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HEAVY METAL  |  STUDIO

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IRON MAIDEN - The Book Of Souls (2015)
Par CHIPSTOUILLE le 31 Janvier 2016          Consultée 2923 fois

La première version de cette chronique démarrait avec une métaphore sur les longs repas de famille interminables, avec apéro, 2 entrées, 3 plats, trou normand, fromage, desserts, digestif, une pipe et au lit. Deux disques et des titres si longs qu’ils feraient passer OPETH pour un groupe expéditif, c’est vrai qu’ils ont abusé ce coup-ci les p’tit gars d’IRON MAIDEN. Puis en zappant, aujourd’hui, je suis également tombé sur « le grand 8 », une émission dans la lignée de Frou-Frou, exclusivement présentée par des femmes… Quelle ne fut pas ma surprise de les voir démarrer cash sur un résumé du match PSG-Angers du week-end passé… Comme cette impression, en découvrant The Book And Souls, qu’on ne nous livre pas vraiment ce à quoi on pouvait s’attendre en premier lieu, mais après tout pourquoi pas…

Pourquoi pas, oui, écouter Roselyne Bachelot s’extasier devant un but, magnifique qui plus est, même pour quelqu’un comme moi qui se contrefout de ces rencontres sportives. S’en choquer, c’est faire preuve évidente de misogynie. Tout comme se choquer de voir IRON MAIDEN étaler sa science du riff sur des minutes plus longues qu’à l’accoutumée, serait faire preuve d’un manque d’ouverture. Certains ne s’étaient-ils pas plaints que MAIDEN nous ressortait un peu toujours les mêmes ficelles ?

Elles sont toujours là, pourtant, ces ficelles, grosses comme des câbles d’amarrage, "Speed Of Light", c’est un peu la même tambouille que "Wildest Dreams", "The Wicker Man" ou la trop dénigrée "Futureal"… Une lignée de titres compacts et directs, dont on retracera l’origine jusqu’à "Back in the village" sur le regretté Powerslave. Pour le reste, on reconnaît assez aisément la sauce peu relevée mais non dénuée de profondeur qui déjà nous avait été trop étalée sur la tartine d’ A Matter Of Life And Death.

IRON MAIDEN a donc décidé de faire un double album rempli de titres ultra longs. On reconnaît à Steve Harris et sa bande l’effort louable d’avoir voulu changer la donne. The Final Frontier était une impasse évidente, The book of souls reprend donc finalement le flambeau en ignorant copieusement l’erreur intermédiaire. Sitôt le constat des durées effectué, on se rendra vite compte qu'il n’y a pas tant de nouveauté dans cet album à la manière du « Le grand 8 » qui après sa parenthèse foot, est rapidement revenu à des sujets politiques, mode ou beauté… Enfin je crois… j’ai finit par couper le son.

Reste que 2 disques, c’est trop. C’est beaucoup trop même pour un groupe comme IRON MAIDEN, qui aligne les sorties avec une régularité métronomique, sans prendre le temps de créer l'état de manque, avec ou sans inspiration. L’inspiration est ce coup-ci pourtant bien là, un peu, par endroits, enfouie dans des longueurs indigestes. JUDAS PRIEST avec son Nostradamus tout aussi longuet, parvenait pourtant à décocher un "Revelations" magique au beau milieu de son marathon du 3eme âge. The book of souls a contrario ne propose pas vraiment de titre uppercut, et égrène ses quelques bonnes idées tout au long de son épreuve d’endurance (l’intro d’ "If Eternety shall fail", la fin de "The red and the black"...).

A chaque fois on se dit « plus jamais ça », puis on reprend tout de même un peu de fromage, parce que c’est juste bon et que l’instinct prend parfois le dessus. IRON MAIDEN est comme cette part de tarte aux pommes maison. On n’en n’a pas besoin, on sait d’avance qu’elle nous restera sur l’estomac, mais l’appel de la basse tagada et des envolées lyriques de Bruce Dickinson a ses raisons que notre estomac ignore. Ceux qui ont lâché l’affaire depuis des lustres n’y reviendront pas, les autres n’ont pas besoin qu’on leur indique la direction. On précisera simplement aux rares néophytes intéressés qui se seraient égarés ici par hasard, que si les assiettes semblent peu généreuses dans les grands restaurants, c’est parce que pour profiter d’un menu 3 étoiles complet, il vaut mieux se réserver pour manger un peu de tout que trop de peu.

Un petit Post Scriptum sur la pochette, que votre serviteur trouve superbe... C'est qu'il avait vraiment l'air apétissant cet album de prime abord. On aurait tant aimé qu'IRON MAIDEN se la joue Roots de Sepultura histoire de vraiment changer la donne... tant pis!

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   (2 chroniques)



- Bruce Dickinson (chant)
- Steve Harris (guitare basse)
- Jannick Gers (guitare)
- Dave Murray (guitare)
- Nicko Mc Brain (batterie)
- Adrian Smith (guitare)


1. If Eternity Should Fail
2. Speed Of Light
3. The Greath Unknown
4. The Red And The Black
5. When The River Runs Deep
6. The Book Of Souls

1. Death Or Glory
2. Shadows Of The Valley
3. Tears Of A Clown
4. The Man Of Sorrows
5. Empire Of The Clouds



             



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