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- Style : Magnum, Deep Purple, Ghost
- Membre : Uk, David Bowie , Black Sabbath, Blackfoot, Ozzy Osbourne , King Crimson, Asia, The Firm
 

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URIAH HEEP - Into The Wild (2011)
Par GEGERS le 17 Mai 2011          Consultée 2187 fois

Alors que Deep Purple joue les pachas, accumulant les tournées et ne parvenant pas à trouver le temps (ou l'envie) de donner un successeur à l'excellent Rapture of the Deep (2005), URIAH HEEP fait pour sa part preuve d'une activité frénétique. Depuis la sortie d'un sommeil long de 10 ans en 2008 avec le mitigé Wake The Sleeper (qui avait néanmoins l'intérêt de rappeler l'existence de ce dinosaure du hard rock), le groupe britannique accumule les sorties : bootlegs officiels, reéditions, compilations... jusqu'à cet Into the Wild qui, ne laissons pas durer le suspens, constitue une excellente surprise en ces temps prêtant plus à la morosité qu'à l'enthousiasme.

Il est certain que Mick Box, seul survivant de line-up originel, sait encore parfaitement mener la barque de cet éternel second couteau du style, longtemps taxé de pâle copie du groupe de Ian Gillan. La filiation avec Deep Purple est bien entendu une évidence, et n'échappera à personne, même aux oreilles les moins affutées. Le clavier de Phil Lanzon, omniprésent sur chacune des 12 compositions que compte ce nouvel album, se fait le principal moteur de cette similitude, apportant une touche 70's prononcée à l'ensemble. Mais là ou Deep Purple est resté accroché à ses racines blues et a tenté d'apporter une complexité certaine des ambiances chiadées, URIAH HEEP, pour sa part, se fait désormais le porte-voix d'un hard rock bien plus mordant et direct, visiblement désireux de se faire énergique et efficace. La voix puissante de Bernie Shaw aidant, il faut reconnaître que la formule fonctionne plutôt bien, servie par une production irréprochable et une envie d'en découdre provoquant un irrépressible élan de sympathie.

Il y a du bon, du très bon même sur cet album. Et cela commence dès le riff dantesque du titre d'ouverture, « Nail on the head », qui se punaise au cerveau comme une mouche des champs à un étron frais. Non content d'avoir trouvé un riff efficace, le groupe le tourne en boucle durant plus de 4 minutes, provoquant ainsi une impression de répétition, mais séduisant tout de même grâce à sa fraicheur et son enthousiasme. S'ensuit un phénoménal « I can see you » qui, doté d'une rythmique frénétique, ravira tous les nostalgiques de l'URIAH HEEP des années 80. Alternant hard FM (le titre éponyme « Into the wild »), hard rock bluesy ou tirant même parfois vers le heavy, le groupe britannique prouve qu'il est encore capable d'enrichir sa discographie de morceaux dignes d'intérêt et parfaitement ancrés dans leur époque, bien qu'honorant constamment le passé du groupe. Riche et varié, l'album souffre tout de même de quelques passages à vide (les dispensables « Money talk » et « Southern star »), mais brille bien souvent grâce à ces titres d'une pureté et d'une beauté que seul un mastodonte aguerri pouvait nous proposer. On frissonne de bonheur donc, à l'écoute du pur hard rock distillé sur « I'm ready » (ce titre aurait fait un carton il y a 25 ans !), ou du hard orienté 70's présenté sur l'épique « Trait of diamonds », fausse ballade dotée d'une remarquable montée en puissance que n'aurait pas renié Rainbow. On se rappelle avec nostalgie une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître à l'écoute de la power-ballad « Kiss of freedom », tout en admirant les capacités d'adaptation d'un groupe qui a su rebondir malgré un précédent album en tous points inférieur. Et lorsque Bernie Shaw se fait crooner à l'occasion d'un « Hard way to learn », titre final magnifique qui aurait pu être composé par Whitesnake, on se dit qu'une dose d'authenticité et de réussite dans la simplicité font parfois un bien fou.

Avec Into The Wild, URIAH HEEP n'a aucunement la prétention de livrer un nouveau chef-d'oeuvre (la discographie du groupe en compte suffisamment), mais il ne fait aucun doute que ce nouvel album (le 22ème !) sera à classer parmi les très bonnes surprises de cette année 2011, témoignant d'un groupe à l'inspiration et au talent intacts, malgré quelques redondances et coups de mou, bien facilement pardonnables. Désireux d'acquérir enfin une reconnaissance fort méritée, le groupe livre ici un cri qui doit être entendu : sa musique doit être appréciée ici et maintenant. Alors ne boudons pas notre plaisir, et célébrons URIAH HEEP !

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   GEGERS

 
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- Phil Lanzon (claviers)
- Russel Gilbrook (batterie)
- Bernie Shaw (chant)
- Mick Box (guitare)
- Trevor Bolder (basse)


1. Nail On The Head
2. I Can See You
3. Into The Wild
4. Money Talk
5. I'm Ready
6. Trail Of Diamonds
7. Southern Star
8. Believe
9. Lost
10. T-bird Angel
11. Kiss Of Freedom



             



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