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- Style : Slayer, Annihilator, Anthrax
- Style + Membre : Metallica, Testament

MEGADETH - Risk (1999)
Par CHIPSTOUILLE le 2 Février 2022          Consultée 440 fois

Episode VI - Le retour du fan

3ème épisode de notre trilogie. 2 ans se sont écoulés entre l’acquisition de Cryptic Writings et la sortie du très controversé Risk. Je n’apprendrais que bien plus tard à quel point il est détesté. Comme Luke Skywalker s’est entraîné entre les deux derniers épisodes, entre les sorties des deux albums, j’ai pas mal exploré la planète Metal. Mon MEGADETH, je le connais désormais sur le bout des doigts. Je connais les paroles de "Holy Wars" par cœur. Etrangement, hasard des disponibilités, j’ai tout rattrapé strictement dans l’ordre chronologique inverse (y compris Hidden Treasures). En cette fin d’été 1999, il y a encore quelques mesures de Peace Sells dont la pertinence m’échappe, et je ne comprends toujours rien à Killing is my Business. Vous voulez mon avis aujourd’hui ? C’est grosso modo le même que celui de Kid 66 et de Powersylv sur NIME. Killing n’aurait jamais eu de 3ème étoile avec moi, pas sûr que Peace Sells aurait décroché sa 5ème non plus (oui, je lui préfère Cryptic Writings). Avec le temps, j’ai un doute pour la 4ème de Countdown, comme tout le monde. Rien d’original à raconter, donc. Je suis content que quelqu’un soit passé avant moi.

Arrive donc Risk. Si Cryptic Writings avait un goût de Black Album sublimé, soyons honnête, Risk a un goût de Load et Reload dépourvu d’amélioration notable. Les années 90 n’ont été qu’un défilé de formations jalouses du succès indécent des GUNS ‘N ROSES. Risk, tout comme Fear of the Dark, est un album bien nommé. Au même titre qu’IRON MAIDEN, MEGADETH n’y fait que tremper le doigt de pied, pour voir. Dave Mustaine a donc eu le bon goût de nous épargner un double-album. Mais quand on voit la suite, on se demande si, au final, il a vraiment bien fait.

Nick Menza va malheureusement être écarté. Une tumeur bénigne au genou lui cause alors des douleurs, ce qui l’empêche de poursuivre avec MEGADETH. Le batteur ne retrouvera jamais les rangs de la formation, malgré de nombreuses tentatives. Il a fini par succomber à un infarctus du myocarde à l’âge de 51 ans en 2016. C’est donc Jimmy DeGrasso (Y&T, SUICIDAL TENDENCIES, ALICE COOPER) pour le moment, qui avait déjà participé sur MD.45 avec Dave Mustaine, qui vient le remplacer. Mais la batterie n’est pas l’élément ayant le plus retenu notre attention.

Le plus notable, c’est la production. Si Risk n’est pas la moitié d’un double-album, il en existe cependant deux versions bien différentes. La production d’origine est celle de Dann Huff, qui rempile ici après un Cryptic Writings réussi. Dans le CV du monsieur, on trouve de sacrées pointures : Joe COCKER, Mickael JACKSON, MADONNA, Barbra STREISAND, Mariah CARREY et même Céline DION. Des noms si reconnus qu’au milieu MEGADETH n’est même pas mentionné sur sa page Wikipedia. Du coup, qu’est-ce qu’il fout là ? Il a produit un disque de pop, comme il sait le faire, et ce que Risk est. Dès "Insomnia", on se prend dans la poire (au chocolat) un violon en introduction, puis un carillon à la mode des mille et une nuits, des sourdines sur les guitares et des percussions additionnelles. C’est coloré, sucré et ça colle aux dents, mais c’était bien le résultat escompté.

La Deuxième version ? Un remaster remixé de 2004, repris par un Dave Mustaine en pleine reconstruction, qui désavoue à demi-mots le travail ici effectué. Bud Prager, ancien manager du groupe, en prend pour son grade. Ce dernier était crédité sur une grande partie de l’album, sans distinction avec les membres du groupe sur la version initiale. Sur le remaster, les paroles sont reparues, et Bud Prager est relégué au rôle d’auteur et non plus compositeur. "Crush’em" et son rythme Disco (ou Funk, allez faire la différence dès que les guitares rappliquent) y est pointée du doigt. Résultat de cette nouvelle version ? Une étrange coupure dans l’élan d’ "Enter the Arena", seul intérêt du titre qui n’a jamais été pensé autrement que comme une introduction. C’est évidemment le gros raté de l’album (les 2 versions confondues). Excuse toute trouvée pour ne pas lui donner sa chance. Qui pourrait vous en vouloir ? Ça se répète et on se demande où est passé le riff là-dedans. Ce n’est pas comme si on renouait avec le niveau de Cryptic Writings sur ce titre racoleur et ses chœurs inappropriés.
Autre différence de production notable : l’ambiance beaucoup plus sombre de "Prince of Darkness" dans cette version revisitée, ça vaut le coup d’y jeter une oreille.

Au bout du compte, on ne sait réellement quelle version vous conseiller. Ni s’il faut vraiment vous en conseiller une. Si vous n’avez déjà pas été séduits par Cryptic Writings, nul doute que tel que Dave Mustaine nous le décrit, l’écoute de cet album risque de vous déclencher des convulsions. Mais comme il le précise également, Risk contient de bonnes chansons pop qui n’attendent que leur public pour enfin être reconnues à leur juste valeur. Comparé à un album des FOO FIGHTERS, meilleurs représentants du genre Power Pop ici incarné, Risk n’a pas à rougir. La grande fierté du grand rouquin ? "I’ll Be There", une chanson de remerciement à ses fans où, dit-il, il a tout donné au niveau du chant. Ça passe, mais on avoue être plus séduit par "Breadline", "The Doctor is Calling" (ce riff d’intro ! Ces arpèges !), "Ecstasy", "Seven" et les deux parties de "Time" (les arpèges, encore !) à ce petit jeu-là.

Mustaine pose joliment sa voix désormais maîtrisée (tant qu’on reste en studio, bien entendu). Marty Friedman est toujours là en renfort pour saupoudrer les lignes vocales, parfois un chouilla répétitives, d’un court solo bien senti. C’est sans doute lui qui s’exprime le plus et s’y retrouve le mieux là-dedans. La preuve, dès qu’il va s’agir de faire demi-tour, il va disparaître sans demander son reste.

Etant né en 1980, soit bien après le 25 Mai 1973, la fameuse "Ewok Line" de Barney Stinson, j’adore les Ewoks. Des petites peluches vivantes ? Quel gamin dans les années 80 n’a pas adoré ces machins-là ? Je ne sais pas où se situe précisément la Risk line dans le temps, mais je me situe également à droite de celle-ci. Tout comme le script du Retour du Jedi, qui se fait un peu trop écho à lui-même dans le déroulé de ses 3 sous-intrigues, l’album est certes un peu pompier. A la manière de Luke Skywalker refusant le combat (quelle fin ! Un héros qui gagne par l’éloquence !), Dave Mustaine avait réussi à canaliser sa colère. On en veut un peu à Bud Prager d’avoir du même coup joué les C3PO de service et profité de l’occasion pour prendre bien trop d’espace. Le résultat est évidemment déséquilibré, ce qui explique son désamour certain. Il n’en fallait pas beaucoup plus à Dave Mustaine pour se rebeller, et à tous les fans pour cracher sur l’album. Pour peu que l’on adhère au style, c’était quand même une chouette trilogie.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Dave Mustaine (chant, guitare électrique)
- Marty Friedman (guitare électrique)
- Dave Ellefson (guitare basse)
- Jimmy Degrasso (batterie)


1. Insomnia
2. Prince Of Darkness
3. Enter The Arena
4. Crush'em
5. Breadline
6. The Doctor Is Calling
7. I'll Be There
8. Wanderlust
9. Ecstasy
10. Seven
11. Time : The Beginning
12. Time : The End
- bonus Remaster 2004
13. Insomnia (jeff Balding Mix)
14. Breadline (jack Joseph Puig Mix)
15. Crush'em (jock Mix)



             



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