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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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2004 Marbles On The Road (ext...
2007 Somewhere Else
 

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- Membre : The Wishing Tree , Gtr, Transatlantic, Steve Rothery
- Style + Membre : Fish, Steve Hogarth & R. Barbieri
 

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MARILLION - Misplaced Childhood (1985)
Par BUDDY le 12 Novembre 2005          Consultée 16057 fois

Tout a été dit, ou presque sur ce groupe légendaire qu’est Marillion. Que le groupe doive son nom à un roman fantastique de Tolkien ne suffirait pas à résumer ce que ce génial combo a apporté au rock progressif. Fish et ses acolytes n’ont pas un look branché, bien au contraire, ils sont nettement plus proches de bûcherons irlandais, que du style dandy de Brian Ferry. En tous les cas, Fish ne paie pas de mine dans ses trainings de sport, ses capes de concert satinées, et son maquillage à la Peter Gabriel.

Et c’est en 1985 que Fish et sa tribu vont sortir, ce qui va constituer une référence pour le monde du rock et celui du rock « progressif ». « Misplaced Childhood » est une fresque de 41:16, que vous prenez plaisir à écouter, en vous laissant bercer par les mélodies planantes de Mark Kelly et de Steve Rothery, et par l’énorme charisme que dégage Fish, qui sous des allures de grosse brute et de vieil ours mal léché, sait dompter sa voix à merveille, et la rendre tour à tour, douce, violente, mélancolique et visqueuse… oui, mesdames, cet homme là sait tout faire !
Il est dit par ailleurs que cette galette est une fresque. La preuve en est qu’entre chaque titre, il n’y a pratiquement pas de coupure, un peu comme un peintre aurait fait glisser son pinceau sur sa toile. Fish et sa bande, d’un coup de baguette magique mettent tout le monde d’accord. Un rock entremêlé de saveurs des seventies et un hard lourd des années 80. Mélange réussi et osmose totale. « Misplaced Childhood » est tout cela.
« Pseudo Silk Kimono » est une entrée en matière planante, ou les synthés de Kelly et les glissés de guitares ont la part belle. La voix profonde de Fish au milieu de cette atmosphère, va laisser place après 2 :14, au titre qui pourrait être considéré comme le « tube » de cet opus. « Kayleigh » avec son intro à la guitare dopée au « delay » démarre fort et ce morceau fera date dans l'histoire du groupe.
Une rythmique carrée encadre ce titre classique dans la conception, mais qui n’en est pas moins un morceau remarquable. La voix de Fish explose dans le refrain et lui donne toute sa puissance. Le solo guitare après le premier refrain est remarquable de simplicité et d’inventivité et Rothery possède ce son bien à lui, qui fait toute la différence.

« Lavender » et son intro géniallissime au piano, suivie de la voix magique de Fish, ainsi que des interventions de basse et de guitare, est fort bien conduit. Son couplet calme, enivre l’auditeur, jusqu’à la montée en puissance qui va donner vie au refrain très syncopé lui aussi.
« Bitter Suite » est un medley de plusieurs influences diverses du groupe (le fantôme du Floyd n’est pas très loin…). La mélancolie se fait ressentir sur « Heart Of Lothian » ou la musicalité est très fine dans le couplet ainsi que dans les ponts musicaux. Les arrêts bien à propos font de ce morceau un titre bien spécifique. Jusqu’au démarrage du passage « Wide Boy » assez syncopé ou la rythmique est infernale.
« Waterhole » ou Ian Mosley matraque ses fûts et où la guitare de Steve Rothery est affûtée comme un sabre surprend par sa différence, par rapport au reste de l’album, et est un titre assez hard, jusqu'à ce que « Lords Of The Backstage » prenne la relève avec son rythme ultra perfectionné et saccadé à souhait, ce titre étant assez représentatif de ce que fait de mieux le groupe. Alors que « Blind Curve » est déjà en route et déverse toute sa puissance, ainsi que toutes les influences du groupe qui sont retracées ici.
La légèreté de « Childhoods End » pourrait faire penser à un titre commercial, mais il n’en est rien. Ce titre trouve naturellement sa place au sein de cet album, et prépare l’épilogue de cette œuvre originale. La basse ici, joue un rôle important, c’est elle qui guide les mélodies de Fish sur pratiquement tous les couplets. Le refrain, lui aussi est plus rock que le couplet mais parfaitement interprété.
L’album se termine avec un titre assez gras (White Feather) qui se situe bien dans l’esprit de l’album mais ne sera pas en tête de ligne, car trop brouillon, à mon goût.

Voilà, cet album des cinq anglais est une pure merveille musicale, et même avec les années qui passent, cet opus reste un des meilleurs du groupe, pour ne pas dire le meilleur. La gageure de Marillion était de réunir les nostalgiques des seventies et les fans du hard pur et dur. Pari réussi.

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   (3 chroniques)



- Mark Kelly. (claviers)
- Steve Rothery. (guitares)
- Fish. (chant)
- Ian Mosley. (batterie)
- Pete Trewavas. (basse)


1. Pseudo Silk Kimono
2. Kayleigh
3. Lavender
4. Bitter Suite
5. Heart Of Lothian
6. Waterhole (expresso Bongo)
7. Lords Of The Backstage
8. Blind Curve
9. Childhoods End?
10. White Feather



             



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