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- Style : A-ha, Duran Duran, Omd
- Membre : Dave Gahan , Yazoo, Martin Gore

DEPECHE MODE - Music For The Masses (1987)
Par ERWIN le 30 Juillet 2011          Consultée 4017 fois

Enregistré en terre francaise , à Suresnes, Music for the masses propulse les anglais de Basildon au firmament de la Pop synth. Les gimmicks du groupe, largement empruntés à la scène industrielle allemande et notamment KRAFTWERK, trouvent dans cet opus leur plus belle réalisation. Du synthé partout sur des titres en béton armé taillés pour les dance floor ou oeuvrants dans l’onirisme lyrique cher à Martin Gore. L’époque "classique" de DEPECHE MODE sera aussi le théatre de "101" film culte qui suivra les péripéties du groupe pendant sa tournée mondiale jusqu'au mythique concert du Rosebowl de Pasadena théatre des JO de 1984. L’image célèbre des trois synthés surplombant Gahan seul sur scéne restera le symbole de leur plus grande performance live.

Mais la musique pour les masses est avant tout un opus très complet, très complexe, qui présente les anglais au zénith de leur créativité, Gahan bien que déjà fragilisé par la toxicomanie trouve en son alter ego Gore les moyens d’exprimer une voix puissante et touchante, et ce dernier ne s’est certainement pas planté en composant certaines des meilleures chansons de sa vie. Mais Gore connaissant lui aussi des problêmes liés à la bouteille et se désintéressant totalement de la technique, l’architecture du mystérieux opus repose entièrement sur les épaules d’Alan Wilder, qui, sevré de compositions, se lance à corps perdu dans la production le son et l’ingénierie enserrant le skeud… Un instant de recueillement pour celui qui nous aura donné certaines des plus belles réalisations de ces années, garçon charmant et équilibré qui finira par larguer le vaisseau après des années de bons et loyaux services dans l’ombre de ses camarades. Mais pour l’instant l’alchimie est forte et propice, et Wilder, en visionnaire sonique qu’il est, va élever Dépêche Mode au rang d’icône.

Matin Gore crée donc des chefs d’œuvres "I want you now" en est l’exemple symbolique, atypique et envoûtant, ou un accordéon parfois silencieux crachote un souffle angoissant du début à la fin, écrin de cette comptine ou la voix du blondinet ténor crée un climat de tension extraordinaire. Attention, cette song est impérissable… A écouter dans le noir mais sans stresser… Dans le même élan "The things you said" voit s'élever la voix de Martin, plus douce encore qu’à l’accoutumée et où il déclame des lyrics ambigüs… "Sacred" voit se mêler les voix des deux chanteurs jusqu’à leur fusion. Enfin dans le trip chanson hypnotique la palme revient probablement à "Little 15" ou l’organe puissant de David Gahan crée une atmosphère subtile riche en émotions… Tout cela est très onirique, un sommet de mélancolie, pour ce qui est pour moi la plus belle chanson de DEPECHE MODE.

Mais les Discothèques ne sont pas oubliées dans notre opus au porte voix rouge : "Never let me down" en plus d’être la pierre angulaire de leur concert est faite pour se trémousser, "Nothing" et "strangelove" bien que moins originales, sont dans la même veine, et plairons aux amateurs des sorties en boite du samedi soir. Signalons l’apparition en sourdine d’une Guitare sur "Behind the wheel", titre emblématique s’il en est annonciateur des changement à venir.

"To have and to hold" me replonge dans les ténèbres stressantes de Black celebration, les arrangements de Wilder sont d’outre tombe, la voix de Gahan décisive sur une composition troublante de force retenue. Les anglais sont spécialistes de cette caractéristique : la force sans la violence, la puissance sans l’agressivité, cela nuit à leur rendement de performer sur scéne, mais sur disque cette puissance à contrario permet aux anglais de développer des compositions sans failles susceptibles de plaire à tous : du plus cool des rastamans au pire des black metalleux, et je pèse mes mots !

"Pleasure little treasure" est glissé en bonus track sur l’opus et nous présente le nouveau visage du groupe, Martin est descendu sur scène avec sa Gretsch et nous balance un petit riff distorsionné presque avec timidité, les éléments rock vont bientôt apparaître dans la zique des anglais. Violator est pour moi supérieur à Music for the masses mais le groupe atteint indubitablement l'apogée créatrice en matière de Synth pop sur ce joyau.

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   (4 chroniques)



- David Gahan - Chant
- Martin Gore - Chant Guitare Synthés
- Alan Wilder - Synthés, Batterie, Arrange
- Andrew Fletcher - ?


1. Never Let Me Down
2. The Things You Said
3. Strangelove
4. Sacred
5. Little 15
6. Behind The Wheel
7. I Want You Now
8. To Have And To Hold
9. Nothing
10. Pfimpf
11. Agent Orange
12. Pleasure Little Treasure



             



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