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IRON MAIDEN - The Final Frontier (2010)
Par CHIPSTOUILLE le 3 Février 2022          Consultée 445 fois

D’après les dires de Steve Harris, seuls 15 albums de IRON MAIDEN étaient à l’origine prévus. On se demande comment le bassiste pouvait avoir un plan de route si délimité en tête. Mais à l’écoute de The Final Frontier, et des deux albums qui ont finalement suivi, cette affirmation semble trouver un certain écho. IRON MAIDEN dans l’espace ? Ne trouve-t-on pas dans cette démarche l’aveu d’un aboutissement ? Combien d’œuvres se sont achevées (ou auraient peut-être dû) hors de l’attraction terrestre ?

5 euros d’occasion à peine 5 ans après sa sortie, voilà ce que m’a coûté ce 'dernier' disque, cette frontière finale. Une acquisition justifiée de par mon engagement à écrire une chronique de chacun des albums d’IRON MAIDEN sur le site, il y a quelques années. Un prix qui en dit long sur le peu de succès qu’a rencontré cet album. En 2014, lors des faits, il me restait quelques chapitres de IRON MAIDEN à explorer plus en détail. Je ne suis même pas certain d’avoir écouté The Final Frontier en ligne à sa sortie. Il faut dire que nos collègues de NIME ne débordaient pas d’enthousiasme à son propos. Une demie écoute plus tard, devant le constat d’un album - comme d’habitude - trop copieux, j’étais déjà persuadé que The Final Frontier était le fiasco tant critiqué. J’avais affuté mon 1/5.

Sauf que non. Ranger The Final Frontier aux côtés des autres albums sortis depuis Brave New World serait faire un amalgame. La vierge de fer a tenté de proposer ici quelque chose de véritablement différent. Par moments, tout du moins, et c’est tout à son honneur. Ecoutez cette introduction, "Satellite 15" : une basse aux intentions numériques, Nicko qui tambourine comme jamais (c’est moi ou il a - enfin - triggé sa batterie ?), des guitares qui motorisent autant qu’elles hurlent dans une réverbération qu’on n’a pas entendue depuis 1989, et au final un Bruce Dickinson (un peu sous-mixé, dommage) qui nous entonne une litanie du désespoir dans tout ce chaos. Ce n’est, certes, pas très mélodique. Mais l’espace (1) de quelques minutes, nous sommes réellement propulsés dans l’infini et au-delà (2).

Mais dès que déboule "The Final Frontier", la seconde partie du titre, on nous ressort le cahier des charges : refrain constitué du titre trop répété, un Nicko McBrain un peu lourdingue, un riff unique qui s’épuise rapidement et un solo qui n’a été composé que parce qu’il en fallait un. Quel dommage ! Quel gâchis ! Alors qu’on baisse les bras, "El Dorado" rapplique de plus belle : on croirait entendre l'intro de "Hit the lights" (METALLICA), et on rentre direct dans les hostilités. Surgit alors un vrai riff sublimé par sa basse, où Steve Harris a retrouvé toute sa verve, et le refrain est presque réussi ! Presque, parce que le trou maladroitement comblé par Nicko au milieu est poussif. Malgré tout, ça fait plaisir d’entendre une basse qui ronronne comme ça chez IRON MAIDEN. Mais ça ne suffit pas puisqu’une fois encore, on nous étale tout sur la tartine jusqu’à la dernière seconde. 6’44 pour un titre comme ça ? N’importe quoi.

Des bonnes surprises gâchées comme celles-ci, l’album en est rempli. Le riff introductif de "Coming Home" ? La mélodie entraînante de "The Alchemist" ? On dirait bien qu'il en avait encore sous le pied, ce Nicko. Petit cachotier. J’en veux plus des trucs comme ça ! Meilleur titre de l’album ? "Isle of Avalon" qui pour une fois nous propose une vraie introduction trépignant d’impatience. On y trouve aussi ce passage, bourré de syncopes en série, et laissant la guitare lead prendre toute la place. The Final Frontier sonne carrément 'prog' par instants. Un terme pour lequel je conserve de gros guillemets, tellement il est galvaudé (3). Ici, on marche bel et bien sur les platebandes de RUSH ou DREAM THEATER. Je connais certains allergiques au style qui ont dû voir rouge en entendant tout ça (même tarif sur quelques passages de "Starblind" et "The Talisman"). Point d’abus à déplorer à ce sujet, ceci étant, ces débordements sont utilisés avec parcimonie. "When the Wild Wind Blows", qui conclut l'album, est pas mal non plus.

Mais le problème, car problème il y a, reste le même que depuis Fear of the Dark. C’est long, ça se répète, c’est à nouveau long, et ça se répète de nouveau. IRON MAIDEN n’en finit plus de tourner en rond. On navigue donc ici entre de bonnes surprises et des plans qui s’étalent toujours un peu plus en longueur. 76 minutes au compteur, il faudra bientôt un double disque pour contenir tout ça… J’ai malheureusement bien peur qu’on ne puisse plus s’en passer. L’album manque également de bons refrains, rien de nouveau. A croire que ça n’existe pas chez MAIDEN à moins de répéter la même chose en continu (Mother of Mercy, Mother of Mercy… chut Bruce !). Mais si, pourtant, réécoutez "The Number of the Beast" pour voir… Contrairement à AMOLAD, cette fois-ci, je suis sûr que des coupes drastiques et un peu de remise en cause là-dedans auraient pu aboutir – au moins - à un EP réussi.

Conclusion, je ne comprends pas pourquoi les fans boudent autant cette sortie. Dans mes oreilles, l'album souffre toujours des mêmes défauts rédhibitoires. Mais on y trouve néanmoins beaucoup de qualités. The Final Frontier semble être le No Prayer For The Dying des années 2000, un album plein de bonnes idées, mais qui se loupe faute de lucidité. En conséquence, les fans y trouvent l’occasion de s’y essuyer les pieds. Malheureusement, depuis ce dernier album dans l’intention, ceux d’IRON MAIDEN semblent ne plus pouvoir toucher terre. C’est John du marketing qui doit être content.

(1) Haha, blague, il faut rire, c’est drôle, je vous jure, non parce que "espace"… "satellite"… Vous voyez ? Essayez, ça fait du bien ! Sinon, prout.
(2) Tout ceci me fait penser à l’introduction de La création de Joseph HAYDN. Sur un plan musical, les deux sont bien évidemment sans rapport. Mais on y retrouve l’inspiration du chaos et de l’infini. Dans un cas comme dans l’autre, leurs auteurs respectifs sont totalement sortis de leurs habitudes. Pour HAYDN, il a fallu attendre près d’un siècle avec STRAVINSKY pour entendre quelque chose de comparable à son introduction. Qui sera le premier à composer un album de Metal reprenant les codes de "Satellite 15"? Jamais personne, j’en ai bien peur. The Final Frontier n’a pas eu de succès et n’aura jamais l’impact de l’oratorio précité, loin s’en faut. Je sais, ça fait 2 fois que je vous case du HAYDN dans des chroniques de IRON MAIDEN. Mais quand on est fan… On ne se refait pas !
(3) Précisons qu'il ne suffit donc pas de quelques nappes de clavier ou de titres qui s'étalent en longueur pour faire du 'prog'. Si vous êtes perdus dans les étiquettes, c'est la faute de PINK FLOYD. Un groupe de rock progressif à l'origine (plutôt rock psychédélique, même), qui s'est mis à faire de la pop qui traîne en longueur dès que le succès a pointé le bout de son nez.

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- Bruce Dickinson (chant)
- Dave Murray (guitare électrique)
- Adrian Smith (guitare électrique)
- Janick Gers (guitare électrique)
- Steve Harris (guitare basse, claviers)
- Nicko Mcbrain (batterie)


1. Satellite 15... The Final Frontier
2. El Dorado
3. Mother Of Mercy
4. Coming Home
5. The Alchemist
6. Isle Of Avalon
7. Starblind
8. The Talisman
9. The Man Who Would Be King
10. When The Wild Wind Blows



             



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