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HARD ROCK  |  STUDIO

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1975 Ted Nugent
1976 Free-for-all
1977 Cat Scratch Fever
1978 Weekend Warriors
1979 State Of Shock
1980 Scream Dream
2002 Craveman
2013 Ultralive Ballisticrock
 

- Style : Aerosmith, Lynyrd Skynyrd, Bad Company, Blue Öyster Cult, Blackfoot, Foghat, Montrose, Ten Years After
- Membre : Styx, Rod Stewart , Jimmy Barnes , Uli Jon Roth , Tony Macalpine , Ufo, Dokken, Ozzy Osbourne , Whitesnake, Black Star Riders, Black Sabbath, Gary Moore , Msg, Whitford/st. Holmes, Damn Yankees

Ted NUGENT - Love Grenade (2007)
Par JASPER LEE POP le 26 Août 2020          Consultée 385 fois

Vous pensez bien qu’en cette période tendue comme un string et alors que Trump semble boire la tasse dans les sondages à quelques mois des élections présidentielles américaines, la grande gueule NUGENT dégaine à tout-va des déclarations hautes en couleur à qui veut bien lui tendre un micro. C’est un festival. Et vas-y que je te déclare que la NRA est l’association de défense des droits civiques la plus importante au monde ! Et que je t’assène que Trump est l’archange Saint-Michel en lutte contre Satan et que les chiffres des décès attribués au COVID-19 (le "virus communiste chinois de Wuhan" comme il l’appelle) sont gonflés au service d’un complot gauchiste pour faire tomber l’homme orange ! Il accuse même Fox News d’être complice, c’est dire ! Certains esprits chagrins me reprochent sur mon blog Jaspertarace.com de parler trop de politique et pas assez de musique. Qu’ils adressent en premier lieu ce reproche à Tonton Ted, c’est lui qu'a commencé, maître ! Non, le vrai souci, c’est que toutes les déclarations de l’ex-Motor City Madman viennent me rappeler que je n’ai toujours pas terminé sa discographie et que la chronique de ses disques m’est toujours plus pénible quand on sait que les dernières érections auditives qu’il m’a procurées remontent à Scream Dream (pour "Wango Tango" essentiellement), ce qui ne nous rajeunit pas.

Sweaty Teddy revient donc aux affaires cinq ans après un Craveman rouleau compresseur limite metal avec ce Love Grenade produit par Jack Blades, son acolyte des DAMN YANKEES. Le morceau-titre et le suivant "Still Raising Hell" font bien le job avec des riffs percutants. La voix de NUGENT ne s’arrange pas avec l’âge mais fallait-il pour autant la sous-mixer à ce point ? Blades et quelques autres (dont Tommy Shaw et Eric Martin de Mr BIG) viennent heureusement l’épauler pour des gros chœurs sur les refrains. On le sait, Ted ne manque jamais une occasion de s’ériger contre le politiquement correct, il tend ainsi son majeur en beuglant "Fuck You" (en réalité "Funk U " pour passer sous les fourches caudines de la censure). J’ai failli arrêter là l’audition du disque tellement c’est bourrin et fatigant. Non, vraiment, je n’ai plus l’âge. Au fait, et en parlant de défier le Politically Correct, vous trouvez la pochette de mauvais goût ? C’est quoi exactement le message recherché en accolant le ruban rose, symbole de la sensibilisation au cancer du sein et une grenade ? J’ai peur de comprendre une grosse connerie. Et encore, vous n’avez pas vu la cover initialement prévue qu’on peut facilement admirer sur le net et qui nous montre une demoiselle nue sur un plat, ligotée comme un sanglier d’Obélix, une grenade dans la bouche. La grande classe ! Et le pire, c’est que le guitariste accusé de pédophilie enfonce le clou avec "Girl Scout Cookies" (qu’il aime évidemment grignoter toute la nuit avec un verre de lait), ce type est incorrigible ! Et pendant qu’on est dans le manque de finesse, le chasseur revisite "Journey to the Center of the Mind", le mini-hit de son groupe de jeunesse The AMBOY DUKES, à la façon d'un bulldozer avec un Tommy Clufetos en mode marton-pilon pénible.

NUGENT n’oublie pas non plus d’aborder les mérites de l’auto-suffisance et du retour à la nature dont il fait la promotion en tant que chasseur à l’arc. Gloire aux Indiens dont toutes les tribus sont citées  (pour se rattraper ? Ceux-ci n’avaient pas apprécié qu’il porte sur scène une de leurs coiffes). On a le droit à "Geronimo and Me" et "Spirit of the Buffalo" pas désagréable avec un beau solo, ainsi qu’ "Aborigine". Individualisme à tout crins à nouveau avec "Broadside" et "Stand" sur le mode de je-suis- américain-et-je-vous-emmerde, les morceaux sont corrects même si, là encore, la thématique fatigue. On sera moins conciliant avec "Lay With Me", un blues en douze mesures caricatural à souhait qui s’étale sur plus de six minutes et qui pèse des tonnes. A l'écoute de ce morceau dédicacé aux Funk Brothers et à James BROWN, on reste perplexe devant l’absence totale de groove du résultat.

Le bilan ? Franchement, je ne sais pas, je n’en peux plus. L’album plaira sûrement à ceux qui avaient apprécié Craveman. NUGENT nous sert à nouveau un hard-rock volontariste, certes plus convaincant que ses errements AOR des années 80, mais le côté forcené de l’entreprise montre vite ses limites. Allez, courage ! Plus qu’un qui porte bien son nom.

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   JASPER LEE POP

 
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- Ted Nugent (guitare, chant)
- Tommy Clufetos (batterie)
- Barry Sparks (basse)
- Jack Blades (basse, chœurs)
- Eric Martin (chœurs)
- Will Evankovich (chœurs)
- Tommy Shaw (chœurs)
- April Grisman (chœurs)
- Amber Morris (chœurs)


1. Love Grenade
2. Still Raising Hell
3. Funk U
4. Girl Scout Cookies
5. Journey To The Center Of The Mind
6. Geronimo And Me
7. Eaglebrother
8. Spirit Of The Buffalo
9. Aborigine
10. Stand
11. Broadside
12. Bridge Over Troubled Daughters
13. Lay With Me



             



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