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FOLK-ROCK PSYCHéDéLIQUE  |  STUDIO

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- Style : Pentangle, Malicorne, Rosemary Standley , Blackmore's Night
- Membre : Alan Simon , Richard Thompson
- Style + Membre : Steeleye Span, Jethro Tull

FAIRPORT CONVENTION - Fairport Convention (1968)
Par MARCO STIVELL le 23 Mars 2012          Consultée 1476 fois

Dans les groupes de folk-rock britanniques les plus influents de l'histoire de la musique, s'il y a bien un nom qui doit venir immédiatement en tête, c'est FAIRPORT CONVENTION. Le nom "Fairport" fait référence à une maison dans laquelle jouaient le guitariste Simon Nicol et le bassiste Ashley Hutchings, les membres fondateurs du groupe, au-dessus du cabinet médical du père de Nicol. Ils s'adjoindront pour leur premier concert les services du guitariste Richard Thompson et du batteur Shaun Frater. Ce dernier sera aussitôt remplacé par Martin Lamble qui aura réussi à convaincre le reste du groupe comme quoi il était meilleur pour ce poste. Peu de temps après, la chanteuse Judy Dyble, qui participait aussi à l'unique album du groupe Giles, Giles & Fripp (le pré-King Crimson !), vient augmenter FAIRPORT CONVENTION. Le groupe joue dans des rassemblements "underground" de l'époque aux côtés d'UFO et d'autres, ils y sont remarqués par le manager Joe Boyd qui les amène à signer un contrat avec la maison de disques Polydor et les pousse à engager un autre vocaliste, masculin cette fois, Ian MacDonald (à ne pas confondre avec le membre de King Crimson). La carrière du groupe est vraiment lancée, et il peut enregistrer son premier album.

Cet opus donne une image différente de ce que l'on connaîtra vraiment de FAIRPORT CONVENTION. Les influences folk-rock sont déjà là, mais elles ne sont pas britanniques, il faut regarder de l'autre côté de l'Atlantique : au programme, des reprises de Emitt Rhodes, Bob Dylan et Joni Mitchell notamment. La musique qu'ils proposent ainsi que la présence d'une dualité homme-femme au chant leur vaudra pour cette première période l'appelation non-gratuite ni saugrenue de Jefferson Airplane britannique. Il est vrai que cette musique sonne encore très rock psychédélique dans la mouvance des californiens, la voix de Judy Dyble n'étant pas sans rappeler celle de Grace Slick (ou, pour faire un anachronisme et en Angleterre cette fois, celle de Sonja Kristina de Curved Air), sans être aussi charismatique. Celle de Ian MacDonald est plutôt chaude également et se fait proche de Cat Stevens ou de Ronnie Gunn (ah c'est vrai, personne le connait celui-là, c'est un ami de Genesis).

Des morceaux comme "If (Stomp)" (l'une des seules chansons originales de l'album), le "Jack O' Diamonds" de Dylan, le plus jazzy "It's Alright Ma, It's Only Witchcraft" (ah ces guitares nerveuses) restent proche de cette pop sixties aux guitares clean touffues, aux dialogues quasi-humoristiques entre les voix masculines lead et background. La voix de Judy Dyble fait merveille sur des airs plus planants tel que l'excellent "I Don't Know Where I Stand", la pop mélancolique de "One Sure Thing" (magnifique avec cette mandoline !) ou le plus rocky "Chelsea Morning" qui appartiennent tous deux à la grande Joni Mitchell. C'est aussi une musicienne essentielle pour cet opus car elle contribue à l'apport folk y compris sur les morceaux rock, avec différentes variétés d'autoharpes acoustiques et électriques, un piano chaloupé sur le très plaisant "Portfolio" ainsi qu'une flûte à bec aussi avenante qu'hallucinée ("Jack O' Diamonds", "The Lobster"). Un morceau comme "Sun Shade" est l'un de ces bijoux pop à la texture nébuleuse. La mini-suite "The Lobster" (adaptation musicale d'un poème de George Painter) également, bien que dynamisé par la batterie tribale et militaire de Martin Lamble et un final déjanté. L'amusant instrumental de fin "M. 1 Breakdown" voit la seule participation instrumentale de Ian MacDonald... à la guimbarde ! L'une des perles de ce disque reste bien évidemment l'acoustique et reposante "Decameron", où les voix viennent se perdre dans un total esprit bucolique et qui augure du meilleur pour les expériences à venir.

Fairport Convention met en valeur des vocalistes et musiciens d'une valeur sûre, bien que certains soient seulement de passage. Assez diversifié et prometteur, ce disque n'est pas un chef-d'oeuvre mais possède le charme des débuts et déjà une certaine urgence musicale qui sera mieux "traitée" dans les disques suivants. Attention à ne pas confondre ce disque avec la réédition américaine du futur What We Did on Our Holidays, qui s'appelle aussi Fairport Convention.

Note réelle : 3,5/5

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   MARCO STIVELL

 
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- Ian Macdonald (chant, guimbarde)
- Judy Dyble (chant, autoharpes, flûte à bec, piano)
- Richard Thompson (guitares lead, mandoline, choeurs)
- Simon Nicol (guitares électriques et acoustiques, choeurs)
- Ashley Hutchings (basse, contrebasse, jug)
- Martin Lamble (batterie, percussions, violon)
- + Claire Lowther (violoncelle)


1. Time Will Show The Wiser
2. I Don't Know Where I Stand
3. If (stomp)
4. Decameron
5. Jack O' Diamonds
6. Portfolio
7. Chelsea Morning
8. Sun Shade
9. The Lobster
10. It's Alright Ma, It's Only Witchcraft
11. One Sure Thing
12. M. 1 Breakdown



             



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