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- Style : A-ha, Duran Duran, Omd
- Membre : Dave Gahan , Yazoo, Martin Gore

DEPECHE MODE - Delta Machine (2013)
Par ARP2600 le 25 Avril 2013          Consultée 3049 fois

Un des grands mérites de Depeche Mode est la régularité métronomique de leurs publications. Leur histoire n'est pas dépourvue de problèmes mais le fait est que, depuis Music for the masses en 1987, il y a toujours eu entre 3 et 4 ans entre deux albums studio. Il est donc tout sauf étonnant de les voir revenir une fois de plus en ce printemps 2013 avec un nouvel opus, bien écrit mais peu original à l'instar de ses trois prédécesseurs.

Le petit nouveau se nomme Delta Machine. La pochette rugueuse met bien en évidence que ce titre a les mêmes initiales que celles du groupe. Quant à la signification, rien de bien mystérieux. Machine désigne l'orientation électronique limite indus que le groupe cultive depuis trente ans, Delta est une référence au blues du delta du Mississipi, or ils ont déjà abordé à plusieurs reprises un registre blues depuis Violator («Personal Jesus», «I feel you», «Dream on», etc.). On a eu beau gloser dans la presse sur cette signification, rien ne permettait de s'attendre à des choses très différentes de l'ordinaire. Il y a juste un rien plus de blues mais pas tant que cela quand même.

Ensuite, à l'instar d'Exciter et Sounds of the universe, deux autres «bons albums sans plus», Delta Machine souffre d'un certain manque de construction, de cohérence. Les chansons semblent s'enchaîner sans grand rapport entre elles, un problème auquel seul Playing the angel échappe dans les albums récents, peut-être par hasard ? On peut encore dire que la musique est comme souvent à tendance lente et sombre et que certains titres sont étrangement dépouillés, surtout dans la première partie de l'album.

Ainsi, le single éclaireur, «Heaven», est bien ingrat dans ce rôle. Son démarrage n'est pas époustouflant et ce n'est qu'au fur et à mesure de l'écoute qu'on peut constater qu'elle est très bien écrite. L'ouverture «Welcome to my world» souffre également d'un beat un peu sec tandis que «My little universe» propose un genre de techno minimaliste peu convaincant. «Angel» est un titre intéressant mais il ressemble un peu trop au bon vieil «I feel you». Il faut cependant éviter de s'arrêter à ce début décourageant, la suite du disque est sensiblement meilleure. «Secret to the end» est un des titres fournis par Dave Gahan et le premier de l'album a offrir plus de punch. A l'inverse, «Slow», le titre le plus blues du lot, est étonnamment efficace, c'est la seule où une approche dépouillée se justifie vraiment.

Le moment le plus émouvant de l'album est sans doute la ballade de Martin Gore «The Child Inside», une chanson qui nous rapproche plus de l'ambiance d'Ultra, ce qu'on peut dire également des excellentes «Should be higher» et «Alone», deux titres très électro voire techno. A l'opposé, «Soft Touch/Raw Nerve» est crânement électropop, rappelant carrément Speak and spell, en plus sombre et sérieux tout de même. La fin de l'album apporte le mélange le plus abouti entre blues et électro sur «Soothe my soul», qui ressemble à «Personal Jesus», et la contemplative «Goodbye».

Un mot sur les quatre bonus dont on ne sait pas trop s'ils font partie de l'album ou pas. «Long time lie» est présentée comme la toute première chanson coécrite par Gore et Gahan mais elle n'a rien de très spécial. Les trois autres sont fort électro, dans des styles encore plus dépareillés que sur l'album proprement dit. Il me semble donc assez sage de ne pas avoir fait un gros album de 74 minutes et d'avoir opéré à cette séparation 57+17.

Ce qui est le plus étonnant avec un tel disque, comme avec certains des précédents d'ailleurs, c'est l'accueil enthousiaste que lui a réservé une bonne partie de la presse (en particulier chez moi, en Belgique). Delta Machine est un bon album, oui, mais il ne mérite pas d'être considéré comme une grande œuvre, d'autant plus que ces ajouts au répertoire du groupe nécessitent plusieurs écoutes sérieuses pour être vraiment appréciés. On aura beau aimer Depeche Mode, il y a manifestement un manque d'honnêteté à leur égard, cette confiance aveugle mais peut-être intéressée qu'on réserve aux grands groupes.

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   (3 chroniques)



- Andrew Fletcher (claviers)
- Dave Gahan (chant)
- Martin Gore (guitare, claviers, chant)


1. Welcome To My World
2. Angel
3. Heaven
4. Secret To The End
5. My Little Universe
6. Slow
7. Broken
8. The Child Inside
9. Soft Touch/raw Nerve
10. Should Be Higher
11. Alone
12. Soothe My Soul
13. Goodbye

1. Long Time Lie
2. Happens All The Time
3. Always
4. All That's Mine



             



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