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SPOCKS BEARD
THE KINDNESS OF STRANGERS


Le 30 Janvier 2019 par MAGNU


C'est curieux, c'est le SP que je trouve le plus équilibré et celui vers lequel je retourne le plus volontiers car je ne les écoute plus que très occasionnellement, mais chaque fois avec plaisir (avec "Darkness" et "Snow"

Comme quoi les goûts et les couleurs...:)

En tout cas, merci pour toutes ces chroniques qui me font replonger vers des albums un peu oubliés





YES
UNION


Le 30 Janvier 2019 par MAGNU


Exact, Si on enlève 3 ou 4 titres vraiment superflus, on obtient un très bon album de Yes des années 80-90, que ce soient avec les titres version AWBH ou US avec Squire et Rabin.

Pour les avoir vu sur scène lors de cette tournée, je peux assurer qu'il y avait une vraie complicité entre eux(notamment entre Wakeman, Squire et Rabin)

Je n'ai jamais compris pourquoi le dénigrement de cet album, ils ont largement fait mieux en version catastrophe après.

C'est à mon avis avec "Talk" le dernier Yes écoutable.

Un bon 3 sur 5





TAMINO
AMIR


Le 29 Janvier 2019 par MR LARSEN


Forces Parallèles parvient toujours à me faire découvrir de nouveaux artistes singuliers ; cette fois-ci, c'est sur l'incroyable TAMINO que se pose mon dévolu. Cet artiste rappelle fortement Jeff BUCKLEY de par sa voix octavée et sincère, mais aussi la noirceur d'un RADIOHEAD, voire d'un MUSE (période "Showbiz"). Se dégage finalement de ce "Amir" une grande sensibilité, un onirisme séduisant qui fait qu'au final, on se sent bien. Avec une forte envie d'y revenir. C'est peut-être ça, la force des grands artistes. TAMINO est de cette trempe-là, assurément.





YES
LIVE AT THE APOLLO


Le 29 Janvier 2019 par KORAMA


Si on ne devait noter que la prestation des musiciens, ce serait un 5/5. Dingue comme les gars ont encore la pèche, comme Anderson maitrise toujours autant sa voix, comme Rabin dépote à la guitare. Mais putain de bordel de merde, ces overdubs de public, c'est juste pas possible. On entend que ça au point ou parfois ça gène l'écoute des instruments !!!! Et c'est pire en video. Vraiment vraiment dommage :(





Georges BRASSENS
LA MAUVAISE RéPUTATION


Le 29 Janvier 2019 par CLANSMAN57


En voilà un artiste fascinant!
Son architecture verbale est d'une qualité rare, sans jamais tomber dans le vocabulaire inutilement compliqué, ustensile de l'écrivain frustré.
Excellent choix des mots, parfait agencement.
Et pourtant, ce n'est pas un jeu d'enfant que de pouvoir s'exprimer simplement tout en restant poétique, acerbe et soi-même.
Un sens de la rime qui s'incruste dans le cortex rapidement, une diction exemplaire... Il est presque inutile d'écouter ces chansons avec les paroles sous les yeux.

"Je suis contre les chansons orchestrées. Quand il y a trop de musiciens derrière, on n'entend plus le texte, la voix.
Et puis, quand tu chantes une chanson à un copain, il n'y a pas quarante violons cachés dans le placard".

Georges Brassens, c'est un sommet du minimalisme.
Aux artistes français de nos jours, on pourrait crier: "Gare au gorille!!!".








The BEATLES
THE BEATLES


Le 29 Janvier 2019 par BEATLENNON30


George Martin disait qu'il aurait été mieux si il avait été condensé, moi au contraire je crois que c'est ce côté bien fourré qui fait toute sa richesse malgré quelques faiblesses quand même (Revolution 9, Wild Honey Pie), cette sécheresse sonore le démarque des autres albums des Fab Four, en tout cas pour moi c'est Mccartney qui mène encore les rênes ici alternant mélodies folkloriques (Rocky Racoon, Honey Pie) et morceaux entraînants tel le foudroyant (Helter Skelter), Lennon de son côté alterne aussi quelques classiques (Julia, Sexy Sadie, Revolution 1..) George le satirique (Savoy Truffle) et le magnifique (While My Guitar Gently Weeps) mais quel solo ! Ringo trouve sa voix dans le country (Don't Pass Me By). Bref, l'album qui alterne toutes les facettes des Fab.





The SMASHING PUMPKINS
ROTTEN APPLES


Le 29 Janvier 2019 par RICHARD

" Soot and Stars" sans doute l'un des plus beaux titres des citrouilles. C'est aussi ce côté que j'aime chez le petit Billy.
Près de 7 minutes de mélancolie, si simple et si forte. Parfait pour regarder la pluie tomber derrière un carreau un jour de dimanche maussade.





David BOWIE
EARTHLING


Le 29 Janvier 2019 par NONO


Même si notre Bowie n'est jamais très faciles d'accès, je trouve que pour le coup, cet album est BEAUCOUP TROP barré !
Non pas que le skeud soit exempt d'idées intéressantes (7 years in Tibet ou Looking for Satellites ou I'm afraid of Americans sont assez bonnes au demeurant). Mais putain... cette production, non d'un chien !! ARRGGHHH !!! Ces rythmes endiablés technoides qui gâchent tout! Battle for Britain, Telling lies ou The Last Thing You Should Do par exemple sont tout bonnement inaudibles, surtout à cause de cette espèce de production speed stressante.
Vraiment je n'aime pas du tout, désolé. Le type-même d'album intéressant, mais gâché jusqu'au trognon par une production atroce. Je pense que je préfère même "Tonight", tiens.





Matthieu Chedid -M-
LETTRE INFINIE


Le 29 Janvier 2019 par BORAHKRETH

Juste une petite remarque (j'imagine que c'est une faute d'inattention ahah) : un virage à 360°, ça n'est pas un virage !





DJ KHEOPS
SAD HILL


Le 28 Janvier 2019 par LOUVOIR


Inutile de dire l'énorme baffe qu'a été cet album pour moi à sa découverte. Les plus grands rappeurs français de l'époque réunis sur l'album d'un DJ toujours irréprochable, qu'est-ce qui pouvait mal se passer!
Et le résultat est là : aucun morceau faible. La diversité des intervenant garanti l'absence d'ennui, la qualité des musiques et des arrangements fait le reste!
Un indispensable de cette époque dorée.





SIMPLE MINDS
STREET FIGHTING YEARS


Le 27 Janvier 2019 par NONO


Hé bé !... j'avais failli abandonner la partie avec les Minds.... hormis quelques excellents tubes çà-et-là, et un album vraiment excellent dans son intégralité (New gold dream), un bon nombre de leurs autres albums m'ont refroidi (manque d'inspiration ou autre). Et bien donc, il y a peu j'ai écouté l'intégralité de l'album "Stree fighting year" avec beaucoup de préjugés (car Mandela Day me saoûle au plus haut point). Et là : miracle : j'ai adoré cet album avec ses références récurrentes à la musique irlandaise. Donc, cela me réconcilie avec le groupe que j'avais souvent trouvé surestimé avant.





Roger WATERS
RADIO KAOS


Le 27 Janvier 2019 par REALMEAN


Il est vrai que cet album est un peu à part dans la disco de Waters. Très pop, avec des titres qui traînent en longueur sur la première moitié, et une sonorité aseptisée bien que très (trop) moderne comme l'était celle du "Pros and Cons". Mais si la forme change, sur le fond, les atouts (et atours) apocalyptiques du ténébreux Roger sont toujours éloquents. Lorsque j'écoute cet album, je le redécouvre un peu à la manière de son prédécesseur : d'abord, agaçant, et finalement, quasiment incontournable. Et puis, à la différence du leitmotiv conceptuel de "Pros and Cons", je suis resté attaché au morse de "Radio KAOS", et aux échanges entre Jim et Billy. L'ambiance est prégnante, et totalement homogène du début à la fin. Les démêlés de Waters avec Pink Floyd ont certainement plombé la réceptivité accordée à son parcours en solo; même s'il n'est pas possible de récuser le recyclage, presque systématique, dont l'ex-patron du Floyd a fait usage. Jusque dans l'imagerie adoptée pour illustrer sa musique : tour à tour insolite / symbolique (la jeune femme nue de "Pros and Cons", le singe de "Amused to Death") et minimaliste à la redondance évidente - le code morse de "Radio Kaos" et les ratures de "ITTLWRW". Y'aura-t-il une suite à ce dernier ? Je serais curieux d'en découvrir le covert art, presque autant que la musique.

PS: avez-vous décodé le morse de ce front cover, justement ? Le codage est bien réel sur les 4 premières lignes, quoique sans surprise : R/O/G/E/R W/A/T/E/R/S R/A/D/I/O/ K/A/O/S. La suite est plus obscure !...





PIXIES
DOOLITTLE


Le 27 Janvier 2019 par ARTOFZAFT


Doolitle c'est un album des Pixies. Doolitle c'est en 1989 que ça se passe. J'avais 20 ans. On se promenait dans la rue sans se faire gratter la tête par des millions d'ondes et on marchait encore vers ce qu'on découvrait tous seuls, ou entre potes vrais. Je venais de me payer "Isn't Anything" de My Bloody Valentine et j'aimais bien, mais je trouvais qu'il manquait un petit quelque chose, que le bruit était contenu et parfois vain, sans la sauvagerie qui va bien avec. Je lisais les Inrocks à l'époque, c'était un bimestriel, et les interviews donnaient envie d'acheter des disques. Les photos aussi étaient jolies. Voilà pourquoi My Bloody Valentine (et aussi Stone Roses, House of Love...des trucs que j'écoute encore de temps à autres, avec plaisir.) J'avais jamais entendu parler des Pixies.
Un matin, je sortais de la station service où j'achetais mes bières quand deux potes hilares, au volant d'une Toyota rouge des années 70, stoppent à ma hauteur et m'ordonnent de monter (la porte arrière était déjà ouverte, comme dans les films). Etant donné que la Fac c'était juste une blague pour moi, je me suis pas fait prié et j'ai grimpé. Et v'là qu'on fonce vers l'autoroute et le type qui conduit vire la cassette des Stranglers pour balancer un truc qui démarre façon basse guitare batterie et son co-pilote passe le pliff en même temps qu'il me dit qu'on roule vers la Hollande et il m'envoie un clin d'oeil et je rigole et je suis super content.
Le premier morceau passe à toute blinde. Je tire sur le joint. J'ai les enceintes derrière la tête. Je suis bien bien bien. Le deuxième morceau démarre et ça faiblit pas, c'est tout le contraire même. Je bouge les pieds et la tête. Devant ça cause mais j'entends rien. Tiens, une nana qui fait dans les choeurs, j'adore... Et c'est fini. Numéro trois. Toujours cette basse qui dégomme et ce rythme léger, fin, speed. Le chanteur est fantastique je me dis. Pas un gueulard. Un type qui joue avec sa voix. Un chat. On est sur l'autoroute, il pleut, y'a de la buée plein les vitres, et je suis dans une bulle. Si je ferme les yeux je vois une scène, des gens qui sautent, des types comme moi, et des filles pas maquillées, juste sapées tout en noir, et qui dansent dans un grand nuage de fumée bleue. "I Bleed" démarre et je profite d'une baisse subtile du niveau sonore pour demander devant "c'est quoi qu'on écoute bordel?!!!" Laurent, le co-pilote, roule un joint et il dit Pixies. J'enregistre. Je fais le lien. J'ai lu des trucs sur les Pixies, mais je croyais que c'était un groupe pop, genre les Sundays, je sais plus trop pourquoi. Sur "Here comes your Man" je décolle vraiment, vu que maintenant je sais ce que j'écoute, ça m'aide à me concentrer. Et là ça me rend dingue. Une claque. Je pourrais l'écouter en boucle jusqu'à Maastricht, je me dis. Je pourrais aussi l'écouter avec mes copines, tout seul, en bossant, saoul, déprimé, joyeux, tout le temps. Aujourd'hui encore, c'est une de mes chansons préférées, tous styles confondus. C'est "Dead" qui suit. Bordel, c'est pas croyable cet album qui monte, monte, monte, grimpe, dense comme un kilo de mercure, qui ne laisse aucun moment pour respirer. C'est rare les albums qui démarrent aussi fort. Très rare. Je cherche dans ma pauvre culture musicale de l'époque et je ne trouve que le premier Clash. Mais musicalement ça n'a rien à voir. Musicalement, c'est frais. C'est pur. Fun. Jeune. Intelligent. Mélodique. Entrainant. Energisant. Aérien. Original. Puissant. Avenant. Drôle. Méchant. Moderne. Punk. Mélodique. Pop. Fou. Fantastique.
La route vers la Hollande c'est un feu d'artifice. Headbanging sur "Crackity Jones", backseat dance sur "La La Love You", Air Guitar sur N°13 Baby et la fin de l'album dans une descente drogue douce façon planeur sans pilote. Un petit coup de stress à la douane, mais on avait déjà changé de musique depuis longtemps, on écoutait "Technique" de New Order et l'ambiance avait viré parano dans la caisse... Arrivés en Hollande on s'est farci plein de Bob Marley mais on avait la tête à rire et presqu'on on a aimé le reggae.
Après ce super trip, j'ai écouté "Come on Pilgrim" et "Surfer Rosa" et je débandais pas. Les Pixies c'était le plus grand groupe de Rock'n Roll du monde. Pis un soir un pote est rentré du festival de Reading où il avait vu un groupe pas mal, genre Pixies... Nirvana ils s'appelaient. Sur le moment j'ai pas fait gaffe, vu que le pote en question était pas plus enthousiaste que ça et qu'il avait généralement bon goût. Et puis la vague a déferlé. Et y'en avait plus que pour Nevermind... vous vous souvenez? L'engouement, tout ça. Moi ça m'a gonflé. J'ai continué à écouter les Pixies. Et la suite m'a donné raison j'ai tendance à penser.





FISH
VIGIL IN A WILDERNESS OF MIRRORS


Le 26 Janvier 2019 par CLANSMAN57


Je suis de l'avis de Marco et Fugazizipanpan.
Je n'aime pas "Big Wedge", très Collins, c'est vrai.
Après l'excellente ouverture "Vigil", ça fait un peu tâche.

"Clutching At Straws" est pour moi le seul Marillion de l'ère Fish qui passe relativement bien l'épreuve du temps.
Ce qui n'enlève rien aux qualités des précédents, bien entendu.
Dommage qu'en terme de son, Fish fasse un bond en arrière avec ce premier opus, c'est effectivement assez daté.

Un bon disque dans l'ensemble, malgré un son qui ne me convient pas du tout.







The BEATLES
PLEASE, PLEASE ME


Le 26 Janvier 2019 par BEATLENNON30


Plusieurs finaliseront leur ménage du printemps, d'autres concluront une affaire importante, certains enfin effectueront une excursion familiale en dehors de la ville. Les Beatles, en à peine trois sessions totalisant 9 heures 45 minutes, ont quant à eux réalisé leur premier album, « Please Please Me », le 11 février 1963, aux studios EMI d'Abbey Road. George Martin, leur producteur, a voulu recréer sur disque le matériel que le groupe joue alors sur scène. On est encore loin des cinq mois de gestation intensive de « Sgt Pepper's », en 1967.

Le premier disque nécessite 14 chansons, selon les standards de la maison Parlophone. Quatre titres ont déjà été enregistrés, dont « Love Me Do », classé 17e dans les charts britanniques, et « Please Please Me », selon plusieurs, leur premier numéro un. Si la première composition porte la marque de McCartney, la seconde est signée John Lennon. Paul devait toutefois préciser, dans une entrevue post Beatles, que John envisageait sa chanson comme une complainte à la Roy Orbison. Il en avait alors fredonné les premières mesures sur le ton langoureux du célèbre chanteur américain. Le bassiste gaucher devait toutefois en accélérer le tempo, comme il le fera également plus tard avec « Help ! » et « Revolution », deux autres classiques de son complice.

Les faces « B » respectives des deux premiers tubes des Beatles, soit « PS I Love You », toujours de McCartney, et « Ask Me Why », de Lennon, représentent les premières incursions sur disque des principaux compositeurs du groupe dans la ballade sentimentale bon teint. Du bon boulot, agréable et efficace, à défaut d'être transcendant.

« Please Please Me » est le premier de trois albums constitués chacun de huit compositions originales et de six reprises, les deux autres étant « With The Beatles » et « Beatles For Sale ». Le disque débute en chapeaux de roues avec l'électrisant « I Saw Her Standing There », de McCartney, d'après une idée de Lennon. « Un jour, a déjà révélé Paul, John est entré en studio en fredonnant « Well, she was just seventeen, was not a beauty queen...» J'ai trouvé le début intéressant, mais « was not a beauty queen » devait être changé », ajouta-t-il, non sans un sourire.

Dans sa dernière entrevue, Lennon affirmait de son côté que la chanson suivante, « Misery », pourtant si lennonienne par sa thématique d'écorché vif, avait été écrite conjointement avec Paul. Il entame ensuite la première des six reprises de l'album avec « Anna (Go To Him) », d'Arthur Alexander, l'une de ses idoles de jeunesse. Lyrique et envoûtant. Moins accrocheur, mais néanmoins sympathique, « Chains », du prolifique tandem formé par Carole King et Gerry Goffin, offre à George Harisson une première occasion de faire valoir ses talents de soliste.

C'est cependant sa prestation de « Do You Want To Know A Secret », de John Lennon, qui deviendra l'un des premiers titres fétiches associés au Beatle tranquille, le leader initial du groupe se voyant mal interpréter cette chanson inspirée de son enfance et de Walt Disney. Pour des motifs analogues, John confiera plus tard à George « I'm Happy Just To Dance With You », sur l'album « A Hard Day's Night ». La chanson aura sans doute été jugée trop platonique pour l'image de rocker provoquant que Lennon veut alors projeter. Les allures de bon garçon de George restent nettement plus compatibles.

Un autre bon garçon, Ringo Starr, fait également ses débuts de soliste avec « Boys», un bon petit rock endiablé, rempli de « Bop Bop She Wop » entonnés par Lennon et McCartney, tandis qu'Harisson donne un avant-goût des solos de guitare qui deviendront son image de marque.

Paul manifeste son penchant pour la romance un tantinet sirupeuse avec « A Taste Of Honey », de Scott et Marlowe (Il a toujours voulu enregistrer « Besame Mucho, mais a dû rencontrer une nette opposition. ») tandis que John donne la pleine mesure de son talent d'interprète avec la complainte frémissante et sensuelle « Baby, It's You », de Burt Bacharach.

« There's A Place », sans doute l'une des meilleures compositions originales de l'album, annonce déjà le Lennon introspectif et articulé qui atteindra une première maturité avec l'album « Rubber Soul », deux ans plus tard.

Ce dernier souffrant d'un bon rhume le jour de l'enregistrement, George Martin a sagement attendu la fin de la journée pour qu'il conclue l'album avec ce qui va devenir la reprise la plus célèbre du groupe : « Twist and Shout », de Bert Russell. Heureusement pour John, le titre est bouclé en une prise.

Si « Please Please Me » ne représente pas l'une des réussites les plus achevées des Beatles, il révèle déjà ce dont ils sont capables loin de l'hystérie collective sans cesse croissante qui accompagne leurs prestations sur scène. La spontanéité et la fraîcheur de leurs interprétations compensent ici très opportunément la complexité grandissante de leurs aeuvres à venir.





The BEATLES
MAGICAL MYSTERY TOUR


Le 26 Janvier 2019 par BEATLENNON30


On est en 1967, Les Beatles se lancent dans Magical mystery tour sous l'impulsion de Paul McCartney.

Il s'agit d'un film musical et psychédélique relatant les aventures d'un car et de ses passagers lancés dans un voyage à la destination inconnue. Le film, réalisé par les Beatles eux-mêmes, contient 6 nouvelles chansons.

La filiale d'EMI, a la bonne idée de créer un nouvel album en mettant les 6 chansons sur une face et les 5 autres titres sortis en single en 1967 sur l'autre face : c'est sous cette forme que "Magical Mystery Tour" est disponible aujourd'hui.

"I am the walrus"est une réussite incontestable : Lennon déverse des paroles "incompréhensibles" dans la plus pure tradition du nonsense anglais, le tout sur une rythmique implacable, renforcée par une des plus belles orchestrations jamais écrites par George Martin.

Mais à côté de ce nouveau coup de maître, se trouve également un instrumental comme "Flying", beaucoup plus banal et sans grande imagination.

"Magical mystery tour", la chanson qui ouvre l'album, tient parfaitement son rôle en invitant l'auditeur de manière dynamique à suivre les Beatles dans le voyage.

Vient ensuite une des plus belles ballades de Paul, "The fool on the hill", l'histoire d'un fou dont tout le monde se moque. McCartney livre également une chanson plus légère mais agréable, "Your mother should know".

Quant à George Harrison, sa contribution est le morceau "Blue Jay way", qui n'a pas une mélodie inoubliable mais dans laquelle l'utilisation conjointe d'un orgue, de l'écho et d'étranges chœurs créent une atmosphère trouble et prenante.

Sur la "face B", on trouve l'inoffensif et simplet "Hello goodbye" de McCartney et les morceaux de choix viennent ensuite : "Strawberry fields forever" et "Penny Lane". Ces deux titres ont été enregistrés à l'époque de Sgt. Pepper, fin 1966-début 1967, mais étant d'abord sortis en single, ils ne furent pas intégrés à l'album. différentes. "Penny Lane", de Paul, évoque la vie quotidienne de ce quartier de Liverpool de manière romancée et poétique. .

L'album se conclut avec "Baby you're a rich man", avec ce son de basse étonnant, et "All you need is love", "l'hymne" de l'été 1967 composé par John Lennon.

Même si l'album Magical mystery tour a été "assemblé" de manière un peu artificielle et n'a donc pas la cohérence de Sgt. Pepper’s, il présente néanmoins toutes les facettes des Beatles au sommet de leur période psychédélique.





The BEATLES
SGT. PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND


Le 26 Janvier 2019 par BEATLENNON30


Avec leur sens particulier du timing, les Beatles allaient lancer leur album le plus marquant, à défaut d'être le meilleur, en plein été de l'amour, après cinq mois de gestation. L'idée de départ de Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band avait germé dans l'esprit de Paul McCartney vers la fin 66. Les Fab Four venaient de mettre un point final aux tournées. Ils avaient choisi de ne plus se livrer à des parodies de leurs chansons sur fond d'hystérie collective. L'idée de créer un album entièrement original, sans contraintes et sous un autre nom que celui des Beatles, en avait inspiré le titre.

Ce projet en tête, McCartney téléphona à un John Lennon alors démotivé et en perte de vitesse. Le compositeur à lunettes s'était jusque-là taillé la part du lion dans la plupart des albums, avait publié deux recueils d'humour absurde, en plus de tourner pour Richard Lester, le réalisateur des films des Beatles. D'un disque à l'autre, McCartney gagnait cependant du terrain et Lennon, le leader initial, anticipait le jour où son partenaire lui ferait ombrage. Dans sa dernière entrevue, en 1980, l'auteur d'Imagine évoque avec amertume l'épisode Pepper comme s'il avait été victime d'un putsh.

Si donc pour la première fois, John Lennon enregistrait moins de titres que son collègue, il atteignait de nouveaux sommets, comme en témoignent des pièces aussi novatrices que Lucy In The Sky With Diamonds, Being For The Benefit Of Mr Kite ou A Day In The Life, dans laquelle McCartney avait inséré une courte mélodie. Le travail de patchwork de Lennon sur les autres morceaux de l'album s'avère par ailleurs déterminant.

Paul McCartney, épaulé par le producteur et arrangeur George Martin, demeure toutefois le principal maître d'œuvre de Sgt Pepper. Si cet album brille par une recherche formelle jusque-là inégalée, la richesse mélodique n'est pas toujours au rendez-vous. Nombreux lui préfèrent Revolver, paru l'année précédente, non sans raisons.

En effet, le laborieux Within You, Without You, de George Harrison, donne l'impression qu'un musicien termine sa toilette au rasoir électrique. Lennon avait déjà affirmé que When I'm Sixty-Four représentait à ses yeux ce que McCartney avait écrit de pire. Quant à Lovely Rita, on cherche en vain l'intérêt de la chanson, comme du personnage. Même Lennon ne nous épargne pas, avec Good Morning, Good Morning, inspiré d'une pub de Corn Flakes.

Conçu à l'origine comme un album ayant l'enfance pour thème, Sgt Pepper véhicule plutôt le concept de l'album-concept, qui allait être repris avec plus de justesse par Pink Floyd, Allan Parsons Project et la vague de rock psychédélique et progressif. À partir de la troisième chanson, affirmait Lennon, le concept de l'album s'était évaporé.

Si Sgt Pepper représente le sommet des Beatles, il annonce cependant le début de leur fin. Ce n'est pas un hasard si, dès l'année suivante, le très sobre album blanc proposait un retour au bon vieux rock and roll. À noter que cet album, dominé dans une égale mesure par Lennon et McCartney, est un album double, comme s'il n'y avait déjà plus assez de place pour deux leaders dans un disque standard. La conclusion appartient à l'histoire.





The BEATLES
BEATLES FOR SALE


Le 26 Janvier 2019 par BEATLENNON30


À la suite du succès artistique et commercial phénoménal de « A Hard Day's Night », dont John Lennon peut légitimement s'enorgueillir (Il est à l'origine de 10 des 13 titres originaux de l'album inspiré du long-métrage du même titre.), les Beatles, en pleine période de tournées, sont poussés un peu précipitamment dans les studios par leurs obligations contractuelles. Il faut vite profiter du boom du temps des fêtes.

Nul doute qu'il faille invoquer ce motif comme principale raison de leur activité artistique dans ce qui demeure l'album le moins inspiré de leur impressionnante discographie. On a suffisamment raillé le choix du titre pour en rajouter. Ce disque, avec son relief country western à prime abord peu compatible avec la musique du groupe, n'en recèle pas moins quelques perles qui côtoient malheureusement de banals cailloux.

« No Reply », de Lennon, était initialement prévu comme quatorzième titre de « A Hard Day's Night », qui n'en compte que treize, un de moins que les standards de Parlophone, leur compagnie britannique. Cette balade d'amour contrarié introduit l'improbable et entraînant « I'm A Loser », l'une des premières incursions d'un John introspectif qui allait trouver une première plénitude avec l'album « Ruber Soul ».

La sauce commence à figer dès l'affligeant « Baby's In Black », qui précède la première des six reprises de l'album avant que la bucolique « I'll Follow The Sun », de Paul McCartney, ne vienne trancher sur la morosité grandissante du disque.

Pour ne pas être en reste avec le succès de « I Feel Fine », composition de Lennon parue en simple, McCartney enchaîne avec « Eight Days A Week », sympathique mais peu convaincante. Quant à « What You're Doing », de Paul également, elle ne représente en rien un exploit au palmarès de l'un des auteurs-compositeurs les plus accomplis de son époque.

Mieux vaut ne pas s'étendre sur les dernières compositions du groupe, « Every Little Thing » et « I Don't Want To Spoil The Party », simplement facultatives.

En l'absence de l'une de ses compositions pour le deuxième album consécutif, George Harrison parodie sa popularité naissante avec « Everybody Wants To Be My Baby » tandis que Ringo implore l'élue de son coeur d'épargner sa sensibilité meurtrie avec « Honey Don't », de Carl Perkins.

McCartney réussit à déployer un enthousiasme contagieux avec « Kansas City », avant que le groupe ne nous gratifie de la plus belle harmonie vocale de l'album avec la veloutée « Words Of Love ». Ces deux morceaux représentent probablement les moments les plus achevés parmi les reprises, mais comment trancher avec aplomb devant d'aussi louables tentatives ?

Finalement, si « Beatles For Sale » n'a rien d'un album marquant des Fabs, il représente un intermède digne d'intérêt avant la remontée amorcée avec « Help! » et accomplie avec l'éclectique « Rubber Soul », puis l'étincelant « Revolver » qui, aux yeux de l'auteur de ces lignes, demeure nettement plus riche que les très surfait « Sgt Pepper's ».





The BEATLES
REVOLVER


Le 26 Janvier 2019 par BEATLENNON30


Si George Harisson s'est souvent vu surnommé le « Beatle du Milieu », parce qu'il jouait sur scène entre Lennon et McCartney, il existe, dans la brève mais éclectique discographie des Beatles, un album qui annonçait une transition notoire entre deux périodes. En effet, sur les quinze albums produits par les Fabs entre 1963 et 1970, « Revolver », paru en 1966, est le septième. Aux plans du nombre comme de la chronologie, il occupe une position centrale.

Avec cet album, le groupe tourne résolument le dos aux années tendres, celles des « She Loves You », « Michelle » et autres « And I Love Her », pour amorcer le virage de la maturité. Comme George Harisson, « Revolver » se situe entre Lennon et McCartney. Il annonce la fin du leadership du premier, et le début de la domination du second sur le groupe. En effet, McCartney s'était contenté jusqu'ici du rôle du brillant leader adjoint, épaulant les efforts déterminants du maestro Lennon, notamment sur « A Hard Day's Night » et « Rubber Soul » qui portent l'empreinte indélébile du Beatle brillant.

D'un album à l'autre, Macca prenait cependant de plus en plus d'ascendant sur le quatuor. il signe ici pour la première fois autant de titres que son collègue, soit cinq, et même un de plus, avec « Yellow Submarine », que seul la bonhomie de Ringo arrive à faire passer.

Il ne faut pas croire pour autant que Lennon joue les seconds violons, bien au contraire. Jamais l'auteur de « Help! » ne s'était autant permis de libertés, ou de risques, selon les points du vue, avec une exploration sans réserve du psychédélisme. Quand il ne joue pas avec la structure même d'une chanson, par des ruptures de temps aussi impromptues qu'étrangement mélodiques dans « She Said, She Said », il jongle avec les ambiances oniriques, comme lui seul sait le faire, avec l'envoûtant « I'm Only Sleeping ».

John se lance ensuite dans un improbable mélange de genres avec « Dr Robert », alternant une rythmique country western avec des transitions surréalistes évoquant les paradis artificiels suscités par le LSD. « And Your Bird Can Sing », reste la plus facile de ses compositions sur ce disque, mais demeure un bon petit rock bien ficelé et typiquement british au plan du rythme comme de la mélodie.

Il serait sacrilège de passer sous silence « Tomorrow Never Knows », sa rythmique monocorde et obsédante, ses bandes passées à l'envers, en syntonie avec les extraits du Livre des morts tibétains, chantés de façon délicieusement lancinante par John.

Plus formelles, les pièces de Paul n'en demeure pas moins d'une richesse lyrique insurpassable, et de loin les plus accomplies de sa carrière jusqu'alors. « Eleonor Rigby » cristallise l'avant-garde de McCartney, au sens qu'avait ce mot à l'époque, qui désignait l'intégration d'instruments classiques dans un contexte pop. Cette pièce, presque symphonique, s'insère en continuité entre « Yesterday » et d'autres morceaux de Sgt Pepper's, tels que « She's Leaving Home ».

Si « Good Day Sunshine » fait un peu Roger bon temps par sa candide bonne humeur, « Here, There and Everywhere » se démarque certainement comme l'une des meilleures chansons de McCartney, toutes époques confondues. C'était d'ailleurs la préférée de John et de George Martin, parmi le répertoire de Paul. « For No One », balade aigre-douce sur un amour défunt, représente un modèle du genre, tandis que les cuivres ont rarement retenti de façon aussi judicieuse que sur l'électrisant « Got To Get You Into My Life ».

Entre John, le psychédélique, et Paul, l'avant-gardiste, George, le tranquille, se démarque avec trois compositions, dont l'acidulé « Taxman », auquel Lennon a par ailleurs contribué. « I Want To Tell You » reste le morceau le plus représentatif du lead guitariste tandis que « Love You To » traduit son intérêt croissant pour l'Inde.

En définitive, « Revolver » incarne un sommet d'équilibre entre les trois compositeurs, entre l'avant-garde et le psychédélisme, de même qu'entre la richesse mélodique et l'audace du traitement musical. Si certains voient dans ce disque le brouillon de « Sgt Pepper's », d'autres, comme l'auteur de ces lignes, y célèbrent le vrai sommet des Beatles, à une époque où ils travaillaient encore ensemble comme un groupe, et non comme des musiciens de studio sur la chanson à l'ordre du jour.





The BEATLES
WITH THE BEATLES


Le 26 Janvier 2019 par BEATLENNON30


With The Beatles 2ém Album des Fab Four, cet album marque une évolution dans la carrière des Beatles. Pas majeure car les Beatles ne s'éloignent pas fondamentalement de la formule guitares + basse + batterie mais prennent plus leurs marques en studio (leur précédent album avait été enregistré en une journée). Il faut néanmoins remettre cet album dans son contexte : à l'époque le marché du disque tourne autour du 45 tours et les albums comportent les morceaux qui ne sont pas suceptibles de se trouver en single. Mais, il s'agit des Beatles et les morceaux qui se retrouvent dans cet album restent d'excellents moments de rock'n'roll (comparer I wanna Be Your Man du groupe avec la version lourdingue des Rolling Stones, il n'y a pas photo). Par ailleurs, certains morceaux auraient mérité une parution en 45 tours comme le magnifique "All my loving".







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