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METAL PROGRESSIF  |  STUDIO

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1997 Falling Into Infinity
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- Style : Chroma Key

DREAM THEATER - When Dream And Day Unite (1989)
Par ARP2600 le 6 Septembre 2015          Consultée 1320 fois

Le moment est venu d'aborder dans nos lignes l'amusante discographie de DREAM THEATER, le groupe qui a presque rendu indispensable l'invention de la catégorie « metal progressif ». Il est vraiment épineux de les classer, oh que oui... car si les ficelles heavy metal, voire plus rarement thrash, sont évidentes, leur musique est souvent outrageusement progressive. Les premiers albums ne sont vraiment pas bien violents, remplis qu'ils sont de claviers désuets de la fin des années 80, alors que les ressemblances avec divers groupes de rock progressif des années 70 sont déjà légion... DREAM THEATER se montre même plus progressif que certaines de leurs références principales comme RUSH ou KANSAS.

Commençons par le commencement. Milieu des années 80, trois excellents musiciens de Boston, fréquentant l'école Berklee, décident de former un groupe, initialement appelé Majesty. Il y a le guitariste John Petrucci, le bassiste John Myung et le batteur Mike Portnoy, qui formeront la base instrumentale de DREAM THEATER pendant plus de vingt ans, jusqu'au départ de Portnoy en 2010. Avant d'avoir leur propre répertoire, l'ordinaire du groupe était constitué de reprises de RUSH et d'IRON MAIDEN, ce qui situe déjà les choses. Du premier, ils ont gardé un goût pour les structures complexes, du second les rythmiques saccadées. Le claviériste Kevin Moore est arrivé peu après, apportant des sons typiques de l'époque, comme ceux du sinistre synthétiseur Roland D50. Quant au chanteur, après un peu de flottement, le poste a été attribué à Charles Dominici entre fin 87 et fin 89, celui-ci ayant un chant aigu rappelant curieusement celui des premières idoles du groupe, pas mauvais mais ne valant ni Geddy Lee, ni Bruce Dickinson, ni Steve Walsh.

Et puis ils ont dû changer de nom... forcément, en 1989, il aurait fallu de la chance pour que « Majesty » ne soit pas déjà pris. Alors ils ont opté pour ce DREAM THEATER, ce n'est pas plus mal, c'est moins pompeux, plus mystérieux. Qui sait ce qu'ils seraient devenus avec leur nom originel ? Leurs premières compositions ont donc été publiées sur ce premier album, When Dream and Day Unite, sorti juste après ce changement de nom, au point d'avoir dû modifier la pochette. Tant qu'ils y étaient, ils auraient pu la changer complètement, cette photo est d'un goût... et ne parlons pas de celles des musiciens dans le livret, oh misère. Le fameux symbole du groupe est déjà présent, ce M rappelant Majesty. Il est cependant une adaptation d'un monogramme de Mary Stuart et aurait été proposé par Dominici parce qu'il contient toutes les lettres de son nom.

Venons-en à ce disque proprement dit. Il s'agit d'emblée de metal progressif, très progressif, d'une qualité très convenable pour un premier essai. On a déjà parlé du niveau limité du chanteur, mais ce défaut n'est pas bien grave car son rôle n'est pas non plus très développé. C'est en fait le principal point faible du disque : à vouloir faire plus prog que RUSH et IRON MAIDEN, ils ont quelque peu sacrifié les mélodies, ce qui rend ces chansons peu mémorables. Leur deuxième album, Images and Words, sera beaucoup plus accrocheur, et son succès éclipsera complètement When Dream and Day Unite. Eh bien... c'est vraiment dommage car la différence de qualité entre les deux n'est pas si évidente, et surtout, Images and Words s'est beaucoup plus vite démodé. En effet, les sons électroniques sont bien mieux employés ici, à la fois plus discrets et mieux intégrés aux constructions instrumentales. Alors qu'ils sonnent parfois comme ceux de JARRE sur Revolutions, Kevin Moore réussit ici à en faire quelque chose de crédible dans un contexte metal.

Bien, mais on est chez DT, pas chez TD. Les guitares des deux John sont quand même dominantes. On peut dire qu'ils sont vraiment bons pour faire un tel mélange à deux, sans guitariste rythmique attitré. Entre la rythmique saccadée, avec de nombreuses ruptures et les solos déjà très véloces, pleins de shred, ils ont tendance à épater la galerie. C'est le reproche qu'on fait souvent à DREAM THEATER... de proposer une musique trop bordélique, pleine d’esbroufe. YES et ELP faisaient-ils autre chose ? Certes, eux aussi ont été critiqués, c'est le lot des groupes de prog. Il est évident qu'un amateur de metal pur ne goûtera pas forcément à ceci. La technique de guitare est une chose, le style d'écriture en est une autre. Pour moi, la chose est entendue, DREAM THEATER est avant tout un groupe de prog, tandis que RUSH est avant tout un groupe de hard rock...

Tout ayant été dit, terminons par quelques morceaux choisis. Les huit plages sont de qualité, rien n'est mauvais, loin de là. Parmi tout ceci, on retiendra d'abord l'ouverture « A fortune in lies », plutôt orientée MAIDEN. Beaucoup sélectionnent l'instrumental « The Ytse Jam » (titre à lire à l'envers), mais c'est peut-être parce qu'ils n'aiment pas Dominici... il est vrai que sa performance sur la suite « The Killing Hand », assez proche de KANSAS, n'est pas fantastique. Si je devais en retenir une, ce serait certainement « Light fuse and get away », à la structure redoutable, tandis que l'héroïsme et les belles harmonies de « After life » sont tout-à-fait notables. Enfin, le final « Only a matter of time » offre une belle envolée, avec une inspiration assez évidente de « La villa Strangiato » de RUSH. L'ensemble est fort divertissant et agréable, a plutôt bien vieilli, il devrait plaire aux amateurs de rock progressif musclé.

Note : 3,5/5

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- Charles Dominici (chant)
- Kevin Moore (claviers)
- John Myung (basse)
- John Petrucci (guitare)
- Mike Portnoy (batterie)


1. A Fortune In Lies
2. Status Seeker
3. The Ytse Jam
4. The Killing Hand
5. Light Fuse And Get Away
6. Afterlife
7. The Ones Who Help To Set The Sun
8. Only A Matter Of Time



             



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