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GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 17 Septembre 2020 par GUILLAUME THE ELDER

Cléguérec, terre de Musiques, bretonne, mais pas que, avec son indispensable Festival de mai : En Arwen. Mon meilleur souvenir, les 10 ans de Carré Manchot, le Groupe de Kleg, devant 7000 personnes, dans un champ entre Cléguérec et Neuilliac si mes souvenirs sont bons (été 96).

Merci G.Born pour tes témoignages bruts, directs et vécus. Tu pourrais aisément, comme notre paysan bas-breton, noircir une vingtaine de cahiers de ta Vie. Il a fait la guerre de Crimée et l’hallucinante Campagne du Mexique, Toi la sale guerre d’Algérie.

Tous les témoignages ici ne sont malheureusement pas toujours aussi fiables ( je connais un mec qui a connu un mec qui lui a dit qu'il paraît que…). Et puis après, que faire d’une information comme quoi Glenmor aurait été un père absent ? Cela entache ou porte préjudice à son œuvre ? Allégation vraiment sans intérêt.

J’ai grandi en Kreiz-Breizh. Le littoral pour moi, c’était les fréquents déplacements de foot. Quand les footeux de Pontivy (GSI et Stade Pontivyen pour ma part) débarquaient à Vannes, Lorient et compagnie, on inspirait plus la crainte que les médisances (et c’est toujours le cas d’ailleurs, « Allez Pontivy! »). Jamais vécu de rivalités Armor / Argoat ou de dénigrement. Les seuls excentriques dans le genre sont nos amis Îliens. J’avais un pote de Belle-Ile ; pour eux, que tu sois Parisien, Berlinois, Malouin ou Brestois, tu es un Continental, point barre, pas de Breton ou quoi que ce soit… ça me faisait bien marrer cette vision.

La langue bretonne. Pas vraiment unificatrice car les accents diffèrent tant entre les « pays » qu’il y a des ruptures de compréhension. Notre Jean-Marie Déguignet, quimpérois, ne comprenait pas le breton lorientais quand il s’est engagé dans l’Armée d’Empire. Ma grand-mère à Guémené-sur-Scorff (Vive l’Andouille!!) n’a jamais compris France 3 Breizh Izel ou An Taol Lagad : « c’est pas le même breton » m’a t-elle toujours dit. L’enseignement Diwan aujourd’hui uniformise les apprentissages j’imagine. Tant mieux, me direz-vous, et merci à la centralisation régionale !

La Bretagne, c’est vaste. Chacun son vécu, son histoire personnelle et familiale, c’est évident. Et c’est une Terre de contrastes comme vous l’avez compris. Le Morbihan par exemple, c’est le Festival de Lorient, le Motocultor, c’est aussi Balladur en tête du 1er tour en 95 ! La Région, c'est un attachement à sa Terre et à sa Culture tout en votant majoritairement "Oui" au référendum sur la Constitution européenne de 2005. La Bretagne peut nourrir de grands espoirs pour son avenir, ça, j’en suis certain.





GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 17 Septembre 2020 par NEVENOE


Racisme, nationalisme expansionnisme, mépris, colonialisme : une belle constante ! Les raisons de la colère ou « Pourquoi Glenmor ? » : Pourquoi tant de haine ?

« La population quimpéroise articule on ne sait quels sons barbares plutôt qu'elle ne parle. » (père CAUSSIN, confesseur de Louis XIII et de Richelieu, XVIIe siècle)

«(...) les dialectes corrompus, dernier reste de la féodalité (...) » (Talleyrand, l'un des principaux responsables du comité de salut public, 1791)

On dirait qu'il existe en France six cent mille français qui ignorent absolument la langue de leur nation (…) il n'appartient qu'à elle [la langue française] de devenir universelle (...) » (Barrère, Rapport au comité de salut public, (ou déclaration au nom du comité salut public), 27 janvier 1794)

« La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part et qui n'est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial . Je n'avance rien d'exagéré » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831)

« Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l'homme sauvage. Le paysan y est d'une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d'Hottentots(...) En général, les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois. » (Malte Brun, 1831)

« Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne ! » (le sous-préfet de Morlaix, Discours aux instituteurs du Finistère, 1845)

.) que les Bretons nous parlent de leur Bretagne, les Provençaux de leur Provence. Cela du moins jusqu'au jour rêvé - hélas, encore lointain- au jour rêvé du retour à l'âge d'or où toutes les forces collectives se seront fondues dans une grande patrie, où la langue française aura conquis le monde. » (Émile ZOLA, Discours électoral, 1892)

« Ils vivaient dans leur langue pataude et leurs vêtements grossiers comme des espèces de bas bretons. » (Raymond Cartier, Les 19 Europes, Plon, Les 19 Europes, Plon, 1960)

« Vous invoquez l'exemple québécois. Mais à quel titre ? Est-ce qu'on vous empêche, vous, de parler français ? » (réponse aux pétitions «Ar Vrezhoneg er skol» après que De Gaulle se s'est écrié « Vive le Québec libre ! » à Montréal, 1967)

« Monsieur Lang ayant créé un Capes de patois breton, pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver, comme on dit de nos jours. » (Jean Dutourd, France-Soir Magazine, Novembre 1985)





Bernard LAVILLIERS
ARRET SUR IMAGE


Le 17 Septembre 2020 par MR TINKERTRAIN


Je ne suis pas spécialiste du bonhomme, mais mettre 2/5 à l'album, c'est du foutage de gueule, ne serait-ce que pour la variété musicale. De plus, certaines chansons déjà citées sont de purs moments de bonheur. Ecouter "La dernière femme" après une rupture difficile, ça laisse des traces. Ca vaut 3 ou 4/5. Comme je respecte le mec !





FONTAINES D.C.
A HERO'S DEATH


Le 17 Septembre 2020 par JOVIAL


Autant j'avais bien accroché au premier, autant celui-ci m'ennuie un peu. Passé quinze minutes, on s'enfonce dans une sorte de mélasse un peu lourde, avec des compos bien ficelées certes mais presque indolentes. Trop mou pour moi en tout cas, pas du tout ce que j'attendais aussi peut-être.





L7
BRICKS ARE HEAVY


Le 16 Septembre 2020 par SEIJITSU

Oui mais non.

Ce n'est pas parce que les L7 rentrent également dans la catégorie du punk (tout comme Mudhoney par ailleurs), qu'il faut leur enlever l'étiquette grunge. Dès leur premier album, les riffs sont bien trop hard rock et metal pour enfermer ces nanas dans le punk rock (qui conchiait le milieu metal et hardos dans les 80s pour rappel). Elles jouent sur les deux tableaux et c'est un des aspects intéressants de leur musique. Et cette hybridation entre plusieurs styles (metal, hard rock, punk, noise) est ce qui fait la caractéristique de ce sous genre bordélique, certes, mais qui trouve un sens quand on le remet dans son contexte (c'est clairement une musique qui s'oppose à la new wave commerciale et au glam metal des années 1980).

@PILGRIMWEN : Pretend We're Dead est un peu un ovni dans leur carrière car elles ont rarement fait de titre aussi fédérateur que celui-ci (il y a bien American Society sur le précédent disque mais bon, il manque le son aguicheur de Butch Vig).
Hungry For Stink est effectivement à écouter. Un de leurs meilleurs disques (peut-être plus accessible que Smell The Magic). C'est également sur celui-ci qu'on trouve Fuel My Fire que Prodigy a repris sur son Fat of the Land.





L7
BRICKS ARE HEAVY


Le 16 Septembre 2020 par ARTHOFZAFT

Hello.
Si vous avez aimé les L7, penchez-vous surtout sur ce qu'elles ont produit un peu plus tard, entre 1994 et 1996. Les albums "Hungry For Stink" et "The Beauty Process: Triple Platinum" sont excellents. Voire meilleurs. Toujours aussi sauvages, mais les chansons sont mélodiques et mieux foutues. L'étiquette grunge (qui par ailleurs n'a jamais reflété leur musique) serait ici ridicule...





GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 16 Septembre 2020 par JIP


C'est sûr, s'il avait dit "vous refusez le progrès comme une tribu de Papous arriérés", le chef... mais bon, il sait choisir ses mots, il aurait pu dire "comme une bande de ploucs", ça aurait pas porté trop à conséquence.
Débat loin d'être inintéressant car, comme le dit l'ancien, la France est en train de se prendre un sacré coup de boomerang en retour, tant et si bien qu'en banlieue on se demande encore si la guerre d'Algérie (ou autres) est bien finie. Et ce n'est qu'un début.
Vous avez déjà lu le programme d'Histoire de l'EN algérienne ? On n'en parle jamais, mais ça vaut le coup d'oeil. Et puis, ils mettent le paquet, ça permet de montrer du doigt l'ancien colonisateur responsable de tout, en évitant le débat sur la corruption, l'incompétence. Même chose en Afrique noire. Le problème, c'est que les mecs y viennent remontés comme des pendules chez nous. Mais la France a une très grande responsabilité dans tout ça, aussi. Donc, le débat sur son attitude est loin d'être dépassé, il est même très actuel, je trouve. On n'est pas dans la merde !
Et puisque c'est le jour des citations : «Nous vous demandons de faire connaître, avant le 8 janvier au syndicat betteravier, vos besoins en main d'oeuvre. Préciser la catégorie : Bretons, Italiens, Espagnols, Portugais, Marocains... » (L'agriculteur de l'Aisne, 4/1/1969)
« La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent. » (Albert Dalimier, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale (et futur ministre de la Justice), discours à Tréboul, 11 septembre 1932).
Pour infos, il y en a des dizaines comme celles-ci !





FIXED UP
VITAL HOURS


Le 16 Septembre 2020 par SOULEYMANE

Inconnu au bataillon ,trop jeune, du rock puissant incroyablement bon.





GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 16 Septembre 2020 par PIERRE-YVES

Marrant, je suis en train d'écouter les infos, Macron et "la france des lumières" (électrique et rémunératrice pour les actionnaires !), les leçons du pays autoproclamé des droits de l'homme à la Chine. Tous les jours, l'arrogance et l'hypocrisie française s'étalent devant nos yeux... contre les Amiches, cette fois-ci, cette communauté certes austère, mais pacifique. Il faut dire qu'ils ont le tort d'être blancs et chrétiens et américains : ils cochent toutes les mauvaises cases. A gerber.
Mon père m'a raconté que dans les années 70, la langue bretonne avait droit à une minute par semaine à la télé. Et que le ministre Peyreffite avait dit : "« Pour être comprise par tout le monde, l'émission en langue bretonne sera désormais en Français. » Quelle imbécilité ! Merci à G BOrn pour son témoignage émouvant.





GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 15 Septembre 2020 par PILGRIMWEN

Peut-être grand barde, par contre un père absent pour sa propre famille. De ce que j'ai compris, de la part d'un proche en relation avec l'un des enfants Glenmor, le grand barde n'est pas exempt de défauts... Derrière chaque artiste se cache une femme ou un homme, c'est-à-dire une personne faillible...

Quant à la Bretagne et ses bretons, ce débat me paraît désormais stérile. Oui, en dehors du littoral, des grandes villes ou de la "métropole" rennaise, ce n'est pas terres d’opulence, de richesses... matérielles. Par contre, il y a une fierté, des racines celtes. Un héritage commun.

Lorsque j'étais enfant, il était de bon ton pour les bretons des villes, du littoral, de cracher sur les bouseux-les ploucs du Centre-Bretagne. De s'étonner que les ploucs aient l'électricité, l'eau courante, le téléphone, la télévision... Ce roman perdure, et alors ? Comme disait si bien un certain Clint Eastwood : "les avis, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a un". Vivons pleinement, au lieu de ressasser inlassablement ces aigreurs...





L7
BRICKS ARE HEAVY


Le 15 Septembre 2020 par PILGRIMWEN

Je suis toujours surpris à l'écoute de "Bricks Are Heavy" puisque, en dehors du tube "Pretend We're Dead", le reste est foncièrement Rock. Un Rock brut, dur, difficilement abordable pour l'auditeur qui se sera laissé charmer par le fameux tube précédemment cité. C'est le grand risque d'un tel album !

Je m'interroge sur la cible fixée par L7 et les industriels : le grand public ou les initiés ? A travers "Pretend We're Dead", j'ai tendance à répondre "le grand public" tandis qu'à travers le reste de l'opus, je réponds plutôt la horde d'initiés Grunge. D'ailleurs, en poussant un brin la réflexion, L7 n'a reçu qu'un succès d'estime. Avec du recul, bien entendu. Seuls désormais les initiés citent L7.

Particulier comme album...





SERGE GAINSBOURG
LOVE ON THE BEAT


Le 15 Septembre 2020 par DIVERS GAUCHE


avec gainsbourg j'ai tjs le même probleme. les musiques sont bien, mais dés qu'il l'ouvre c'est fini je zappe.





ELECTRIC SUN
FIRE WIND


Le 14 Septembre 2020 par LEO


Contrairement à CLANSMAN57, je tiens Fire Wind en très haute estime et le trouve tout aussi réussi que son prédécesseur, l'excellent Earthquake. juste que le style est légèrement différent cette fois-ci vu que le trio a mis un peu plus l'accent sur l'aspect 'hard' ou 'chanson' selon les cas et un peu moins sur le côté 'cosmique' largement présent sur le premier album. sinon, pour moi ça se vaut.
C'est sur que pour les allergiques à la voix d'Uli Roth, la pilule sera plus dure à avaler car on l'entend beaucoup plus que sur l'album précédent mais perso cela ne me gène pas. cela fait fort longtemps que j'y suis habitué.
Les titres les plus rentre-dedans sont "Cast Away Your Chains" (par ailleurs très mélodieux), le groovy "Indian Dawn" (qui ne reprend pas du tout le riff de "Whole Lotta Love" comme le mentionne GEGERS mais s'inspire de celui de "Immigrant Song"), le morceau-titre "Fire Wind" au solo flamboyant, le Hendrixien "Just Another Rainbow" (que j'aurais bien vu sur Earthquake), et enfin sur la première et la troisième partie de la suite "Enola Gay (Hiroshima Today?)".
Pour le reste, "I'll Be Loving You Always" est une ballade Hendrixienne, "Prelude In Space Minor" est un intermède 'cosmique' d'1 minute et des brouettes, "Children Of The Sea" et "Chaplin And I" m'ont toujours fait penser à un genre de truc Dylanien à la sauce Roth, donc au final comme du Hendrix qui fait une reprise de Dylan mais comme je ne suis pas amateur de Robert Zimmerman je dois surement être complètement à côté de la plaque.
Pour terminer, on a le titre de 10 minutes "Enola Gay (Hiroshima Today?)" divisé en quatre sections distinctes. "Enola Gay" plus proche d'un 'hard' Hendrixien, "Tune Of Japan" instrumental plus calme avec sa guitare en son clair, suivi de "Attack" qui porte bien son nom et qui évoque fort bien un raid aérien et un bombardement. enfin, "Lament" reprend en partie la mélodie présente dans "Tune Of Japan" mais d'une manière plaintive et avec un son distordu.
Moi je l'aime beaucoup ce second 33 tours d'ELECTRIC SUN. c'est certain, avec la voix particulière et proéminente d'Uli, ce n'est pas fait pour toutes les oreilles mais néanmoins même pour les réfractaires, cet album regorge de soli attractifs et rien que sur ce plan, il mérite au moins 4 à 5 étoiles.
J'ai aussi le souvenir d'avoir pu assister à un concert inoubliable du trio, au tout début de l'année 81, juste après la parution de Fire Wind, et cela aussi compte dans ma note.





KRAFTWERK
COMPUTERWELT


Le 14 Septembre 2020 par BORIS LE BORGNE


Peut-être le plus addictif de tous les Kraftwerk, à défaut d'être le plus tragique...





GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 14 Septembre 2020 par G. BORN

« La France, l'un des pays les moins patriotiques (si ce n'est LE) du monde. Constamment dans l'auto-dénigrement et l'auto-flagellation (à tort ou à raison). C'est peut-être aussi ça qui explique son inexorable déclin. »
Evidemment, puisqu'elle s'est construite depuis le bassin parisien par l'expansionnisme forcené des rois francs et de leurs descendants, donc la république n'est que la continuité historique. C'est une construction tellement artificielle qu'il a fallu l'imposer par les armes et toute une série de mesures coercitives, d'où ce « mésamour » qui a de réelles racines ! A quand un examen de conscience, ou le Français est-il trop orgueilleux pour se soumettre à cet exercice ?
Au XVIème siècle, la Bretagne « estait Perou pour le France » : c'était un des Etats les plus riches et modernes de l'Europe, enrichi en particulier par le commerce maritime des toiles : il suffit de voir les enclos paroissiaux bas-bretons pour se rendre compte de cette réalité : ils sont le reflet d'une société riche et prospère s'il en est ! Les voiles de l'Invincible Armada avaient ainsi été produites en Bretagne, qui était au centre du commerce maritime entre la péninsule ibérique et les Pays-Bas. D'ailleurs, certains artistes hollandais ont participé à l'élévation de ces fameux enclos-paroissiaux : la Bretagne était alors « ouverte sur le monde », pour reprendre un slogan très actuel ! Anne de Bretagne, quoique boiteuse et contrefaite, était peut-être mignonnette, mais je ne crois pas que ce soit cela qui ait provoqué les appétits de Maximilien d'Autriche, à qui elle a failli être mariée, et surtout celui de deux rois de France successifs. « 'Y avait d' la maille à s' faire », pour reprendre une expression que tout le monde comprendra.
L'impérialisme français, surtout sous Louis XIV puis Napoléon (guerres et blocus successifs) a fermé à la Bretagne toutes les routes maritimes qui avaient fait sa richesse et a provoqué sa ruine ! En 1850, c'était devenu une région misérable et sous développée. Donc exil d'une partie de la population ! La faute à qui tu dis, mon gars ? On en revient toujours au même problème : à partir du moment où la Bretagne est entrée dans l'orbite française, elle est devenue cette « région excentrée pauvre, vivant chichement de la culture du seigle et du sarrasin », telle qu'on me la présentait dans mes livres de géo' quand j'étais gamin, avec cette nuance misérabiliste, paternaliste et coloniale, qui rajoutait « que nous étions courageux, mais que nous avions encore des progrès à faire en ce qui concernait la propreté » (véridique : j'ai encore cet ouvrage chez moi!!!) : nous étions des « nègres blancs », ni plus ni moins. La colonie ! Bretagne = colonie ! Bécassine et Banania, je le répète ! Et qu'allions-nous croire d'autre, puisqu'on ne nous enseignait ni notre Histoire, ni notre langue qui crevait à petit feu ?
Enfin, pour terminer, parce que ça va bien comme cela : souvent est fait référence à la Collaboration, aux nazis, lorsqu'on parle de la Bretagne. Que les choses soient claires. J'ai 80 ans et des brouettes et je vais bientôt quitter ce monde pour l'autre, alors que vais le dire ici, je ne l'ai jamais dit, même pas à mes enfants : les seuls rapports que j'ai eus durant toute ma vie avec les méthodes des SS sont lorsque j'ai été amené à pratiquer la torture dans le régiment para' auquel j'appartenais au nom de la République Française, au sein de ses forces armées, l'Armée Française, alors que le ministre de l'Intérieur s'appelait François Mitterrand, décoré de la Francisque par le maréchal Pétain, contre des compatriotes de surcroît, puisque l'Algérie était alors un département français. En 2020, j'en rêve encore la nuit et je crois bien que c'est l'Enfer qui m'attend de l'autre côté, si je m'en tiens aux valeurs progressistes avant l'heure qui m'avaient été transmises par mes parents ou les fameux "curés bretons" tant vilipendés ! Voilà pour vous les jeunes. Cet aveu sera mon cadeau d'adieu. Vous comprendrez que jamais je ne dirais « Vive la France », ni n'entamerai « la marseillaise », même pas en breton ! Bonne chance surtout, parce que nos anciens colonisés sont de retour, jeunes et nombreux, et connaissent cette réalité qui leur est désormais enseignée chez eux. Je suis très pessimiste pour l'avenir. Mais cela n'est désormais plus mon affaire, ce sera la vôtre ! Kenavo et bonne chance à vous. Sincèrement. Merci à FORCES PARALLELES d'avoir accepté de publier les paroles d'un ancien qui a un peu dévié, mais pas tellement puisque c'est le contexte qui a permis à un GLENMOR de germer... et de dire certaines vérités ! Encore merci à vous pour votre ouverture d'esprit et votre tolérance. Bonne continuation, et sans rancune à mes contradicteurs.





Pat MARTINO
REMEMBER - A TRIBUTE TO WES MONTGOMERY


Le 14 Septembre 2020 par LE MERLE MOQUEUR


Alors convaincu que nous avons à faire à un très grand guitariste ?
Bien sûr, il n'y a pas photo, mais toujours des pochettes surprise avec de l' élixir musical à la clé... de sol vers le firmament.





GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 14 Septembre 2020 par G. BORN

J'ai honte.
Finalement, les mentalités bretonnes changent peu. L'ignorance de leur histoire est toujours aussi prégnante dans la jeunesse, abrutie, il est vrai, par l'environnement toxique des années 2020 (règne de la pornographie et des loisirs, de l'individualisme et de l'abrutissement des masses par des moyens toujours plus divers et variés) : tout est fait pour empêcher les jeunes de réfléchir et de réellement s'informer.
Première chose : j'ai décrit ma réalité. Vous croyez, vous, que des paysans et des ouvriers choisissent la lutte armée par plaisir ? Les résultats de cette révolte ? L'Etat tout puissant a été contraint à des concessions, tant au point de vue économique que culturel.
Mais les principaux résultats, ne vous leurrez pas, ce sont des Bretons qui les ont obtenus (CELIB, Diwan...). Si l'on prend le cas Diwan, justement, association privée créée en 1978. Toujours à l'heure actuelle, lorsqu'une école s'ouvre dans une commune, comme par miracle, l'Education Nationale propose la création d'une filière bilingue. Vous comprenez, ou vous voulez un dessin ? Et mille autres coups de vache de ce style. L' Etat français ne peut plus se comporter comme lors « du bon vieux temps des colonies », il est contraint par des traités internationaux. Il agit donc différemment, avec d'autres méthodes, mais toujours impulsées par l'idéologie assimilatrice et jacobine qui l'animait dès Jules Ferry. Et quand il fait des concessions, sous la pression, ce ne sont que des miettes, comme la fameuse (fumeuse) Charte culturelle de 1977 accordée par Giscard, sous la pression du FLB. Des miettes. L'Etat marque à la culotte la Bretagne, la Corse ou le pays Basque, L'alsace. Tiens, parlons-en de l'Alsace, qui vient d'être officiellement et administrativement effacée il y a peu... de la Bretagne aux 4 départements, du peuple basque séparé entre deux états.
Alors certes, la situation n'est plus comparable. On est plus « libre » (hum...). Mais ce qui me désole, c'est de constater que de jeunes « Bretons » ont oublié comment ces acquis avaient été arrachés, et à quel prix surtout. Mais enfin, nul n'est prophète en son pays, comme dit l'évangile. Comme l'indique la chronique du disque, Glenmor se faisait casser la gueule par de bons Bretons intoxiqués par la propagande officielle. En 2020, à première vue, la relève est encore là, gant ar vezh ruz.
Le problème, c'est que beaucoup de ces Bretons-là sont employés par la fonction publique. Donc partagés entre deux loyautés. Ne dit-on pas que l'on ne mort pas la main qui vous nourrit : Bevet ar republik, a bourchas dimp bara ha kig ! Même chose pour tous ces artistes qui vivent sous le statut d'intermittent, donc dépendant financièrement de l'Etat. Suite au décès de Louise Ebrel (non intermittente), j'ai écouté une interview de Loran (ex-BERUS, RAMONEURS DE MENHIRS) qui indiquait avoir toujours refusé ce statut. On pense ce qu'on veut de lui, de ses avis, de sa musique (ce n'est pas ma tasse de kafe du)... mais, respect, le gars a tout compris. Ne pas s'imposer de chaines.
Finalement, les choses ont peu changé. Ha, au fait, je préfère traduire "vive la république, qui nous fournit viande et pain !". Quant aux propos de Mormegil, Hopala ! Il nous parle de danses, de Marches de Bretagne, de Nazis (évidemment !), de Du Guesclin (que je n'ai pas connu malgré mon grand âge !), de mégalithes (présents jusqu'en Afrique). Oui, je crois qu'il a craqué. N'eus forzh petra ! N'importe quoi. A quand les Nazis dansant la gavotte la nuit autour des dolmen de Roknia (Algérie) ? Après une telle enfilade de clichés et arrivé à l'âge "canonix" de 81 ans, je me dis, à la lecture de tels propos que, contrairement à ce qu'il dit, mon militantisme est loin d'être un combat d'arrière-garde (quelle garde d'ailleurs ?).
Attiré par Glenmor, je me suis trouvé sur cet excellent site, qui évoque des artistes divers et variés, mais surtout, si je comprends bien, du Rock. Je croyais que c'était la musique de la révolte, de l'anticonformisme, c'est comme ça qu'on nous l'avait vendue en tout cas.
Je suis dépité ! Je vais me remettre un petit BACH, tiens (très bonnes chroniques, au passage). Ha, saperlipopette, c'est un Allemand ! Je me suis vendu ! Encore un Breiz Atao cryptonazi et germanophile !
Salutations !





GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 14 Septembre 2020 par POLéMIQUE VICTOR

La France, l'un des pays les moins patriotiques (si ce n'est LE) du monde... Constamment dans l'auto-dénigrement et l'auto-flagellation (à tort ou à raison)... C'est peut-être aussi ça qui explique son inexorable déclin.
La décentralisation et la régionalisation du pays étant encouragées par l'UE, j'y suis naturellement opposé.





SLAYER
DIABOLUS IN MUSICA


Le 14 Septembre 2020 par CLANSMAN57


"Bitter Peace", "Death's Head", "Stain Of Mind", "Love To Hate", "Desire", "Scrum" et "Point" passent pas trop mal, c'est toujours le même constat.
7 chansons sur 12 sont assez réussies, "Wicked" étant la plus mauvaise du lot pour moi, suivie de "Overt Enemy" et "Perversions Of Pain", toutes deux assez poussives.

C'est en tout cas le Slayer que je préfère après "Seasons In The Abyss", bien que je m'en sois débarrassé.
La nostalgie entre certainement en scène puisque c'était mon premier contact avec ce groupe légendaire.

Je n'ai jamais écouté les deux derniers et je me souviens absolument plus du tout de "Christ Illusion".
Aucune envie d'y revenir par ailleurs.

"Diabolus In Musica" n'est pas un must-have, mais il peut contenter.
De plus, la pochette est marquante, voire dérangeante, et le titre sonne bien.






GLENMOR
LES TEMPS DE LA COLèRE


Le 13 Septembre 2020 par G.BORN

Tu es « Pourled », alors... Feu mon épouse l'était également, Cléguérec. Une femme de caractère. Elle me manque.
Marrant que tu évoques « Mémoires d'une paysan bas-breton », ce fameux coup d'édition des défuntes éditions An Here, dirigées par Martial Ménard... ancien du FLB et locataire des geôles françaises, amnistié en 81 par Mitterrand, décédé en 2016. Le succès de ce bouquin a permis de financer durant quelques années l'édition en langue bretonne, en particulier pour les écoles Diwan. Comme Jerry Lee Lewis qui faisait des disques de Rock pour pouvoir enregistrer des gospels... Il faut bien manger !
Tu évoques « les avantages et des bénéfices de l'enseignement du français en terres bretonnes sous la IIIe République, au premier d'entre eux arracher la Paysannerie des mains du Clergé et donc émanciper. ». Oui, c'est l'argument « noble » de la (IIIème) république, apporter la lumière universaliste aux sauvages que nous étions. Le même argument qui a servi de prétexte pour asservir et exploiter l'Algérie, l'Indochine, en passant le « Congo »... Le colonialisme dans toute sa splendeur. Banania et Bécassine ! Cette œuvre civilisatrice a surtout consister à briser et humilier les gosses que nous étions : « alors, madame, vous parlez la langue des poules et des oies ? »... de dispenser l'éducation minimale pour pourvoir comprendre les ordres des officiers qui nous commanderaient plus tard dans le Djebel, de pouvoir lire le mode d'emploi des machines des usines qui nous exploitaient, nous qui avions perdu les fermes de nos pères... de nous assimiler en nous faisant perdre nos racines. J'ai porté la « vache » à l'école de la république : le « symbole », qui était la « légion d'honneur » de l'enfant qui était surpris à parler la langue de son berceau et qui, pour s'en défaire, était amené à dénoncer un petit camarade qui avait, à son tour, commis une parole en breton, comme on s'oublie dans sa culotte. Le dernier « bénéficiaire » de la « vache », à la fin de la journée d'école, était puni après l'instituteur... Inutile de te dire les ravages psychologiques provoqués chez nous par la méthodes éducatives de la république, qui faisait, dans ses écoles, l'apologie de la délation entre camarades... dans la lignée des subtiles déclarations du ministre de l'éducation nationale Anatole de Monzie, qui en 1925, proclamait : « Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître... L’École laïque, pas plus que l’Église concordataire, ne saurait abriter des parlers concurrents d’une langue française dont le culte jaloux n’aura jamais assez d’autels. ». Pures paroles humanistes, totalement désintéressées et sans relents expansionnistes, et encore moins nationalistes... mais bien dans la lignée des méthodes pédagogiques de l'éducation coloniale dans ses colonies, comme je m'en suis rendu compte en Algérie quelques années plus tard.
Enfin, comme le disait ce sacré Pompidou, notre cher président, en 1972 : "Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l'Europe de son sceau ! ». Humanisme, respect de la différence et de la diversité, quant tu nous tiens ! « C'est que d'lamour », comme dirait l'autre !
J'ai été décoré pour ma "Participation aux opérations de sécurité et de maintien de l’ordre" en Algérie, justement. Je préfère ne pas raconter ce qui se cache derrière ces mots. Mon séjour là-bas m'a surtout fait comprendre que j'avais davantage de point communs avec un jeune fell' qu'avec un de ces connards de saint-cyriens racistes, nationalistes et imbus de leur personne comme il m'a été donné d'y fréquenter, et qui nous prenaient parfois pour de la merde. Mais, à l'époque, il ne fallait rien dire, c'était tabou, de peur de se faire traiter de Breiz Atao ! Une poignée d'années plus tard, c'est un certain Emile Le Scanve qui l'a dit pour moi, ou encore Xavier Grall, Youenn Gwernig, avec sa chanson "les derniers bougnoules", dont je te conseille l'écoute : c'est presque l'histoire de ma vie quand j'y réfléchi.
Voilà. C'est dommage qu'un jeune Breton comme toi ne connaisse pas tout cela. Mais bon, au moins il y a eu dialogue, grâce à Glenmor et à FORCES PARALLELES.







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