Recherche avancée       Liste groupes



      
POP-ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

Commentaires (3)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1982 Market Square Heroes
1983 He Knows You Know
  Script For A Jester's...
  Garden Party - The Great...
  Recital Of The Script
1984 Punch And Judy
  Fugazi
  Assassing
  Real To Reel
1985 Kayleigh
  Lavender
  Misplaced Childhood
1987 Clutching At Straws
1989 Seasons End
1991 Holidays In Eden
1994 Brave
1997 This Strange Engine
1999 Marillion.com
2001 Anoraknophobia
2004 Marbles On The Road (ext...
2007 Somewhere Else
2019 With Friends From The Or...
2022 An Hour Before It's D...
 

- Style : Twelfth Night, Ayreon, Pendragon, Iq
- Membre : Steve Hogarth, Arena, Steve Rothery , Transatlantic, Gtr, The Wishing Tree
- Style + Membre : Steve Hogarth & R. Barbieri , Kino [uk], Fish
 

 Site Officiel (2511)

MARILLION - An Hour Before It's Dark (2022)
Par MARCO STIVELL le 3 Avril 2022          Consultée 1204 fois

Chers MARILLION, je vous ai tant aimés durant les années 2004-2007 pendant lesquelles j'ai découvert l'ensemble de votre oeuvre. J'en étais dingue, je vous écoutais autant que GENESIS, me mettant et me remettant les albums en boucle : Misplaced Childhood, Clutching at Straws, Seasons End, Brave, Afraid of Sunlight, Radiation... À sa sortie en 2004, Marbles avait été le déclencheur de tout cela.

Je n'ai plus jamais acheté d'album à sa sortie ensuite, sauf Somewhere Else en 2007, mais comme cela a été le moment où j'ai commencé à décrocher de votre carrière, et qui s'est véritablement concrétisé avec les années 2010, je préfère l'oublier. MARILLION était devenu trop sombre par certains aspects et, musicalement, en parallèle, se complaisait haut et fort dans une facilité d'écriture qui finissait par nuire à l'attrait mélodique, à la magie faite d'évidences qui agissait encore jusqu'au milieu des années 2000 sans trop de mal.

Sounds That Can't Be Made, F.E.A.R, je mis des années à ne serait-ce que les écouter ; même l'envie n'y était plus et, une fois que ce fut fait, plaisir réduit à néant. Et voici qu'en ce mois de mars 2022, je me retrouve en plein jour de la sortie de An Hour Before It's Dark à acheter le disque comme ne l'ayant pas fait depuis plus de 15 ans, guidé par un je-ne-sais-quoi d'idée qui me fait penser que cette fois, ça en vaut la peine.

Pourtant, ça partait mal avec cette idée de concept écologicollapso-moraliste. Steve Hogarth (toujours impossible de dire simplement « H ») nous assénait déjà "The Last Century for Man" avec son éternel sourire de bôgoss en 2007, il a eu encore largement le temps de nous prévenir depuis, et là, coronavirus aidant, il en ajoute une bonne couche. Et comme s'ils étaient les seuls à le faire ! Très engagé, MARILLION ? Plutôt très dans l'air du temps, et même quand ils étaient à la mode, il y a belle lurette, ils savaient brillamment se distinguer. Certes, l'âge a bien avancé, c'est déjà miraculeux qu'ils soient toujours ensemble à cinq.

J'avoue ne pas être suffisamment anglophone pour cela, mais certains amis et collègues ont déjà souligné le niveau bateau voire collégien des textes moralistes et - manifestement - maladroits de "Murder Machines", de "Be Hard on Yourself". Sans même aller jusqu'à parler ainsi, l'artwork du livret nous met en condition et, une fois encore, ce ne sont pas les mots de Hogarth (à l'exception de "Sierra Leone" éventuellement) qui vont susciter, relancer la passion pour un groupe qui semble devenu des plus communs. Seule la nostalgie permet de penser le contraire. Sauf qu'il y a la partie musicale, et là, en revanche, on peut trouver son compte.

Même s'il y a toujours des éléments discutables, à savoir la collaboration 'étouffante' avec Mike Hunter, les facilités de création. Et surtout, cette envie ici de découper les morceaux longs ("Be Hard on Yourself", "Reprogram the Gene", "Care", "Sierra Leone") en sous-parties étalées chacune sur une piste de disque différente est très bizarre, surtout quand elles sont très semblables comme la deuxième et la troisième de "Reprogram the Gene".
Heureusement, je n'ai plus ma vieille petite chaîne hi-fi Brandt des années 90 qui pouvait clairement marquer les passages par des blancs sonores et que j'avais encore pour Marbles...

N'en reste pas moins que, pour les trois-quarts, An Hour Before It's Dark est une réussite sonore, musicale à défaut d'être mélodique. Quelques très beaux éléments à ce sujet (le milieu de "Sierra Leone", les instants pop lumineux de "Reprogram the Gene", "The Crow and the Nightingale" bien qu'elle soit un peu longue) où Steve Hogarth élève un peu la voix. Le reste semble plus facile, mais du bon facile, bien aidé par les superbes claviers de Mark Kelly, les quelques interventions en lead de Steve Rothery toujours idéal en soutien par ailleurs. Ian Mosley retrouve une finesse très plaisante, tandis que Pete Trewavas semble un peu noyé la plupart du temps. Ses retours à l'avant n'en sont que plus prodigieux (la basse baveuse du début de "Care", miam !).

En dehors d'ambiances réussies et souvent planantes, d'arrangements de chorale féminine (voire de Kat Marsh seule) ou plus rarement de cordes à l'avenant, ce qui renforce le plaisir d'écoute avec An Hour Before It's Dark, c'est une fluidité dans le développement des idées qui manquait cruellement depuis une quinzaine d'années. Moins de hachures 'pour faire prog', moins de titres rock discutables, quitte à se laisser avoir par un trop grand souci d'homogénéité et, encore une fois, le découpage des longs titres n'en est que plus incompréhensible.

Néanmoins, ce MARILLION-là, plutôt 'space', doucereux sans être ennuyeux (du moins assez peu), ample et apaisant malgré le thème de concept choisi, on en redemande. Y compris pour un très court instrumental tel "Only a Kiss" où la carte de la finesse se fait ressentir. Ce n'est pas un grand album, mais "Sierra Leone" (qui traite du quotidien du pays africain, entre violences et exploitation-traffic de diamants, où le virus Ebola a également commis des ravages) s'inscrit parmi les réussites indéniables, ainsi qu'une bonne part des autres morceaux longs.

Note réelle : 3,5

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par MARCO STIVELL :


TAÏ PHONG
Before The Dragons (2017)
Génie du vent et prince de la musique




HEGOA
RÊve De Papier, Partie 2 - Rimeraie (2019)
Rock progressif français.


Marquez et partagez





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Ian Mosley (batterie)
- Steve Rothery (guitares)
- Pete Trewavas (basse, guitare additionnelle)
- Mark Kelly (piano, claviers, programmations)
- Steve Hogarth (chant, piano, claviers, choeurs, glockenspie)
- Kat Marsh (choeurs, arrangements chorales)
- Luis Jardim (percussions)
- Bethan Bond (harpe)
- Maria Frankowski, Ingrid Schang (violon)
- Nicole Miller (alto)
- Annemie Osborne (violoncelle)
- Chorales Noir Et Friends Chorus


1. Be Hard On Yourself 1 - The Tear In The Big Pictur
2. Be Hard On Yourself 2 - Lust For Luxury
3. Be Hard On Yourself 3 - You Can Learn
4. Reprogram The Gene 1 - Invincible
5. Reprogram The Gene 2 - Trouble-free Life
6. Reprogram The Gene 3 - A Cure For Us?
7. Only A Kiss
8. Murder Machines
9. The Crow And The Nightingale
10. Sierra Leone 1 - Chance In A Million
11. Sierra Leone 2 - The White Sand
12. Sierra Leone 3 - The Diamond
13. Sierra Leone 4 - The Blue Warm Air
14. Sierra Leone 5 - More Than Treasure
15. Care 1 - Maintenance Drugs
16. Care 2 - An Hour Before It's Dark
17. Care 3 - Every Cell
18. Care 4 - Angels On Earth



             



1999 - 2022 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod