Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK ALTERNATIF/POST-PUNK  |  COMPILATION

L' auteur
Acheter Cet Album
 



PULP - Masters Of The Universe (1994)
Par WALTERSMOKE le 12 Avril 2016          Consultée 525 fois

En 1994, PULP y est enfin : His'n'Hers lui a permis de connaître un vrai succès de masse, et sert de prélude à l'explosion médiatique de l'année suivante, avec Different Class. Un véritable triomphe, que Jarvis Cocker et les siens savourent alors, sans aucun doute. Un succès auquel vient se greffer un type d'album que beaucoup de gens exècrent : la compile opportuniste. Vous savez, ce genre de rassemblement foireux fait par la maison de disques d'un groupe alors méconnu, et qui rage quand son ancien poulain trouve le succès chez une autre ? Hé bien, c'est à ça que s'apparente Masters of the Universe. Sorti quelques mois après His'n'Hers, l'album rassemble les singles joués par PULP chez Fire, entre 1985 et 1987. Enfin, singles, mieux vaut parler d'EP pour Little Girl et Dogs are Everywhere. De plus, Jarvis a rendu cette compile incomplète, car refusant d'y voir "Silence", l'une des faces B de Master of the Universe – cette volonté respectée pourrait d'ailleurs atténuer le caractère opportuniste de la chose.

Masters of the Universe, pour ceux qui suivent PULP depuis des années, n'est pas très utile. Rien que du connu donc, avec les EP de 1985 et 1986 accompagnés de "Masters of the Universe", extrait de Freaks (1987) mais dans une version censurée (enfin, "Masturbate" a été remplacé par "Vegetable", wouhou), et "They Suffocate at Night". À partir de là, l'affaire est réglée : compile inutile, contenu pas inédit, 1/5, merci, au revoir. Mais les fans de la première heure se comptent un peu sur les doigts de la main, il faut l'admettre. Du coup, Masters of the Universe remplit à merveille son rôle de compilation initiatique, en plus de se parer d'une caution historique des plus remarquables. Il aurait été en effet criminel d'oublier les terribles chansons de Dogs are Everywhere, entre autres. Et rien que pour ça, Fire Records démérite les quolibets primaires qu'on peut lui adresser.

Côté qualité du contenu, je vous renvoie aux chroniques correspondantes pour avoir plus de détails. Ensuite, il y a deux inédits qui attirent l'oeil. En premier lieu, "Tunnel", face B de "They Suffocate at Night", voit PULP tenter de faire dans le post-punk expérimental à la CABARET VOLTAIRE dans sa première période. Franchement, ça crève les yeux, mais malheureusement, le morceau finit par tourner en rond, et quand on voit qu'il dure 8 minutes, ça en devient gênant... certains diront que c'est raccord avec le titre ? Mouais. "Manon" est déjà bien plus intéressante, car elle voit PULP revenir dans une veine alternative très sombre, avec un Jarvis possédé qui invoque ses inspirations musicales. Bon, par contre, les lignes de chant en français, c'est vraiment très approximatif, voire trop.

Masters of the Universe est donc une compile qui fait le café. Historiquement importante, musicalement pertinente, il s'agit d'une oeuvre qui peut même faire office d'indispensable quand on aime vraiment PULP.

A lire aussi en ROCK par WALTERSMOKE :


PULP
Little Girl (with Blue Eyes) And Other Pieces... (1985)
Pulp la girouette




CHRISTOPHE
Les Mots Bleus (1974)
Le zénith de Christophe


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



- Jarvis Cocker (chant, guitare)
- Russell Senior (guitare, violon, chant sur 4)
- Candida Doyle (claviers, choeurs)
- Peter Mansell (basse)
- Magnus Doyle (batterie)


- little Girl (with Blue Eyes) (1985)
1. Little Girl (with Blue Eyes)
2. Simultaneous
3. Blue Glow
4. The Will To Power
- dogs Are Everywhere (1986)
5. Dogs Are Everywhere
6. The Mark Of The Devil
7. 97 Lovers
8. Aborigene
9. Goodnight
- they Suffocate At Night (1987)
10. They Suffocate At Night
11. Tunnel
- master Of The Universe (1987)
12. Master Of The Universe (sanitised Version)
13. Manon



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod