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- Style : Têtes Raides, Pierre Perret , Renaud, Mano Negra, Les Vrp

Les OGRES DE BARBACK - La Fabrique à Chansons (2012)
Par RAMON PEREZ le 6 Avril 2021          Consultée 65 fois

Leur premier disque s’appelait Rue du temps, leur chanson la plus connue "Rue de Panam". Les OGRES DE BARBACK la connaissent bien, la rue. C’est là qu’ils ont fait leurs premiers pas ; ils n’ont du reste jamais coupé le lien. Il était donc logique qu’un jour ils regardent de ce côté pour monter un spectacle. Après une première tentative avortée autour de 2003, c’est une dizaine d’années plus tard que cette idée somme toute naturelle finit par trouver son aboutissement. Bénéficiant de l’appui technique des papes du milieu, les Royal Deluxe, la fratrie imagine pour faire vivre son excellent album Comment je suis devenu voyageur leur spectacle de loin le plus ambitieux.

Autour d’un décor typique des spectacles d’art de rue leur permettant de réaliser plusieurs idées marquantes de mise en scène (en particulier des performances d’acrobatie menées par un spécialiste qui les a accompagnés sur les routes), le groupe dévoile sa fabrique à chansons - un centre de tri postal dont les innombrables lettres en transit fournissent la matière première. Donnant vie à cette usine, les techniciens de tournée deviennent figurants ou occasionnellement musiciens. Ce décor permet en outre des jeux d’éclairage et de projections poussés beaucoup plus loin que lors des précédents spectacles des Ogres. Cela génère un vrai travail autour de la vidéo que le DVD permet d’apercevoir.

Après une première année à tourner ce spectacle, les Burguière en font paraitre le témoignage avant de repartir pour une deuxième salve de dates. Cet objet est constitué d’un disque live et d’un DVD. Celui-ci n’est pas une captation du spectacle mais un documentaire de deux heures retraçant toute l’aventure. On y voit chaque étape, depuis les premières réunions imaginant comment concrétiser l’idée de départ, les résidences qui mettent tout en place puis les nombreuses dates, quotidien de la tournée, jusqu’à la dernière et le moment où il faut se séparer. Si on a la curiosité de l’envers du décor, nul doute que ce film la satisfera. C’est entre autres l’opportunité de mettre davantage que des prénoms sur toutes les personnes invariablement citées en fin de concert, celles qui sont nécessaires pour que les choses puissent tout simplement se dérouler (on y découvrira quelques astuces de pro, par exemple l’emploi tout à fait sérieux de magazines people par le régisseur). A côté de ce reportage, un montage d’une bonne heure montre un aperçu du spectacle, qui durait dans les 2h20. C’est notamment l’occasion de profiter de quelques usages de la vidéo, comme celui qui a permis aux OGRES de jouer soir après soir des chansons à plusieurs voix comme "Jojo", le morceau-phare d’Un air deux familles, ou l’émouvant "Petite fleur" réalisé sur le dernier album avec AKLI D.

Les chansons présentes sur le DVD sont assez différentes de celles retenues pour le CD. Les deux rondelles se complètent donc pour donner un aperçu de ce beau spectacle mais, en ce qui me concerne, le côté parcellaire de cet objet est plutôt une source de frustration. J’aurais sans doute préféré un double-album complet ou, à la rigueur, la captation DVD d’une soirée ainsi que les OGRES l’ont fait pour leur précédente tournée (Fin de Chantier). L’album a le format ogresque classique, qu’il s’agisse d’un live ou d’un studio - une quinzaine de chansons pour une heure d’écoute, et je trouve que ça le rend quelque peu quelconque. D’autant que cette fois-ci, le pressage de deux heures de matériel en une ne fait pas forcément ressortir l’huile essentielle des concerts de la fratrie.

L’album met en effet du temps à décoller en proposant au début une série de titres du dernier album pas particulièrement transcendés par la scène. Si dans cette première partie on a le petit plaisir d’enfin trouver accolées les deux chansons avec le personnage de Solène de Grenoble, c’est par la suite que la galette prend un peu d’épaisseur, notamment avec l’énergique "Jojo" ou l'étonnante "Marcelle de Sarcelles". Le plus intéressant étant de trouver ici deux morceaux issus de l’E.P Stéréo Pirate paru à cette période. Il s’agissait de reprendre des chansons des OGRES en les mixant à des morceaux qui les avaient influencés. C’est ainsi que l’on entend "Grosse tortue" revue à la sauce MANO NEGRA, façon "King Kong five", pleine d’énergie. Plus imposante, "N.L.T." transfigure "La manche" (chanson de Croc’ Noces qui revenait sur les premières années de rue du groupe) par un mariage avec NTM ainsi qu’avec le piano de CHOPIN. Sans conteste le moment le plus intense de ce disque qui prouve par ailleurs que l’art n’a rien de mathématique : un très bon album studio et un très bon spectacle ne font pas forcément un très bon album live.

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   RAMON PEREZ

 
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1. Comment Je Suis Devenu Voyageur
2. Le Daron
3. Entre Tes Saints
4. Je N'suis Pas Courageux
5. Solène De Grenoble
6. Madame Solène Svp
7. Jojo
8. Marcelle De Sarcelles
9. Petite Fleur
10. Le Roi Des Kongs
11. Ni Dieu, Ni Dieue
12. Cœur Arrangé
13. N.l.t.
14. Salut à Toi
15. Non Remontant



             



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