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- Style : A-ha, Duran Duran, Omd
- Membre : Dave Gahan , Yazoo, Martin Gore
- Style + Membre : Erasure

DEPECHE MODE - Ultra (1997)
Par STREETCLEANER le 1er Août 2011          Consultée 3367 fois

Après Songs of Faith and Devotion (1993) marquant un déclin certain par rapport à Violator (1990) que ce soit en termes de méga-hits percutants mais aussi de ventes, suivi d'une tournée harassante qui aura raison du ciment très friable qui maintenait encore les membres du combo dans une semblante unité de façade, les problèmes de drogues et d'addictions en tous genres, les tentatives de suicide de Gahan, et le départ d'Alan Wilder qui ne se sent plus à sa place, on pouvait à l'époque se demander quel serait alors l'avenir du groupe.

Mais finalement, même si le combo a survécu à ces épreuves, Ultra n'est pas né dans la facilité. Il faut dire que l'état de délabrement assez avancé du groupe, et de Gahan notamment, sera la cause de l'absence de tournée après la sortie de l'album. Pour Ultra la formation se voit donc réduite à trois membres après la sortie d'Alan Wilder, pourtant présent depuis 1982. Et un nouveau producteur, Tim Simenon, arrivera pour marquer la volonté du groupe d'un nouveau départ. Les relations sont toutefois encore difficiles entre les membres du groupe. Et les performances vocales de Dave au début des sessions d'enregistrement pas vraiment à la hauteur des attentes. On l'enverra prendre alors des cours de chant sur le côté.

On pourrait rappeler que Songs of Faith and Devotion avait surpris par cette recherche d'un son plus organique et cette attirance pour le rock. Pour Ultra on conservera en partie ce côté rock acquis sur l'album précédent mais on accentuera de nouveau le côté électronique. Ultra restera sombre. La formation n'étant pas remise totalement de ses éprouvantes épreuves ni de la tournée de Songs of Faith and Devotion. Ce sera le cas plus tard sur Exciter qui traduira une atmosphère plus sereine.

Pourtant je peux vous dire que je préfère le DEPECHE MODE encore hanté de Ultra à celui plus libéré de Exciter. Sans comparer les mélodies présentes dans les deux albums, Ultra possède la force d'une unité, d'une homogénéité, d'une cohérence. Tel un monolithe noir. Voilà ce qui me plaît notamment sur Ultra. Outre ses mélodies addictives, ce coeur légèrement obscur qui bat, qui rayonne et parcourt toute l'oeuvre. La beauté de ses légères ténèbres. Je pourrais dire d'une autre manière que Ultra ne contient pas de titres adaptés à un best-of à la différence d'un Violator. Cimentés entre-eux, ces titres participent de cet esprit commun, esprit commun duquel ils ne sauraient être retranchés sans être blessés.

Le premier titre de l'album "Barrel of a Gun", et premier single, ne déroutera plus grand-monde en fait. Présence de la guitare, ambiance sombre, à la rythmique digne d'un métronome, une voix distordue et plus agressive, il nous renvoie à ces morceaux plus "rock" de Songs of Faith and Devotion. Toutefois, on note déjà l'apparition de beats et de sonorités electro alors très dans le vent à l'époque. Il convient quand même de préciser qu'à cette époque Fletcher écoutait beaucoup de trip-hop.

On retrouvera encore des réminiscenses rock sur "Usuless", dans lequel la guitare s'impose vraiment d'entrée de jeu. Ce titre mélange avec habileté le côté pêchu et rêche du rock et les atmosphères plus feutrées de l'electro, le tout baignant toujours dans cette ambiance d'obscurité veloutée. La guitare, encore, que l'on retrouve sur "Freestate", absolument magnifique, dans ce titre souvent mésestimé et qui va chercher notamment des influences dans le blues et la country.

Mais l'electro ne se fait pas oublier, encore influencée par le trip-hop comme sur le plus serein et éthéré "The Love Thieves" à la mélodie prenante, et au final à la guitare particulièrement envoûtant. Autres moments forts de cette oeuvre : "Home" chanté par Gore et qui contient un joli refrain chargé de mélancolie. Ou "It's no Good" qui conserve malgré sa rythmique mécanique et une basse ronflante, une légèreté que lui confèrent son chant et ses nappes de claviers. Autre titre magnifique : "Sister of Night", qui possède un refrain émouvant et des arrangements particulièrement soignés. Purement imparable.

Purement imparable je disais. Cette oeuvre l'est sans doute toute entière. Une oeuvre qui s'apprivoise, qui demande peut-être un peu de temps. Mais si l'auditeur réussit à communier avec son esprit, alors là c'est la symbiose parfaite. A mon sens l'oeuvre la plus envoûtante du combo. Pas de méga-hits commerciaux ici. Mais son intérêt réside ailleurs. Dans ses mélodies efficaces mais tout en nuances. Et dans cette ambiance délivrée, légèrement vaporeuse, légèrement ténèbreuse, mais totalement addictive. Un des meilleurs albums du groupe.

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   (4 chroniques)



- Line-up (principal :)
- Dave Gahan (chant)
- Martin Gore (claviers, programmation, guitare et chant)
- Andrew Fletcher (guitare)


1. Barrel Of A Gun
2. The Love Thieves
3. Home
4. It's No Good
5. Uselink
6. Useless
7. Sister Of Night
8. Jazz Thieves
9. Freestate
10. The Bottom Line
11. Insight
12. Junior Painkiller (titre Non Mentionné Sur Le Livr



             



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