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SEPULTURA - Kairos (2011)
Par ERWIN le 31 Mai 2020          Consultée 281 fois

Les Brésiliens sont passés chez Nuclear Blast. Roy Z se déplace dans la jungle de béton de Sao Paulo pour produire ce douzième opus. Il y a bien entendu un concept derrière cette avalanche de chiffres. Le "Kairos" est selon Andreas un moment clé dans la vie où intervient un choix essentiel. Il a ainsi choisi plusieurs dates, passées et futures, dont celle du présent de 2011, pour symboliser cet état d'esprit conceptuel. Le thème de la pochette est comme souvent d'aspect fantastique : c'est l'évolution dans la continuité. SEPULTURA est cependant bien installé au sommet de la hiérarchie du Thrash metal, pas grand chose à craindre pour son statut, il faut juste éviter les faux pas !

Plusieurs instants sont à retenir dans cette livraison de 2011. Nous débutons par l'inéluctabilité du riff stressant de "Spectrum", répété à l'infini, qui permet à Derrick de placer un chant angoissant de belle allure. Particulièrement cauchemardesque et très réussi, il s'agit d'une superbe mise en bouche. La puissance est toujours intacte malgré les années ! Je conseille aussi l'ambiance maléfico alternative de "Dialog", avec rythmique hachée et grattes claires, chant rauque de Derrick. Superbe solo du barbu viking brésilien. L'apport des frenchies TAMBOURS DU BRONX au titre "Structure Violence" est d'une redoutable efficacité. Même s'il manque un brin de variation, la rythmique reste hypnotique. Rien à faire, j'aime SEPULTURA dès que le groupe sort de ses élans core.

Cet opus compte deux reprises plutôt réussies : tout d'abord un classique de MINISTRY, ce qui n'est guère étonnant quand on sait qu'Andreas est fan du groupe de Al Jourgensen, dont on ressent toujours certaines effluves industrielles dans les compos. Ainsi, l'ode à la défonce "Just One Fix" à la sauce SEPULTURA est relativement fidèle à l'originale, ne serait-ce que par le son si spécifique des Brésiliens. Plus loin, le "Firestarter" de PRODIGY est évidemment plus éloigné des standards de l'alternatif propre au groupe ricain,.mais la sauvagerie mise en place par l'équipe brésilienne tient pas mal la route, l'apport des percus notamment.

Sinon, c'est du bourrage de gueule dans tous les sens ! La batterie de Jean Dolabella sonne la charge sur "Kairos", scandé comme une revendication révolutionnaire dans l'esprit le plus classique de SEPULTURA, avec un break très efficace. La suite est logique avec un "Relentless" marteau pilon et Derrick qui ne se pose guère de question, ce n'est pas de la musique pour poètes? Ca tronçonne sec sur "Mask", direct et sans fioritures ! Le reste est trop raw ou core à mon goût : ainsi la méchante "Seathe", "Born Strong" en mode rouleau compresseur nucléaire, la speed "No One Will Stand", et hormi la belle intervention en solo de Dédé le chevelu, "Point Of No return" ne présente pas plus de point positif. Je signale toutefois le refrain superbe d'"Embrace The Storm", nanti du fameux son "marécageux".

Il est évident que cet opus plaira aux plus extrêmes d'entre nous. Très violent et sans le moindre compromis, Andreas, Derrick, Paulo et Jean nous ensevelissent sous des tonnes d'un enfer vert moite et irrespirable. Certain titres restent cependant essentiels et sauvent l'album d'une infâme relégation en seconde zone du thrash, c'est tout le talent de SEPULTURA de savoir jongler avec les divers modes de composition. Il y a systématiquement des titres supérieurs et "différents" dans chaque album du groupe brésilien.

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- Derrick Green (chant-guitare)
- Andreas Kisser (guitare)
- Paulo Jr (basse)
- Jean Dolabella (batterie)


1. Spectrum
2. Kairos
3. Relentless
4. 2011
5. Just One Fix
6. Dialog
7. Mask
8. 1433
9. Seathe
10. Born Strong
11. Embrace The Storm
12. 6772
13. No One Will Stand
14. Structure Violence
15. 4648
16. Firestarter
17. Point Of No Return



             



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