Recherche avancée       Liste groupes



      
POP / NéO-PROG  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1983 Script For A Jester's...
1985 Misplaced Childhood
1987 Clutching At Straws
1989 Season's End
1997 This Strange Engine
1999 Marillion.com
2001 Anoraknophobia
2004 Marbles On The Road (ext...
2007 Somewhere Else
 

- Style : Pendragon, Iq, Ayreon
- Membre : The Wishing Tree , Gtr, Transatlantic, Steve Rothery
- Style + Membre : Fish, Steve Hogarth & R. Barbieri
 

 Site Officiel (1333)

MARILLION - Marillion.com (1999)
Par SUNTORY TIME le 26 Septembre 2010          Consultée 3713 fois

MARILLION continue de sortir de nouveaux albums au rythme effréné d’un par an. C’est donc peu de temps après le déroutant Radiation qu’apparaît Marillion.com, qui s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur.
Le titre de ce skeud est tout un symbole car c’est bel et bien Internet qui a permis au groupe de survivre et de rester en contact avec ses fans et de continuer à enregistrer plusieurs disques grâce aux dons des fans.

Marillion.com est clairement le petit frère de Radiation (les deux pochettes sont d’ailleurs très semblables), avec un son plus brut, mais moins surprenant que sur Radiation. Ici, le groupe d’Aylesbury s’adonne davantage à une pop légère qu’à un rock expérimental. C’est d’ailleurs depuis cet album qu’est apparu un parallèle entre U2 et MARILLION.

Alors quoi ? Le groupe phare du néo-prog se laisserait-il aller à la facilité ? A la soupe commerciale ?
Si les 7 premières chansons sont bien dans cette veine pop, les deux derniers morceaux font office de faire valoir progressif, surtout « Interior Lulu ». Mais commençons par le commencement.

« A Legacy » est une bonne chanson de 6 minutes, entre passage électrique et final acoustique. Sans être exceptionnelle, elle fait preuve de qualité. « Deserve » démarre au quart de tour par un solo de saxo inattendu. Voilà une chanson pop dans toute sa splendeur ! Si composer des titres radiophoniques n’est pas le meilleur atout de MARILLION, l’essai est particulièrement réussi tant on se laisse entraîner par cette énergie rafraîchissante. Puis vient « Go ! », sans hésiter la meilleur chanson de l’album (les deux derniers titres mis à part). Lente, paisible, invitant au voyage, « Go ! » nous livre un des rares solos de l’ami Rothery sur ce disque. Et que dire du final ? Puissant, grandiose, et d’autres qualificatifs que je n’ai pas en tête à l’instant… sublime. "Wide awaaaaake ... in the eeeedge ... of the wooooorld !!!"

Pour la suite, ça se gâte pas mal. « Rich » veut faire dans le même esprit radiophonique que « Deserve », mais se révèle agaçante avec ses « tududutu tutudu » à répétition. « Enlightened » est jolie et calme, mais n’est pas pour autant mémorable. « Built-in Bastard Radar » (« Détecteur de Salaud Intégré ») rejoue la carte des sonorités trafiquées expérimentées sur Radiation, mais se révèle au final sans grand intérêt. « Tumble Down the Years » est une autre belle ballade au potentiel radiophonique indéniable. Sympathique, mais pas indispensable.

Mais passons aux choses sérieuses, LA grande pièce progressive de l’album qu’est « Interior Lulu » (drôle de titre quand même). Première partie assez étrange, entre une basse pépère et une rythmique type tam-tam, on ne sait pas trop à quoi s’attendre durant ces 4 premières minutes. Puis survient un solo de synthé tonitruant qui n’est pas sans rappeler celui de « This Strange Engine ». Une autre rythmique s’installe, les ambiances se font plus riches et la guitare de Steve Rothery se déchaîne davantage. Le morceau prend une nouvelle dimension quand un sublime solo de guitare débarque (là aussi, on repense à « This Strange Engine »), puis laisse place à un court interlude de guitare acoustique. Nous somme à 10 minutes de musique… mais ce n’est pas fini. Le climat devient orageux, le temps se couvre, la voix de Steve Hogarth semble lointaine. Ambiance magnifiquement sombre, aux sonorités diverses (cloches de cathédrale, tonnerre) avant que la batterie et la guitare ne se déchaînent pendant que Hogarth s’époumone pour faire face à la rage des instruments. Puis tout s’arrête… on reste en suspension dans cette atmosphère glauque qui transite vers le dernier morceau.

L’ambiance de « House » est bien plus apaisée et s’oppose à la construction complexe de « Interior Lulu ». Dix minutes linéaires, sans variation. Paisible. Idéale à écouter dans un train, en regardant défiler le paysage. Si « House » est loin de faire partie du palmarès des meilleurs morceaux de MARILLION, il n’en demeure pas moins unique en son genre, dans ce style new-age accompagné d’une trompette « bouchée ». Une belle conclusion pour cet opus.

Marillion.com est un bon album, malgré le fait qu’il fut très décrié à sa sortie, à l’instar de son grand frère Radiation. Mais Radiation avait le mérite de surprendre l’auditeur par ses expérimentations extrêmes, ce qui n’est pas le cas de Marillion.com, beaucoup trop lisse. Toutefois, MARILLION nous livre un nouveau chef-d’œuvre avec « Interior Lulu », 15 minutes de progressif particulièrement réussies, mais qui souffrent toutefois de la comparaison avec « This Strange Engine » sorti deux ans plus tôt. Marillion.com est peut-être le disque le plus méconnu du groupe, un disque mineur, mais il serait dommage de passer à côté, ne serait-ce que pour « Deserve », « Go ! » et « Interior Lulu ».

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par SUNTORY TIME :


Steve HOGARTH & R. BARBIERI
Not The Weapon But The Hand (2012)
Marillion + porcupine tree = mariline tree !




MARILLION
Radiation 2013 (2013)
Ou comment réhabiliter un album polémique


Marquez et partagez





 
   SUNTORY TIME

 
   MARCO STIVELL

 
   (2 chroniques)



- Steve Hogarth (chants, claviers)
- Steve Rothery (guitares)
- Mark Kelly (claviers)
- Pete Trawavas (basse)
- Ian Mosley (batterie)


1. A Legacy
2. Deserve
3. Go !
4. Rich
5. Enlightened
6. Built-in Bastard Radar
7. Tumbled Down The Years
8. Interior Lulu
9. House



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod