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ELECTRO POP  |  STUDIO

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- Style : A-ha, Duran Duran, Omd
- Membre : Dave Gahan , Yazoo, Martin Gore
- Style + Membre : Erasure

DEPECHE MODE - Sounds Of The Universe (2009)
Par SEIJITSU le 2 Août 2011          Consultée 7742 fois

En cette fin de décennie, beaucoup de groupes rescapés des années 80 semblent décidés à faire leur come-back. Après le retour de U2 ou encore de SLAYER, si on est habitué à la partie Metal du site, c’est au tour de DEPECHE MODE de pointer le bout de sa truffe humide et triste.
Ce nouvel album ne déroge pas à la règle de ses collègues de l’époque. Une règle qu’ils ont su très bien appliquer en cette année 2009, car on connaît Sounds of The Universe avant même de l’avoir écouté. Toujours cette pop électronique et dépressive… Mouais. Si Playing The Angel avait son lot de petites tentatives de renouvellement, cette dernière sortie reste dans la grande lignée de ce que le groupe a fait dans le passé.

Sur la forme, cela reste tout de même différent. Mi-figue, mi-raisin, après quelques écoutes, on s’aperçoit rapidement que Sounds of The Universe est un beau condensé du minimalisme de Exciter et des climats sombres et mélancoliques de Playing The Angel. Martin GORE et ses potes mélangent donc le noir avec le blanc, le lumineux avec le ténébreux et cela aboutit… Au gris ! Jamais une pochette aussi affreuse n’a aussi bien représenté son contenu.

Passée la surprise du son, il faut s’attaquer aux compositions. La bonne nouvelle, c’est que cet album plaira aux personnes qu'ont ennuyées le précédent disque. Plus pop, plus catchy, la nouvelle cuvée s’apprivoise dès notre première rencontre. La mauvaise nouvelle, c’est que cela n’apporte pas grand-chose de nouveau à l’impressionnante discographie du groupe.
"Wrong", unique tube de l'album, est une belle fusion entre le refrain slogan de "Personal Jesus" et la noirceur de "Barrel of A Gun". Le morceau en lui-même est loin d’être mauvais, mais il se fait détrôner par son clip à l’esthétique glauque réussie. Ou comment créer un buzz avec un morceau seulement correct.
La suite de l’album n’est pas plus surprenante : on retrouve la voix soul et langoureuse de Dave Gahan, certes très agréable mais sans surprise ("Little Soul". Un interlude spatial plutôt anecdotique nous rappelant la bonne vieille OST de Final Fantasy IV ("Spacewalker"). Quant à Martin, il nous fait encore ses roucoulades sur "Jezebel", très loin d’égaler l'incroyable prestation qu’il avait livrée jadis sur le magnifique "Home".
Le reste se révèle incroyablement austère et même ennuyeux pour du DEPECHE MODE. Ce reproche peut paraître étrange de la part de quelqu’un qui a adoré Ultra, mais ce dernier était doté d’une ambiance noire que Sound of The Universe n’a pas la prétention de posséder.
Je n’y vois qu’une succession de chansons déjà entendues, construites sur les grosses ficelles qu’on connaît par cœur depuis au moins une bonne dizaine d’années. Sans parler des mélodies, loin d’être désagréables, mais basiques pour quelqu’un ayant été bercé toute sa jeunesse par Violator Ou Music For The Masses.

L’autre inconvénient qui pourrait déplaire à beaucoup de monde est cette absence de morceaux 'évidents' dans la veine de "I Feel You" ou de "Precious". Seul "Wrong" semble échapper à cette règle.
Voilà donc un disque austère jusqu’au bout, enfin faussement austère à vrai dire. Car les refrains à fredonner sous la douche sont aussi courants qu’un marchand de contrefaçon dans un souk. "Come Back", "Perfect" ou encore "Miles Away/The Truth Is" en sont les parfaits exemples. Il n’y a que "Peace" qui fasse tâche en ce qui concerne cet attribut, à cause d’un refrain trop dégoulinant pour être honnête.
Mais, ne nous fourvoyons pas trop vite. Comme tout disque de D.M qui se respecte, même les moins bons possèdent leur lot de perles. Cette fois-ci, elles ouvrent et terminent l'album : il s’agit bien sûr de "In Chains" et "Corrupt".
Rien de foncièrement neuf dans ces deux titres, mais c’est surtout le feeling surnaturel propre au trio, qui avait fait sa gloire dans les années 90 et qui les rend excellents. Le chant torturé de Gahan sur "In Chains" se révèle ahurissant. Quant à "Corrupt", c’est surtout son refrain à la fois menaçant et mélodique qui emporte mon adhésion, avec en prime une guitare lancinante difficilement oubliable.

Un album de plus donc ? Un album de plus en effet. Je ne suis pas vraiment déçu de ce nouveau disque du groupe anglais. DEPECHE MODE joue les fonctionnaires depuis 2001, alors je n’attendais pas grand-chose de sa part si ce n’est un album moyen ou correct au grand maximum.
Sounds of The Universe est juste du bon travail fait de manière professionnelle, mais aussi sans passion. La passion, voilà un élément que l’on trouvait régulièrement dans les sommets artistiques du groupe, l’émotion à fleur de peau et tout ce qui va avec. Tout cela s’est envolé et c’est regrettable.
Allez, une petite note positive tout de même. Dave Gahan parvient à garder une assurance incroyable dans son chant malgré les années. Même s’il n’atteindra plus jamais les performances vocales que l’on a connues sur Songs of Faith And Devotion et Ultra.

J’espère que les fans les plus hardcore de la formation comprendront ma (légitime) sévérité car, habituellement, j’apprécie énormément DEPECHE MODE. Mais, comme on dit souvent, qui aime bien châtie bien.

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   SEIJITSU

 
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- Dave Gahan (chant)
- Martin Gore (chant, guitare, claviers)
- Andrew Fletcher (basse, claviers)
- Christian Eigner (batterie - titres 1 & 4)
- Luke Smith (programmations)
- Andrew Phillpot (programmations - 2, 8 & 11)
- Christian Eigner (programmations - 2, 8 & 11)


1. In Chains
2. Hole To Feed
3. Wrong
4. Fragile Tension
5. Little Soul
6. In Sympathy
7. Peace
8. Come Back
9. Spacewalker
10. Perfect
11. Miles Away / The Truth Is
12. Corrupt



             



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