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- Membre : Dire Straits, Bap Kennedy

Mark KNOPFLER - Kill To Get Crimson (2007)
Par THE MAN ON THE TRACK le 12 Novembre 2007          Consultée 5379 fois

Depuis son troisième album, The Ragpicker's Dream, sorti en 2002, Mark Knopfler semble vouloir se débarasser de l'image de guitar-hero qu'il doit supporter depuis les années 80. Le rock fin et mélodieux de Dire Straits, que l'on retrouvait d'ailleurs encore sur ses deux premiers albums solos, a lentement fait place à un doux mélange nonchalant de country, de blues et de rock. Sa récente collaboration avec la chanteuse américaine Emylou Harris illustre bien cette nouvelle façette. Aujourd'hui, Knopfler publie son sixième album depuis la rupture avec Dire Straits : Kill to get Crimson.

Pour l'enregistrement, MK a décidé de faire appel aux musiciens qui l'accompagnent depuis son premier album, Golden Heart (1996), et qui forment la troupe affectueusement appelé les 96er, en référence à l'année qui vit débuter leur collaboration. On retrouve également avec grand plaisir Chris White, familier des tournées de Dire Straits, ainsi que divers musiciens plus folkoriques (accordéon, trompette, violon...).

A l'image de la couverture, une partie d'un tableau de John Bratby peint en 1958, cet album s'écoute comme une véritable peinture de la Grande-Bretagne, en particulier des années 60. Bien que parfois assez énigmatiques, en raison non seulement du vocabulaire, mais aussi des nombreuses références à des ouvrages anglais restés confidentiels à l'étranger, les textes nous plongent chacun dans une ambiance différente. Ainsi Secondary Waltz évoque les cours de danse dans les pensionnats anglais, au cours desquels les jeunes garçons ne brillaient guère. Nul doute que ce morceau ne soit d'inspiration biographique ! Quant à The Scaffolder's wife, elle évoque le quotidien de la femme d'un ouvrier, femme qui désire s'élever dans la hiérarchie et doit faire face aux préjugés répandus chez ses contemporains.

Musicalement, l'album fait la part belle à la guitare acoustique de Mark, qui accompagne toutes les chansons d'un battement délicat. Une touche celtique est présente dans quelques chansons, par exemple sur Heart full of Holes, donc l'accordéon n'est pas sans rappeler certaines sonorités de la bande originale du film Local Hero, composée par Knopfler. Quant à la guitare électrique, elle évoque surtout la chanson Shangri-La : plutôt discrète et ne s'exprimant qu'à l'occasion de courts soli. De plus, le son propre à Mark Knopfler depuis 1996, un son rugueux, brut et sincère, fait désormais place à des tonalités bien plus claires et profondes, qui nous plongent immédiatement dans l'univers de Hank Marvin, le guitariste des Shadows et qui nous ramènent donc dans les années 60.

La plupart des morceaux sont constitués de façon identique : la guitare acoustique ouvre la voie, bientôt rejointe par les autres instruments, avant de s'effacer devant la voix de Knopfler. Cette voix, justement, fort critiquée sur l'album Golden Heart en raison de son timbre rauque dû à un excès de tabac, est une des très bonnes surprises de l'album, tant elle convient à merveille aux ballades tranquilles qui composent l'album.

Que penser donc de ce Kill to get Crimson? Les nostalgiques de la période Dire Straits comprendront sans doute que leur ancienne idole vit désormais dans un autre monde, où les grands stades et les prestations vertigineuses s'éclipsent devant des salles plus intimistes aux ambiances plus sobres. Notons cependant que certains titres pourraient parfaitement être issus d'une face B d'un album des Straits, à l'exemple de Punish the Monkey, aux accents de Ride Across the River (sur l'album Brothers in arms). En revanche, ceux qui ont apprecié les albums précédents, en particuliers Shangri-La et The Ragpicker's Dream trouveront en ce Kill to get Crimson l'album le plus abouti de Knopfler.

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   THE MAN ON THE TRACK

 
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- Mark Knopfler (voix, guitare)
- Guy Fletcher (claviers)
- Glenn Worf (basse)
- Danny Cummings (batterie et percussions)
- Ian Lowthian (accordéon)
- John Mccusker (violon)
- Chris White (flute, saxophone, clarinette)
- Steve Sidwell (trompette)


1. True Love Will Never Find
2. The Scaffolder´s Wife
3. The Fizzy And The Still
4. Heart Full Of Holes
5. We Can Get Wild
6. Secondary Waltz
7. Punish The Monkey
8. Let It All Go
9. Behind With The Rent
10. The Fish And The Bird
11. Madame Geneva´s
12. In The Sky



             



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