Recherche avancée       Liste groupes



      
SOI-DISANT METAL PROG  |  STUDIO

Commentaires (12)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1989 When Dream & Day Unit...
1992 Images And Words
1993 Live At The Marquee
1994 Awake
1995 A Change Of Seasons
1997 Falling Into Infinity
1998 Once In A Livetime
1999 Metropolis Part Ii : ...
2000 Through Her Eyes
2001 Metropolis 2000 : Scenes...
  Live Scenes From New-yor...
2002 Six Degrees Of Inner ...
2003 Train Of Thought
2004 Live At Budokan
  Live In Tokyo & 5 Years ...
  Master Of Puppets
2005 Octavarium
  The Number Of The Beast
2006 Score
  Score
2007 Systematic Chaos
2008 Chaos In Motion 2007-200...
2009 Black Clouds & Silver...
2011 A Dramatic Turn Of Ev...
2013 Dream Theater
2016 The Astonishing
 

- Style : Chroma Key

DREAM THEATER - The Astonishing (2016)
Par ARP2600 le 28 Février 2016          Consultée 3658 fois

Ah, DREAM THEATER... c'est un de ces groupes qui divisent vachement. Je ne suis pas le seul dans l'équipe à les apprécier, mais la plupart se moquent gentiment de l'estime que je peux avoir pour eux. L'autre jour, Korama pestait contre eux et je lui ai entre autres dit que leurs compositions n'étaient pas si mauvaises qu'elles en avait l'air. Après avoir écouté ce nouvel album, je me suis dit que j'aurais mieux fait de me taire, pour le coup. Inutile de tourner autour du pot, The Astonishing est d'un tel degré de mauvais goût et d'une telle indigence qu'il faut l'entendre pour le croire... Un concentré d'erreurs et de clichés que je n'aurais jamais cru possible. DREAM THEATER était déjà un groupe caricatural, voire parfois une caricature d'eux-mêmes, mais ici ils dépassent vraiment les bornes.

Holà, une opinion peu conformiste que celle-là ! Jusqu'ici, les critiques ont plutôt été bonnes et on peut lire des commentaires de fans en extase devant cet opéra rock d'une incroyable complexité. Ceux-là auront vite rétorqué qu'il faut prendre le temps de comprendre une telle œuvre... autant avouer, la troisième écoute approche lentement de la fin pendant que s'écrit cette chronique ; pire encore, alors qu'il s'agit d'un album concept, je n'ai même pas pris la peine de lire les paroles.

Le problème est justement qu'il s'agit d'un opéra rock. Un opéra, ça dure au moins deux heures en général. 130 minutes pour celui-ci, à quelques secondes près. Un double album constitué de 34 plages, la plus longue de loin durant 7 minutes 41. Il ne s'agit pas du premier « opéra » de DREAM THEATER, Scenes From a Memory présente déjà une histoire de façon très développée, mais plutôt sur une durée de 77 minutes, et au moyen de longs développements instrumentaux typiquement progressifs. Il ne s'agit pas non plus de leur premier double album, mais Six degrees of inner turbulence était d'un autre genre : deux parties très distinctes, l'une metal basée sur le son et les ambiances, l'autre hommage au prog ancien, pour six plages en tout et 96 minutes. On commence à voir quel est le problème ? The Astonishing est vraiment très long et cette pléthore de plages courtes est illisible et étonnamment (1) décevante de la part d'un DT qui nous a habitués à dépasser les dix minutes.

Et ce concept, alors ? Ce qu'on en comprend à l'écoute, recoupé avec ce qu'on peut lire dans des commentaires suffit bien... une histoire futuriste, genre dictature technologique, musique interdite et tout ça, assaisonnée de références religieuses comme la foi ou les sept péchés capitaux, à la sauce informatique. Je n'ai que deux choses à répondre à ça : 2112, Clockwork Angels. Ce n'est pas comme si l'influence de RUSH sur DREAM THEATER était un scoop, pas vrai ? Sauf que quand RUSH sort un « Brought up to believe », ce n'est pas agaçant comme ici... l'impression que ça donne, c'est une bigoterie pire que chez YES.

Ce qui nous amène au problème principal de cet album : le style. Une autre critique qu'on pourrait me faire, c'est que je ne suis pas un metalleux du tout et que je suis vraiment mal placé pour juger un tel groupe. Du metal, dites-vous ? On n'est pas dans Train of Thought, les gars, The Astonishing, c'est loin d'être du METALLICA, oh que oui... Les passages nerveux sont rares, la basse et la batterie sont mixées en retrait. Les deux tiers du temps, tout ce qu'on entend, c'est la voix romantique de James LaBrie doublée par des claviers mollassons, des violons et des chœurs ridicules. Jordan Rudess joue beaucoup de piano et quelques nappes passe-partout, c'est assez navrant. En fait de metal prog, on a droit à une bouillie mélodramatique. Voilà ce que c'est que de vouloir faire de l'opéra quand on n'y connaît rien... Pour être honnête, le second acte (qui ne dure « que » 50 minutes) est un peu plus mouvementé, en moyenne, même si les ballades insipides y sont bien présentes, mais cela vient de toute façon bien trop tard.

Pour achever l'argument, il faut bien constater que le groupe ne se renouvelle plus du tout. Ils se contentent de faire une vingtaine de ballades comme ils en faisaient déjà à petites doses il y a dix ans, avec un mauvais goût renforcé. Les quelques passages plus rapides rappelleront immanquablement les anciens albums, on est parfois à la limite de l'auto-citation, et pas de la façon la plus inspirée ni la plus passionnée. Comme les autres, le guitariste John Petrucci est en roue libre et ses quelques solos sont à peine prenants. Le groupe ne donne pas l'impression de s'amuser, on peut penser qu'ils sont dépassés par l'ampleur du projet, qui accouche donc d'une souris niveau composition et interprétation. Mike Portnoy manque peut-être plus encore à la composition qu'à la batterie, en tout cas, ce disque manque cruellement de complexité rythmique, les mélodies et l'harmonie sont au mieux médiocres (que d'unissons, bon sang...).

Aucune des trente-quatre plages n'apparaît comme un indispensable du groupe, c'est à peine s'il y a parfois une ou deux minutes où on s'amuse un peu. À la limite, l'ouverture est ridicule, mais ce côté déjanté colle encore à l'image du groupe. Par contre, des machins comme « Brother, Can you hear me? », « Chosen » ou « Hymn of a thousand voices » sont pires que des chants de Noël. Enfin voilà, on s'habitue à tout... ma première écoute m'avait horrifié, les deux suivantes sont surtout faites d'ennui, avec parfois de la consternation dans les passages les plus graves, mais comme musique de fond, c'est supportable. Évidemment, les fans adorent, mais ce sont les fans. A l'opposé, ceux qui doivent vraiment se réjouir de la sortie de cet album sont les détracteurs du groupe, car ils ont enfin ici un parfait exemple des défauts qu'ils aiment pointer chez eux...

(1) astonishingly

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par ARP2600 :


YES
Yes (1969)
Au commencement du prog, il y avait déjà yes.




YES
The Yes Album (1971)
Un des piliers du prog

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez





 
   ARP2600

 
   KID66

 
   (2 chroniques)



- James Labrie (chant)
- John Myung (basse)
- Mike Mangini (batterie)
- John Petrucci (guitare)
- Jordan Rudess (claviers)
- Eric Rigler (cornemuses sur i-18)
- Orchestre Philharmonique De La Ville De
- Richard Chycki (voix de nafaryus)


- act I
1. Descent Of The Nomacs
2. Dystopian Overture
3. The Gift Of Music
4. The Answer
5. A Better Life
6. Lord Nafaryus
7. A Savior In The Square
8. When Your Time Has Come
9. Act Of Faythe
10. Three Days
11. The Hovering Sojourn
12. Brother, Can You Hear Me?
13. A Life Left Behind
14. Ravenskill
15. Chosen
16. A Tempting Offer
17. Digital Discord
18. The X Aspect
19. A New Beginning
20. The Road To Revolution

- act Ii
1. 2285 Entr'acte
2. Moment Of Betrayal
3. Heaven's Cove
4. Begin Again
5. The Path That Divides
6. Machine Chatter
7. The Walking Shadow
8. My Last Farewell
9. Losing Faythe
10. Whispers On The Wind
11. Hymn Of A Thousand Voices
12. Our New World
13. Power Down
14. Astonishing



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod