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METAL PROGRESSIF  |  STUDIO

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2016 The Astonishing
2019 Distance Over Time
 

- Style : Chroma Key
- Style + Membre : Liquid Tension Experiment, Jordan Rudess

DREAM THEATER - Distance Over Time (2019)
Par BAKER le 11 Août 2019          Consultée 431 fois

La pochette est magnifique. On se console comme on peut.

Ce n'est pas que ce dernier DREAM THEATER en date soit réellement mauvais, au point de le détester ou l'ignorer. Il possède ses atouts, ses passages. Non, DT n'est pas totalement mort, ou si décès il y a, le cadavre est encore chaud. Mais avec une telle sortie, il est désormais tout à fait clair que les plus belles pages du groupe sont définitivement derrière lui. Distance Over Time n'est somme toute qu'un album de plus, un album où l'on sent quelques idées, une vraie volonté parfois de s'amuser, mais aussi ce pilotage automatique qui est le sien depuis au moins Systematic Chaos. Avec tous les ingrédients que vous aimez, ou pas.

C'est sûrement ce qui empêche l'auditeur de vraiment apprécier une chanson entière, sans regrets : les plans ultratechniques obligés et vains, les solos trop techniques et particulièrement ceux de Jordan RUDESS - même s'il est un peu moins présent ici, la voix de James LaBRIE qui a tendance à s'autocaricaturer parfois, tout y est. Même la batterie froide de Mike Mangini ? Oui, avec un bémol sévère : cette fois, non seulement notre tapeur en chef est toujours aussi robotique et peu intéressant, mais à plusieurs reprises, on peut sentir de légères erreurs de mise en place, des loupés, peu perceptibles pour les non-initiés mais qui laissent perplexe.

Et c'est dommage, ce côté tout-fait, bain-marie du prog, car DREAM a parfois de bonnes idées : "Fall Into the Light" fait très METALLICA des années 90, à tous les niveaux, y compris ce côté humain qui manque parfois à DT ; "Barstool Warrior" après une intro très RUSHesque propose un bon thème et un joli solo en mode tire-larmes comme PETRUCCI sait si bien les faire, et "At Wit's End" délivre une première partie bancale mais intéressante, avec un LaBRIE en mode dingue, pour se déverser dans une seconde partie magnifique, simple mais efficace, le clou du disque. Même "Pale Blue Dot", cinglée et non sans gros défauts, finit par se montrer très correcte avec son atmosphère spatiale et son pont instrumental qui cette fois arrive à passer, sans doute car il se rapproche beaucoup de celui, iconique, de "Metropolis". DT s'amuse même à détendre le slip avec une bonus track héritée de Devin TOWNSEND et DEEP PURPLE.

Ce qui n'empêche un léger baîllement tant d'autres parties s'avèrent cousues de fil blanc. Rien que "Unthetered Angel", le premier extrait, oscille entre un refrain ma foi très correct et tout un tas de plans et ambiances déjà par trop utilisés, rabâchés par le groupe. Les singles-wannabe sont de même assez transparents, que ce soit le metal futuriste de "Paralyzed" au refrain pauvre ou la power ballad "Out of Reach", trop proche de "Du beurre", pardon, "Wither", pour être honnête. Sans compter "Room 137" et "S2N" qui sont deux bourrinages sans queue ni tête, ennuyeux et vains, nonobstant le refrain de "S2N" jeté au milieu de la compo comme un sac de jute dans un canal.

Un album assez creux donc. On est sans cesse tiraillé entre l'ennui et le plaisir, avec une très légère avance pour l'ennui, son compressé et formule musicale photocopiée aidant. Même la version 5.1 est transparente : à part l'intro de "Pale Blue Dot", où le mixeur a enfin compris à quoi servaient les enceintes arrières (après 45 minutes, faut chauffer le four), il n'y a strictement rien d'intéressant, mais alors rien. Une légère ouverture des synthés, mais alors minuscule, et vu ce qui est joué, ça n'en vaut pas la chandelle. Et c'est dommage car en faisant un best-of de cet album, on arrive à 20 solides minutes de musique puissante, mélodique, un peu facile peut-être mais tellement plaisante. Un grand groupe qui se repose, une nouvelle signature chez Inside Out relativement peu convaincante, et un disque qui n'a été qu'un prétexte pour repartir sur la route et fêter les 20 ans de SFAM. Bref, un coup d'épée dans l'eau. Au moins, la pochette est vraiment magnifique. C'est déjà ça.

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   (2 chroniques)



- James Labrie (chant)
- Mike Mangini (batterie)
- John Myung (basse)
- John Petrucci (guitare)
- Jordan Rudess (claviers)


1. Untethered Angel
2. Paralyzed
3. Fall Into The Light
4. Barstool Warrior
5. Room 137
6. S2n
7. At Wit's End
8. Out Of Reach
9. Pale Blue Dot
10. Viper King



             



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