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DREAM THEATER - Black Clouds And Silver Linings (2009)
Par ARP2600 le 21 Décembre 2018          Consultée 420 fois

Avec la fin d’une décennie vient la fin d’une époque pour DREAM THEATER. La fin d’un style, de leur vraie inspiration, de la cohésion d’une équipe qui tenait depuis dix ans. Leur dixième album Black Clouds and Silver Linings est une œuvre crépusculaire, en demi-teintes, qui a un petit quelque chose de gênant, de décevant, de pas naturel. Les détracteurs diront que la musique du groupe a toujours été artificielle, mais je m’adresse ici à ceux qui sont susceptibles de l’aimer. C’est aussi le dernier album avec le batteur Mike Portnoy, donc, même s’il n’était pas encore question de son départ lors de sa sortie. En tout cas, sans lui, les problèmes n’allaient certainement pas s’arranger par la suite.

L’inspiration artistique est un grand mystère… il est assez rare qu’un artiste en panne trouve un second souffle, mais cela arrive. Par contre, il est exceptionnel qu’un musicien, ou même un groupe, réussisse à tenir le rythme pendant plus de vingt ans. Même chez les plus grands génies, c’est presque impossible. Cela situe la qualité créative de RUSH par exemple. Il semble que DREAM THEATER ne soit par contre pas une exception. Ayant commencé à la fin des années 80, ils arrivaient à la date de péremption en 2009. Systematic Chaos est ambigu. C’est le disque où ils n’innovent plus au niveau du style, mais où ils réussissent encore à créer de nouveaux morceaux passionnants. Logiquement, le suivant voit le début d’une certaine déchéance. Les bonnes idées se font rares, on se repose de plus en plus sur les acquis et on commence doucement à s’autoplagier.

La pochette de Black Clouds and Silver Linings rappelle celle de Awake et ce n’est sans doute pas un hasard. Après avoir récapitulé leur époque contemporaine sur Systematic Chaos, ils semblent avoir cherché leur salut plus loin dans le passé. L’idée était peut-être de rappeler les débuts du groupe, en y ajoutant les progrès techniques des musiciens, en particulier le guitariste John Petrucci. En tout cas, on retrouve ici plus de heavy metal traditionnel et beaucoup de RUSH, leurs influences plus récentes se faisant très discrètes. Les claviers et certains motifs de guitare rappellent aussi beaucoup la période Kevin Moore, comme au début de « The Count of Tuscany ».

Seule la conclusion de la Twelve Steps Suite est logiquement du DT de style récent. Mike Portnoy l’a finie juste à temps, c’est un peu ironique. « The Shattered Fortress » montre plus encore que le reste de l’album le problème d’inspiration. Il est presque un collage d’extraits des quatre premières parties, ils n’ont quasiment rien composé (un cas qui me rappelle le « Ritual » de YES). Alors oui, c’est technique et si on aime cette suite, on prendra un minimum de plaisir à l’entendre, mais il est difficile de ne pas le trouver réchauffé, et de ne pas remarquer quelques raccords maladroits.

Le ventre de l’album est de toute façon un peu mou. « A rite of passage » est un heavy metal assez quelconque, heureusement qu’il y a ce passage rapide avec de beaux solos de guitare. « Wither » est une ballade hard rock plutôt banale, pas vilaine mais un peu kitsch. Quant à « The Best of Times », difficile de ne pas penser à certains titres de RUSH comme « Red Barchetta », y compris au niveau des paroles. Treize minutes où Portnoy rend hommage à son père, pourquoi pas, mais la chanson se tire quand même en longueur.

Là où la plupart des textes de Systematic Chaos étaient des histoires fantastiques, Black Clouds and Silver Linings raconte des expériences difficiles des membres du groupe. Un sujet plus risqué, déjà pas très passionnant sur papier, et qui sonne facilement creux. C’est peut-être ce qui donne le plus cette ambiance artificielle, ce côté forcé, à l’album. Ainsi sur l’honnête « A Nightmare to Remember », on passe seize minutes à raconter un accident de voiture. Bof. Mieux vaut se concentrer sur les quelques bons riffs, solos et ambiances de ce morceau typiquement progressif. « The Count of Tuscany » est plus amusante, Petrucci a apparemment été quasiment enlevé par un personnage excentrique en Toscane et aurait craint pour sa vie. Mention spéciale à la phrase « let me introduce… my brother » bien désopilante. On ne s’ennuie pas trop dans cette longue suite progressive aux développements instrumentaux bien sympathiques bien que, une fois de plus, trop calqués sur RUSH.

Voilà, précisions qu’il n’y a que ces six plages, exagérément longues en moyenne, un signe de plus d’une certaine paresse qui a frappé DREAM THEATER sur ce disque. Black Clouds and Silver Linings a le mérite d’être simple et plutôt stable, mais il est inégal, commençant et terminant solidement mais avec peu de choses intéressantes au milieu. Reste qu’il est interprété avec le brio et l’énergie habituels du groupe, ce qui suffit tout juste à en faire un bon album qui devrait plaire à la plupart des amateurs, surtout ceux qui préfèrent la période Moore.

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- James Labrie (chant)
- John Myung (basse)
- John Petrucci (guitare, choeurs)
- Mike Portnoy (batterie, chant)
- Jordan Rudess (claviers, continuum)


1. A Nightmare To Remember
2. A Rite Of Passage
3. Wither
4. The Shattered Fortress
5. The Best Of Times
6. The Count Of Tuscany



             



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