, « ré-évaluer et restructurer » comme l’a dit Jordan Rudess. Peut-être sont-ils repartis de Falling Into Infinity, ce qui ne serait pas une très bonne chose. Quoi qu’il en soit, il semble qu’ils n’aient pas vraiment trouvé cette nouvelle direction (c’est encore vrai à ce jour, nous verrons ce que vaudra l’album de 2019…) Celui de 2011, A Dramatic Turn of Events, n’est guère convaincant pour un tas de raisons. Ce titre se réfère paraît-il au printemps arabe qui a eu lieu pendant la conception, et aux thèmes abordés dans les chansons, mais on peut en douter. Il serait étonnant qu’il n’y ait aucun rapport avec le départ de Portnoy ou la nouvelle orientation.

Parlons des problèmes du disque. Alors qu’ils ont voulu faire quelque chose de mélodique, on n’en retient pas franchement grand-chose. Il est assez fouillis. Pour ça, la technique est encore très bonne, mais cela donne plus l’impression que d’habitude de partir dans tous les sens. Pour faire un bon morceau, il ne suffit pas d’aligner des rythmes bizarres et des soli tordus. Paradoxalement, le disque est pourtant un peu mou en moyenne. En dehors des ballades, au nombre de trois donc trop nombreuses, les plages se ressemblent beaucoup, on a l’impression que tout est dit après le triplet d’entrée, déjà pas vraiment génial, et en plus, ces chansons sont trop longues, comme souvent avec eux. L’ambiance est bien moins sombre que d’habitude, la basse est donc discrète et les claviers bien (trop ?) présents. D'ailleurs Rudess a beaucoup contribué à la composition, dommage que ses sons soient souvent assez kitsch.

Ce n’est pas forcément une expérience désagréable, mais un tel album n’apporte absolument rien à l’histoire de la musique ou même à celle du groupe. Quand on en vient à ne retenir qu’un « Build Me Up, Break Me Down » alors que c’est une rengaine assez simple, on se dit qu’il y a un problème. À part celle-là, je conseille d’essayer « Lost Not Forgotten » voire « Bridges in the Sky » (elles sont presque identiques de toute façon), et c’est à peu près tout. Pour autant, on ne peut pas dire que ce soit la grosse nullité, on échappe au ridicule. Comparé à The Astonishing, le disque est plutôt sympa donc il mérite quand même un minimum de considération.

Note : 1,5/5

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- James Labrie (chant)
- Mike Mangini (batterie)
- John Myung (basse)
- John Petrucci (guitare, chœurs)
- Jordan Rudess (claviers, continuum)


1. On The Backs Of Angels
2. Build Me Up, Break Me Down
3. Lost Not Forgotten
4. This Is The Life
5. Bridges In The Sky
6. Outcry
7. Far From Heaven
8. Breaking All Illusions
9. Beneath The Surface



             



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