Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (5)
Questions / Réponses (1 / 4)
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

1980 Iron Maiden
1981 Killers
1982 The Number Of The Bea...
  The Number Of The Beast
1983 Piece Of Mind
1984 Powerslave
1985 Live After Death
1986 Somewhere In Time
1988 Seventh Son Of A Seve...
1990 No Prayer For The Dyi...
  The First Ten Years #1
  The First Ten Years #2
  The First Ten Years #3
  The First Ten Years #4
  The First Ten Years #5
  The First Ten Years #6
  The First Ten Years #7
  The First Ten Years #8
  The First Ten Years #9
  The First Ten Years #10
1992 Fear Of The Dark
1993 A Real Live Dead One
  Live At Donington
1994 Raising Hell
1995 The X-factor
1996 Best Of The Beast
  Virus
1997 A Tribute To The Best Ba...
1998 Virtual Xi
1999 Ed Hunter
  Transilvania 666
2000 Brave New World
2002 Rock In Rio
  Rock In Rio
  Eddie's Archives
  Edward The Great
  A Tribute To The Beast
2003 Visions Of The Beast
  Wildest Dreams
  Wildest Dreams - Dvd Sin...
  Dance Of Death
  Slave To The Power (the ...
2004 No More Lies Dance Of De...
  The Early Days
2005 The Number Of The Beast
  The Trooper
  Death On The Road
  Death On The Road
  The Piano Tribute To Iro...
2006 The Reincarnation Of Ben...
  A Matter Of Life And ...
  The Hand Of Doom Orchest...
2008 Live After Death
  Maiden Heaven
  Somewhere Back In Time -...
2009 Flight 666 The Film
2010 El Dorado
  The Final Frontier
2011 From Fear To Eternity
2012 En Vivo!
  En Vivo!
2013 Maiden England '88
  Maiden England '88
2015 The Book Of Souls
2017 The Book Of Souls - Live...
 

- Style : Saxon
- Membre : Ian Gillan , Trust
 

 Site Officiel (248)

IRON MAIDEN - The Number Of The Beast (1982)
Par CHIPSTOUILLE le 25 Octobre 2014          Consultée 3262 fois

Woe to you… blablabla, trop facile de commencer cette chronique par le mythique speech d’introduction du titre éponyme de The Number Of The Beast. Trop facile car, bien qu’il s’avère une introduction marquante à bien plus d’un titre, il ne s’agit pas de l’introduction de l’album. La galette, elle, qui introduit Bruce Dickinson (à ne pas confondre avec le producteur de BLUE OYSTER CULT (1))* au chant, choisit de nous accueillir avec "Invaders". Un titre presque parfait avec un riff en béton armé et une énergie punk héritée des deux albums précédents, mais faute au niveau du refrain. Rien qu’à l’évocation du titre, le regrettable écart de tonalité effectué par le nouveau chanteur à l’intonation d’Invaaadeeeers vous resurgit aux oreilles. Mais pourquoi avoir évincé Di Anno ?

"Invaders" est symptomatique de cet album culte. On résumera The Number of the Beast comme étant un grand album avec des couacs. Grand Album, oui, car il suffit de prendre "Hallowed Be thy Name" pour convaincre tout le monde. C’est LE tube d'IRON MAIDEN, la chanson qui vous donne des frissons dans le dos, avec une montée en puissance qui prend son temps. Les passes d’armes au niveau des solos y son dantesques et le tout enchaîne plus de bons riffs que n’en contient l’intégralité d’A Matter of Life and Death. Pas besoin d’avoir son TOIC pour comprendre la fatalité qui couvre cette superbe œuvre d’art. IRON MAIDEN à son top, un titre qui n’aura que rarement quitté la setlist du groupe en concert. Le truc qui convaincra le dernier des réfractaires au remplacement de Paul Di Anno par Bruce Dickinson. Le lyrisme a du bon, le lyrisme c’est bien, IRON MAIDEN est un groupe qui tue, et "Hallowed Be thy Name" son arme du crime.

A côté de ce titre d’anthologie qui constitue peut-être la plus grande conclusion d’album de l’histoire du Metal (bataille avec "Dyers Eve" de METALLICA), siège "Gangland", véritable faute de goût ? Un peu brouillon, malgré son pont sympathique, ce titre un peu répétitif nous amène de nouveau par moments un Bruce au bord de ses capacités vocales. Bien rythmé, il ferait bonne figure dans les dernières productions arthritiques du combo. Face aux hymnes qualitatifs constituant l’essentiel de cet album majeur, il dépareille cruellement.

On citera également l’inégal mais sympathique "22 Acacia Avenue" (la suite de "Charlot the harlott") au rang des choses pas tout à fait honnêtes. A la manière de quelques hymnes de JUDAS PRIEST sur Screaming For Vengeance ou Point of Entry, "Run to the hills" - qui lui est un vrai tube - tend légèrement à se répéter.

Voilà, c’est tout, j’ai craché mon venin. The Number of the Beast a des défauts, ils sont éphémères, on peut les ignorer facilement, ils sont presque invisibles, mais ils sont pourtant bels et bien là, aussi vulgaires qu’une tache de sauce tomate sur votre chemise. Le reste, c’est la crème de la crème, le paradis du riff, l’orgasme continu, l’extase perpétuelle, le sommet du Heavy Metal. "The Number of the Beast", le titre, est un monument du rock, un triplé double guitare et basse avec des lignes vocales hargneuses, qui retient son énergie juste ce qu’il faut tout du long avant de nous décocher l’un des meilleurs solos de tous les temps. Ca coule, c’est doux, c’est bon...

Et que dire des deux pépites qui ne figurent pourtant pas si facilement sur les albums live et autres compilations. "Children of the Damned", un mid-tempo brillant aux sombres arpèges laisse Bruce Dickinson déployer tout son talent de vocaliste, avec une fin d’anthologie qui explose tout. Un titre auquel les "One", "Fade To Black" et autres "Mary Jane" de la future concurrence californienne doivent beaucoup niveau construction et ambiance. Enfin, "The Prisoner", plus sabbathien dans son ouverture, enfonce le clou question boost rythmique et lignes vocales mélodiques, avec sa thématique qui annonce "Hallowed", construisant l’album de part et d’autre.

La conclusion vous fera remarquer que tous les titres de cet album ont été cités (2). Tous oui, sans avoir besoin de jeter un coup d’œil au boîtier. Car The Number of the Beast est de ces albums dont on retient la tracklist par cœur, sans effort. Car malgré ses petites erreurs de parcours, il se pare de 8 titres mémorables, doté chacun de sa propre personnalité, forte, inoubliable. Côté production Martin Birch remet le couvert pour notre plus grand plaisir, c’est puissant et clair, on y entend tous les instruments avec délectation, de grandes qualités que l’on ne sait apprécier qu’avec le temps. Néophyte, toi qui ne connais pas le Heavy Metal, commence par The Number of the Beast. Néophyte oui, car si tu ne connais pas cet album, c’est que tu n’as jamais vraiment essayé de t'y mettre, n’est ce pas ? C’est peut-être l’occasion. Pour tous les autres qui ont déjà affûté leur argumentaire, rappellons que la section commentaire n’est faite que pour recueillir votre propre avis…

(1) cf. le Sketch culte pour les anglophones avertis, où l'excellent Christopher Walken incarne le producteur de BLUE OYSTER CULT alors en plein enregistrement du titre "(Don't Fear) The Reaper". (pas de lien, NBC a vraiment l'air de tenir à ses droits de diffusion et désactive régulièrement toute vidéo en ligne)
(2) Je ne compte pas la verrue "Total Eclipse" qui est venue alourdir le mauvais côté de la balance dans les dernières éditions de l’album. Pas si mal, mais on retiendra qu’elle avait été écartée au profit de "Gangland". Enchaîner les deux sur album tient de la faute impardonnable.

A lire aussi en HARD ROCK par CHIPSTOUILLE :


CRADLE OF FILTH
Cryptoriana The Seductiveness Of Decay (2017)
Retour au v empire

(+ 1 kro-express)



IRON MAIDEN
Powerslave (1984)
40 siècles d'histoire les contemplent


Marquez et partagez





 
   CHIPSTOUILLE

 
   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Bruce Dickinson (chant)
- Steeve Harris (guitare basse)
- Dave Murray (guitare électrique)
- Adrian Smith (guitare électrique)
- Clive Burr (batterie)


1. Invaders
2. Children Of The Damned
3. The Prisoner
4. 22 Acacia Avenue
5. The Number Of The Beast
6. Run To The Hills
7. Gangland
8. Hallowed Be Thy Name



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod