Recherche avancée       Liste groupes



      
NéO-PROG  |  DVD

L' auteur
Acheter Ce DVD
 


 

1983 Script For A Jester's...
1985 Misplaced Childhood
1987 Clutching At Straws
1989 Season's End
1997 This Strange Engine
1999 Marillion.com
2001 Anoraknophobia
2004 Marbles On The Road (ext...
2007 Somewhere Else
 

- Style : Pendragon, Iq, Ayreon
- Membre : The Wishing Tree , Gtr, Transatlantic, Steve Rothery
- Style + Membre : Fish, Steve Hogarth & R. Barbieri
 

 Site Officiel (1186)

MARILLION - The Recital Of The Script (1983)
Par JOVIAL le 8 Novembre 2010          Consultée 3333 fois

En écrivant cette chronique, j’adresse un message à tous ceux qui penseraient encore que les fanatiques de MARILLION en auraient toujours beaucoup trop rajouté à propos Fish, que l’Ecossais n’était au final qu’un bon frontman et rien de plus. À tous ceux-là, The Recital of the Script est la meilleure réponse que je pourrais leur fournir. Ce live (ou plutôt ces live, il y en a deux ici) est un formidable témoignage de ce que pouvait donner MARILLION sur scène au début de sa carrière.

Nous sommes ici en 1983, le groupe d’Aleysbury vient tout juste de sortir son premier album, qui a d’ailleurs rencontré un relatif succès, et déjà la salle de l’Hammersmith Odeon est pleine à craquer de jeunes gens venus voir ce groupe dont tout le monde parle - MARILLION s’étant très vite taillé une excellente réputation, de par ses très bons singles « Market Square Heroes » et « Garden Party », et surtout par la présence d’un chanteur au charisme hors du commun, un géant descendu des Highlands, qui, disait-on, exerçait le métier de bûcheron avant de se lancer dans la musique. The Recital of the Script sera une énorme claque infligée à tous les spectateurs présents. Car ce que Fish donnera ce soir-là est une des plus grandes prestations musicales qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à présent. Il suffit de regarder au moins une fois ce live pour comprendre ce qu’était réellement la ferveur autour de MARILLION à l’époque : en un seul regard, son chanteur était capable d’hypnotiser une salle entière, de la retourner à son avantage… Fish impressionne, Fish est tantôt poète, tantôt chanteur, tantôt acteur. Il vit ses textes et sa musique, focalise notre attention comme jamais, et nous laisse le contempler, bouche-bée. Les moments d’anthologie s’y succèdent : le massacre d’une plante sur « The Web », le militaire mitraillant la foule, puis son propre suicide sur « Forgotten Sons », et enfin le fameux meurtre rituel d’un spectateur, visiblement tétanisé, sur « Grendel ». Le public est aussi subjugué que nous par le natif de Dalkeith, et il n’est pas rare de voir quelques doigts en V levés, quand d’autres rentrent en total transe sur les passages les plus instrumentaux, que Fish transcende lui-même par ses faits et gestes.
À signaler aussi la présence de ses quelques petits discours, comme il adorait le faire entre chaque morceau, mobilisant par exemple l’opinion sur la guerre d’Irlande juste avant « Forgotten Sons ». Bref, je sens que je m’étale un peu trop sur le bonhomme, et que cela va bientôt m’être reproché, mais qu’importe, on aura compris que The Recital of The Script, c’est avant tout Fish, et que ce live vaut à mon avis tout ceux de la période Hogarth*.

Oui, enfin, c’est vrai que j’exagère, MARILLION n’est pas que Fish, et les autres musiciens sont d’ailleurs eux-aussi plutôt en forme : Pete Trewavas se démène comme un beau diable durant tout le concert, et m’impressionne particulièrement par la qualité et la richesse de son jeu, qui donne à cette musique une base solide et entraînante. À la guitare, Steve Rothery est en total symbiose avec son instrument et nous sort des soli hors du temps : « The Web » en particulier, mais aussi « Chelsea Monday », où il tire de magnifiques larmes à sa guitare. Peut-être quelque peu en retrait sur les passages les plus musclés, laissant la part belle à Trewavas et Fish, il règne au contraire sur les passages les plus atmosphériques, qu’il contrôle par des arpèges nets et mélancoliques. Mark Kelly reste quant à lui très en retrait, mais on mettra ça sur le compte de la masse de matériel à gérer. En effet, difficile de se montrer lorsque l’on doit gérer plusieurs synthés en même temps. Néanmoins, il apporte le côté dramatique à la représentation, de part ses nappes de brumes envoûtantes ou au contraire ses soli bien sentis et d’une très grande classe.

Et Mick Pointer dans tout cela ? Allez, avouez-le, vous saviez que j’allais lui consacrer mon petit paragraphe de critiques exacerbées, vous le saviez n’est-ce pas ? Oui ? C’est vrai ?Bon, c’est plus drôle alors… Mais bon, il est vrai que je ne peux m’empêcher de signaler que sans le sieur Mick Pointer (ça rime), The Recital of The Script aurait été le live ultime du rock progressif des 80’s, et voire même un des meilleurs live tout court. Ouais, rien que ça. Dommage, il faudra compter avec le jeu pachydermique du batteur anglais, d’une pauvreté affligeante.

Pour ce qui est du live à l’Hammersmith Odeon, MARILLION jouera l’intégralité de son album, avec en rappel « Market Square Heroes », qui déchaînera le public, et la cerise sur le gâteau, les 17 minutes d’un « Grendel » épique et merveilleux. Le concert en lui-même est une grosse réussite, mais la réalisation à quelquefois à tendance à désirer, tout comme la qualité de l’image. Les bonus sont quant à eux plutôt bons : une fin de concert au Marquee de Londres, avec un « He Knows You Know » excellentissime, un backstage plutôt inutile (voir Mick Pointer en slip, on aura vu mieux dans le domaine de l’érotique…), un rappel de « Market Square Heroes », malheureusement tronqué, et enfin un interview de Fish, que je n’arrive à comprendre qu’à moitié, du fait de l’absence de sous-titres et de la présence d’un accent écossais très prononcé dans l’anglais du chanteur.

The Recital of The Script est donc le live de MARILLION qu’il vous faut avoir vu au moins une fois dans votre vie avant d‘aller pourrir dans votre tombe. C’est sans aucun doute un des mes concerts préférés, peut-être celui qui me fait tellement regretter d’être né 9 ans plus tard. Un must, le meilleur témoignage qu’on pourrait demander à propos des premières années du groupe anglais, qui ne fera jamais mieux en termes de live.

* Ceci n’est qu’une basse provocation de ma part, mais je ne pouvais y résister.

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par JOVIAL :


SUPERTRAMP
Brother Where You Bound (1985)
Supertramp sans Roger Hodgson... impossible ?




The CESARIANS
Cesarians 1 (2009)
Un nouvelle voie pour le rock ? Un chef d'oeuvre.


Marquez et partagez





 
   JOVIAL

 
  N/A



- Fish (chant/percussions)
- Steve Rothery (guitare)
- Pete Trewavas (basse)
- Mick Pointer (batterie)
- Mark Kelly (claviers)


- hammersmith Odeon (april 18th 1983)
1. Script For A Jester's Tear
2. Garden Party
3. The Web
4. Chelsea Monday
5. He Knows You Know
6. Forgotten Sons
7. Market Square Heroes
8. Grendel
- extras/marquee (1982)
9. He Knows You Know
10. Backstage
11. Market Square Heroes (excerpt)
- fish : Interview



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod