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Bonnie RAITT - Souls Alike (2005)
Par ERWIN le 10 Avril 2022          Consultée 413 fois

Nous sortons d’une excellente surprise avec Silver Lining, mais est-on encore en droit de s’étonner de la qualité dégagée par la discographie de la rouquine californienne à l’heure ou elle atteint les 56 piges et semble plus sereine que jamais ? Voyez donc cette tof : elle est rayonnante, sa splendide stratocaster "Brownie" - sa compagne préférée depuis 1969 - posée sur ses genoux comme pour un après midi chill à la maison. La vie est belle, quelques mois plus tôt elle s’est même fait remarquer pour s’être fendue d’un "Your Good Thing Is About To End" adressé au président Georges Bush lors du festival de Stockholm… Hélas être musicien n’est pas être politologue et W sera réélu. Mais pas grave allez, tout va pour le mieux dans la carrière de Bonnie RAITT, même si pour son quinzième album, aucun titre ne porte son sceau.

Quelques moments forts : La curieuse ambiance de "God Was In The Water" sonne bien plus dramatique que le reste, le sujet prête au mysticisme, sujet rarement abordé par Bonnie. Le traitement presque angoissant et la guitare sourde donnent à l’ensemble une belle vitalité et transperce bien les conduits auditifs, j’aime bien ! D’ailleurs le solo délétère est très réussi. Ah mais que nous sommes laidback sur "So Close", où la petite mélodie de guitare permet à la douce voix de Bonnie de rayonner magnifiquement, son jeu de slide n’étant pas en reste. C’est tout simple, de l’Heartland rock basique, mais c’est tellement bien foutu ! "I Don’t Want Anything To Change" est un slow évoquant les grands espaces, on réinvestit les territoires de l’Americana. La belle guitare folk - tenue par Bonnie - convoque quelques grands esprits des plaines, pour moi c’est le middle west, le Minnesota cher à Bonnie, là ou tout a commencé.

On est pas mal rock sur "I Will Not Be Broken" dont l’ambiance évoque immédiatement John MELLENCAMP. Contrairement au titre de la chanson, Bonnie force un peu sa voix qui « casse » plus que d’habitude. Un petit coté rock funky s’échappe de "Love On One condition", révélateur de l’esprit caméléon de la chanteuse. Et cette wah wah qui embraye "Unnecessarily Mercenary", on en parle ? Beaucoup de bonne humeur et un esprit bien enjoué s’agit de partout, ces deux titres sont de son ami John Cleary, qu’on retrouve aux claviers tout au long de l’opus. On reste trépidant sur le tonk’n’pop de "Two Lights In The Nightime".

"Trinkets" est un condensé des musiques qu’aime à jouer notre Bonnie, un brin de soul, un zeste de blues, un peu d’esprit folk, une touche de pop, la slide, pas transcendant mais un joli rythme. Les nombreuses percussions presque "world" et le ton général plus sombre de "Deep Water" nous amènent loin du pré-carré de Bonnie. Cette composition de Marc Jordan – Diana ROSS, Rod STEWART entres autres) ne ressemble à aucune autre dans la discographie de la guitariste. Quelques notes de piano, une ambiance plus torve, et la voix de Bonnie qui chante doucement "The Bed I Made". C’est dans ce genre d’ambiance de club de jazz enfiévré que j’aime le plus à l’entendre, sa voix claire y est céleste. Une des deux compos de David Batteau et Maia Sharpe, une de ses choristes/saxophoniste. L’autre est "Crooked Down" ou David tient la guitare synthé, dans un titre aux intonations tribales, un peu bordélique mais aussi bien plus sophistiqué.

Le moins qu’on puisse dire est que Bonnie RAITT parvient toujours à se renouveler, semble-t-il toujours avec le même plaisir. Pas d’hymne dans cette livraison, mais un savoir faire évident, la belle maîtrise sa voix et sa guitare slide retentit avec plus de constance qu’auparavant, pour le meilleur. La musique est toujours agréable toujours de bon aloi, mais la balance penche plus vers un trois de qualité que vers un quatre surestimé. Il n’en demeure pas moins que cet album devrait réjouir ses nombreux fans. Bonnie prend de l’âge mais son art reste de tout premier ordre.

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   ERWIN

 
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- Bonnie Raitt (chant-guitare)
- John Cleary (claviers)
- Mitchell Froom (claviers-sax)
- George Marinelli (guitare)
- James Hutchison (basse)
- Ricky Fataar (batterie)
- Maia Sharp (voc-sax)
- David Batteau (synth guitar sur 6)


1. I Will Not Be Broken
2. God Was In The Water
3. Love On One Condition
4. So Close
5. Trinkets
6. Crooked Crown
7. Unnecessarily Mercenary
8. I Don’t Want Anything To Change
9. Deep Water
10. Two Lights In The Nightime
11. The Bed I Made



             



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