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- Style : Glenmor, Hubert Felix Thiefaine , Bernard Lavilliers

Léo FERRE - 8 Chansons Nouvelles (1956)
Par LE BARON le 8 Février 2017          Consultée 301 fois

1956. Cela fait déjà 3 ans que Léo FERRE est chez Odéon. Des 78 tours sont sortis plus ou moins régulièrement, compilés de temps à autres en 33 tours de 25 cm. C’est un format qui semble plutôt court aujourd’hui, mais c’est celui de l’époque.

8 chansons nouvelles*, donc. Et l’on retrouve un Léo FERRE malheureusement fort peu inspiré. S’il gagne désormais de quoi vivre, ce qui est déjà beaucoup, rien – ou si peu – ne permet encore d’imaginer qu’il deviendra un incontournable de la chanson française. Léo a une maturation lente, très lente, il est à l’exact opposé de ces musiciens ou auteurs qui démarrent au firmament et ne font plus que dégringoler plus ou moins rapidement au fil du temps, ayant tout exprimé lors d’un premier album. Chez FERRE, la gestation sera longue, affreusement longue, et plutôt pénible pour l’auditeur d’aujourd’hui. FERRE est doué avec les mots, capable de trousser une chanson, cela ne fait aucun doute, mais il est parfois si peu inspiré !

Disons déjà un mot de la musique. Léo FERRE, une fois de plus, est seul, au piano ou à l’orgue. Que dire… Le piano passe encore, mais l’orgue est tout simplement insupportable. Le son est poussiéreux, ce qui n’aide pas, mais FERRE joue comme au patronage ! C’est lourd, pompeux, imprécis, ridicule. Aucun instrument ne supporte la médiocrité, c’est évident, mais certains la masquent tout de même mieux que d’autres. Et là… Eh bien, là, c’est affligeant, tout simplement.

Si l’on parvient à oublier la bouillie sonore de la musique, on écoute les textes. Or, non seulement ils sont faibles, mais l’interprétation que nous offre FERRE n’arrange rien, et ce dès le premier titre, « Le Guinche », le bal, en argot. Une fois de plus, FERRE reprend les tics de la chanson populaire, fleur de bitume, etc. Il y cède à nouveau, mais quel est l’intérêt ? « Paris Canaille », cela pouvait avoir son petit charme. Mais là, il ne s’agit plus que d’exploiter un filon. C’est de la redite, tout simplement. Peut-être en est-il conscient ? Est-ce pour cela qu’il ajoute des interjections de pseudo titi parisien, lui le monégasque d’adoption ? Allons, ce n’est pas chez le Prince Rainier qu’il a appris tout ça.

Le reste est à l’avenant. L'interprétation est vulgaire, toute en bêlements et chevrotements. Et puis FERRE redit beaucoup : les poètes, la dèche, le consumérisme, l’amour, etc. Si ce disque est souvent évoqué de façon pudique par les biographes (on les comprend ), il est cependant de bon ton de citer, malgré tout, « Pauvre Rutebeuf », basé sur des extraits du poète du même nom. Ce serait un grand texte, paraît-il. Je n’en suis aucunement persuadé. Il ne suffit pas de citer un poète du Moyen-Age pour être brillant, n’en déplaise aux cuistres.

Rien de neuf dans ces 8 chansons. Du recyclage, de la mauvaise musique en sus. A éviter absolument.


*Cet album, comme beaucoup d’autres, n’a pas de titre, en dehors de la mention, au verso du disque, de ces 8 nouvelles chansons. On l’appelle parfois Le Guinche, du nom du premier titre.

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   LE BARON

 
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- Léo Ferré (voix, orgue, piano)


- 8 Chansons Nouvelles
1. Le Guinche
2. La Fortune
3. Ma Vieille Branche
4. T'en As
5. La Grande Vie
6. Le Temps Du Plastique
7. Pauvre Rutebeuf
8. L'amour



             



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