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DREAM THEATER - Train Of Thought (2003)
Par ARP2600 le 13 Avril 2018          Consultée 298 fois

Voici venir le disque le plus bruyant de DREAM THEATER : Train of Thought. Le titre est assez clair, ils ont voulu proposer une musique plus directe qu’à leur habitude. Plus sombre, plus metal, plus thrash. Oui, ils se sont mis pour l’occasion en mode METALLICA, c’est indiscutable. C’était prendre le risque de ne pas plaire à tout le monde… entre ceux qui préfèrent le heavy prog plus soft de leurs débuts et les fanatiques du groupe californien, il y a eu beaucoup de mécontents et de capricieux. Pourtant, il s’agit d’un disque très cohérent, redoutablement exécuté, et qui porte tout de même très clairement la patte de DT. On ne peut guère lui reprocher que quelques longueurs et des paroles moyennes.

Passons rapidement sur la problématique METALLICA. Oui, c’est l’influence principale de Train of Thought, mais cela reste une influence. Il y a des riffs du même type, James LaBrie imite par moments le chant de Hetfield, etc., et pourtant il est impossible de confondre les deux styles, ce disque est bien évidemment du DREAM THEATER. Et puis d’ailleurs, des citations, il y en a toujours eu, il suffit d’écouter l’intro du bon vieux « Pull me under », n’est-ce pas ? Pour tenter de clore le débat, je tiens à ajouter mon argument personnel. Je n’aime pas beaucoup METALLICA. Je respecte Master of Puppets et le Black Album se laisse écouter, mais sans plus. Le reste, bah… je ne suis pas un metalleux, je pense que je ne peux pas comprendre des albums comme Ride the Lightning ou And Justice for All, où je m’ennuie et j’ai mal aux oreilles, quelle monotonie bon sang. Sans même parler des synthés de Rudess, DREAM THEATER est beaucoup plus varié, bien plus progressif, même sur Train of Thought, que je préfère donc à n’importe quel METALLICA sans hésiter une seconde. Non, ce n’est pas du tout la même chose, pas du tout.

Train of Thought a également été le premier disque d'une telle puissance sonore que j’aie entendu. La première écoute avait été difficile, mais j’ai toujours gardé un certain attachement pour cette raison. Tout le monde a un cheminement dans sa culture musicale et peut certainement pointer quelques disques « choc », qui leur ont fait passer un cap dans leur compréhension et dans leur tolérance à des styles de musiques plus difficiles à écouter, ou plus audacieux, que ce qu’ils connaissaient auparavant. Pour moi, il y a par exemple Relayer de YES, mais il y a aussi Train of Thought, c’est ainsi. Bref, revenons-en aux faits. On peut encore dire que l’objectif du groupe était de faire un gros album avec des titres qui en jettent en live. C’est pour cela qu’ils l’ont créé en une session de composition assez courte, trois semaines à ce qu’on dit. Un disque plus direct, vraiment, plus brut. Ceci dit, même en se dépêchant, ils sont capables de créer des structures de chansons assez déroutantes, comme c’est quand même le cas sur environ la moitié du disque.

L’intro « As I am » est une chanson heavy/thrash assez linéaire, efficace comme un « Enter Sandman » mais pas totalement concluante. C’est sur « This Dying Soul » qu’on entre vraiment dans le vif du sujet. Cette seconde partie de la twelve steps suite est également la plus marquante, c’est ici qu’ils introduisent des riffs et mélodies qui se retrouveront dans les parties figurant sur les albums suivants. Il s’agit sans ambiguïté d’un des sommets de leur carrière. Cette chanson est à la fois puissante et complexe, alternant des passages thrash, des moments plus mystérieux voire inquiétants, des solos de Petrucci d'une fluidité insensée ; c’est une démonstration impressionnante, tout le monde devrait avoir la décence de le reconnaître. Supposons donc que c’est la suite de l’album qui divise le plus les auditeurs. J’apprécie personnellement beaucoup « Endless Sacrifice ». Elle présente des clichés metal mais n’est pas trop dure ni trop compliquée, presque une pause après l’intensité de « This Dying Soul ».

« Honor Thy Father » est logiquement plus polémique. Une chanson de dix minutes pour se plaindre de son beau-père, ce n’est déjà pas très glorieux. La charge d’entrée est tout de même notable, de même que la mélodie principale et même le passage un peu hip hop qui rappelle le côté fusion de Awake. C’est après qu’on tombe dans des développements instrumentaux peu utiles, une remarque qu’on peut également faire au sujet de l’instrumental « Stream of Consciousness » et du final « In the Name of God », deux titres moins durs et plus bordéliques, plus fidèles à ce dont on a l’habitude de la part de DT. Une bonne stratégie pour ne pas trop lasser l’auditeur, mais ils auraient quand même dû faire un peu plus court(d’une dizaine de minutes disons).

Contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, Train of Thought n’est pas dépourvu de moments mémorables, loin s’en faut. On a vu des œuvres plus abouties, mais la pâte sonore est cohérente et leur objectif de faire un album de répertoire est pleinement rempli à mon avis. La plupart des plages présentent des mélodies qui comptent dans leur carrière, tout comme certaines performances instrumentales. Encore une excellente contribution donc, et ce n’est pas la dernière. Ils ont fini par s’essouffler, mais ils avaient encore quelques petites choses à essayer il y a une quinzaine d’années.

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- James Labrie (chant)
- John Myung (basse)
- John Petrucci (guitare)
- Mike Portnoy (batterie)
- Jordan Rudess (claviers)


1. As I Am
2. This Dying Soul
3. Endless Sacrifice
4. Honor Thy Father
5. Vacant
6. Stream Of Consciousness
7. In The Name Of God



             



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