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ROCK / NéO PROG  |  STUDIO

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1983 Script For A Jester's...
1985 Misplaced Childhood
1987 Clutching At Straws
1989 Season's End
1997 This Strange Engine
1999 Marillion.com
2001 Anoraknophobia
2004 Marbles On The Road (ext...
2007 Somewhere Else
 

- Style : Pendragon, Iq, Ayreon
- Membre : The Wishing Tree , Gtr, Transatlantic, Steve Rothery
- Style + Membre : Fish, Steve Hogarth & R. Barbieri
 

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MARILLION - Anoraknophobia (2001)
Par SUNTORY TIME le 6 Juin 2010          Consultée 3526 fois

MARILLION continue son bonhomme de chemin, non sans avoir laissé quelques plumes ces dernières années. Après le magistral This Strange Engine, le groupe phare du néo-prog accouche de deux albums aussi surprenants que controversés. Radiation (1998) et Marillion.com (1999) choquent par un son plus brut, plus rock, et une production considérée selon certains comme catastrophique (ce n’est pas mon avis, loin de là). Autant dire que devant des fan déroutés, la bande à Steve HOGARTH se doit de ne pas rater sa prochaine progéniture, attendue avec grande inquiétude.

Bon, réglons le problème de la pochette et du titre. Neuf petits bonhommes vêtus d’anoraks, un cintre dans leur main gauche (Ils ressemblent étrangement à Kenny dans South Park, vous ne trouvez pas ?), avec ce titre franchement bizarre : « Anoraknophobia » … probablement un jeu de mot lié à l’arachnophobie (la peur des araignées, pour ceux qui l’ignorent). Je ne sais pas si l’un des membres du groupe a une peur panique des anoraks, mais voilà un titre pour le moins saugrenu. Et autant être franc, cette pochette est particulièrement moche, et fait davantage penser à un album de techno infâme qu’à un album de prog. D’autant plus que ni le titre ni la pochette n’ont de rapports avec les morceaux du disque, qui sont, eux, tout bonnement excellents.

Anoraknophobia ne se démarque pas tant que ça de ses deux prédécesseurs, il affiche un son rock très prononcé et une énergie débordante. Le premier titre est en cela une bonne entrée en matière : « Between You and Me » est un morceau puissant, enthousiaste, et aux riffs acérés. Un vrai moment de plaisir qui nous donne envie de danser. « Map of the World », plus pop, se situe dans le même registre.

Mais MARILLION n’oublie pas ses racines progressives, loin de là. La moitié des morceaux dure plus de 9 minutes, comme « Quartz » et « If My Heart Were a Ball (…), au tempo assez lent mais aux variations musicales nombreuses, et aux mélodies subtiles, même si « If my Heart (…) » se veut plus rageur du moins dans sa première partie. La sublime « When I Meet God » est comme deux chansons en une, tant les deux parties sont différentes, mais elles s’enchaînent merveilleusement, ce qui fait de ce morceau (surtout la première partie) l’un des meilleur du disque.

« The Fruit of the Wild Rose » dénote par sa guitare très bluesy, toutefois moins « hors sujet » que ne l’était “Born to Run” sur Radiation. Quant à « Separated Out », il obtient la palme du morceau le plus barré de l’album, entre riffs violemment hard et passages plus enfantins saupoudrés de samples d’un vieux film.

Mais le sommet d’Anoraknophobia reste son titre le plus long, « This is the 21st Century ». Peut-on parler de progressif pour cette chanson ? Vu ses 11 minutes, on peut penser que c’est du prog, mais ici tout est au même niveau, la rythme de batterie ne varie pas du début à la fin, l’ambiance est sensuelle… terriblement sensuelle, tout comme les paroles. Les claviers sont magiques, et le son de la guitare de Steve ROTHERY semble venu de nulle part. Un des plus beaux morceau de toute la carrière de MARILLION, assurément.

Le retour de Dave MEEGAN à la production s’est révélé fructueux, Anoraknophobia est un des meilleurs albums de MARILLION depuis Season’End, Brave et This Strange Engine, et se distingue par une plus grande sobriété des compositions même si elles restent suffisamment complexes pour être considérées comme du néo-prog. La Guitare de Steve ROTHERY n’est plus aussi reconnaissable qu’avant, sauf sur « This is the 21st Century » ou pour le coup elle est magistrale. Quand aux claviers de Mark KELLY, ils sont plus directs, secs et moins sophistiqués. Notons les parties de basses très réussies, Pete TREWAVAS est ici en grande forme et s’affirme de plus en plus. Et le chant de Steve HOGARTH se fait plus virulent (à la manière de Radiation), il n’hésite pas à hurler à s’en rompre les cordes vocales sur le refrain de « If my Heart (…) ».

Plus aboutit que ses deux prédécesseurs, Anoraknophobia est cependant le fruit des expérimentations de ces dernier – surtout Radiation – et marque la transition entre le rock brut de la fin des 90’s et le retour en grâce du progressif (Marbles, chef-d’œuvre intemporel du groupe, pointe à l’horizon).

Encore un excellent album de MARILLION. Décidément, ce groupe n’a pas fini de nous surprendre.
Bienvenue au 21ème Siècle !

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   SUNTORY TIME

 
   MARCO STIVELL

 
   (2 chroniques)



- Steve Hogarth (chant, claviers, percussions)
- Steve Rothery (guitare)
- Mark Kelly (claviers)
- Pete Trewavas (basse)
- Ian Mosley (batterie)


1. Between You And Me
2. Quartz
3. Map Of The World
4. When I Meet God
5. The Fruit Of The Wild Rose
6. Separated Out
7. This Is The 21st Century
8. If My Heart Were A Ball It Will Roll Uphill



             



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