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THUNDER - Shooting At The Sun (2003)
Par GEGERS le 14 Septembre 2023          Consultée 405 fois

La période d'inactivité de THUNDER aura finalement été de courte durée. Le groupe, mis en pause à l'issue d'une poignée de concerts donnés jusqu'en mai 2000, se reforme dès novembre 2002 pour assurer une tournée estampillée Monsters of Rock en ouverture d'ALICE COOPER. Durant ce laps de temps, Luke Morley, le désormais unique compositeur du groupe, n'aura pas chômé puisqu'il propose en 2001 un premier album solo, El Gringo Retro, auquel succède l'année suivante Moving Swiftly Along, album enregistré en compagnie du chanteur de THUNDER Danny Bowes. Dès l'automne 2002, le groupe se retrouve ainsi pour ce qui est qualifié alors de "réunion temporaire". Néanmoins, les cinq musiciens se rassemblent en studio pour mettre en boîte une poignée de morceaux, diffusés sur l'EP Back For The Crack, dont les 1000 exemplaires sortis sur un label spécifiquement créé par le groupe pour le diffuser, STC records, trouvent preneurs en moins de trois jours. Alors que Danny Bowes semblait jusqu'alors fermement opposé à l'idée d'enregistrer un nouvel album studio, le voici mis face à cette irréfutable preuve que THUNDER génère encore de l'attente et de l'émoi. Finalement, convaincu, c'est avec motivation et envie de bien faire que Bowes et ses camarades s'enferment deux mois durant dans un studio de Farnham, dans le Surrey, pour mettre en boîte ce Shooting At The Sun qui regarde dans le rétroviseur autant qu'il définit de nouveaux standards pour la formation britannique.

"Loser", titre d'ouverture décontracté et porté par une énergie pouvant rappeler la période Laughing on Judgement Day, suffit à nous rappeler l'importance de THUNDER sur la scène hard rock européenne. Le riff est simple, mais chaque note est importante, et il y a cette authenticité rare qui rejaillit tant cette rugosité hard rock que dans l'interprétation sans fard de Danny Bowes, dont la voix légèrement voilée se glisse comme un gant sur les guitares musclées de Luke Morley, également en charge de la production. Une basse suave confère au morceau un groove d'enfer, tandis qu'un break porté par des claviers dont la progression peut rappeler le titre "Perfect Strangers" de DEEP PURPLE apporte une touche d'aventure. Désireux d'effacer les sonorités plus acoustiques de son précédent album, THUNDER réaffirme ici ses fondamentaux sans pour autant sonner passéiste. Le dosage est parfait.

Rapidement néanmoins, le groupe semble ne plus savoir sur quel pied danser. Le funk groovy de "Everybody's Laughing" surprend et peine à séduire. THUNDER s'amuse, c'est certain, fait ce qu'il lui plait, mais il est difficile ici de raccrocher les wagons après un titre d'introduction si prometteur. Plus loin dans l'album, "The Pimp and the Whore", aux guitares fines et à la basse imposante, œuvre dans une veine similaire, une sorte de hard rock funk et chaloupé, qui nous laisse un petit goût d'inachevé. Les titres vraiment Hard rock dans la lignée de "Loser" sont finalement peu nombreux, et ce Shooting At The Sun de prime abord alléchant nous laisse un peu sur la béquille. Malgré une slide intéressante, "Shake the Tree" et ses intonations rock sudistes semble assez anecdotique, tout comme le morceau-titre "Shooting At The Sun" mid-tempo porté par une mélodie intéressante, mais qui ne s'élève que sur son excellent refrain, le reste du morceau se faisant un peu peine à jouir.

Pour trouver de la substance sur cet album, il faut finalement aller chercher du côté de ses ballades, notamment sur "Blown Away" qui marie avec bonheur le sens mélodique et la puissance du groupe. Plus tôt dans l'album, "If I Can't Feel Love" et sa discrétion acoustique, "A Lover, Not a Friend" et surtout "The Man Inside", seul titre de l'album pour lequel Luke Morley s'est fait aider pour l'écriture (en l'occurrence par Pete Shoulder, avec lequel il créera le groupe THE UNION en 2009), confirment que ce sont bien les ballades qui apportent sa richesse à cet album finalement assez éloigné des premières réalisations du groupe datées du début des années 90.

Peut-être plus foncièrement hard rock que Shooting At The Sun n'en est pas pour autant foncièrement meilleur. S'il marque un retour en bonne forme de THUNDER, il génère des étincelles ("Out of My Head") sans parvenir à réellement raviver la flamme. Il faudra pour cela attendre le bien plus convaincant The Magnificent Seventh, bien plus abouti. Quelques titres sont d'importance, mais l'essentiel est rapidement oublié. Un sixième album relativement anecdotique.

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   GEGERS

 
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- Danny Bowes (chant)
- Luke Morley (guitare)
- Ben Matthews (guitare, claviers)
- Chris Childs (basse)
- Gary 'harry' James (batterie, percussions)


1. Loser
2. Everybody's Laughing
3. If I Can't Feel Love
4. Shooting At The Sun
5. The Pimp And The Whore
6. A Lover, Not A Friend
7. Shake The Tree
8. Somebody Get Me A Spin Doctor
9. The Man Inside
10. Out Of My Head
11. Blown Away



             



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