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- Style : Léo Ferre
 

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Bernard LAVILLIERS - Quinzième Round (1977)
Par BAYOU le 17 Janvier 2015          Consultée 1406 fois

Un an s’est écoulé depuis la sortie et le succès des Barbares, la pochette de 15ème Round, nous montre un Lavilliers au regard braqué sur l’objectif prêt à décocher un coup de poing avec son gant de boxe.

L’album débute par « Utopia » un monologue inspiré de Léo Ferré qui a depuis assez mal vieilli, notre Nanard enfonce des portes ouvertes en délivrant des « vérités évidentes ». On continue dans le même genre avec « Big Brother » bourré de références au bouquin de George Orwell 1984 mais le texte est un peu trop évident, facile…
« Juke Box » est plus originale, Lavilliers explique qu’il aimerait écrire des chansons « légères » qui cartonneraient dans les hit-parade, mais que décidément non, il n’y parvient pas !

On retrouve (enfin) un texte plus poétique avec L’Amour et la Mort » morceau très doux avec un violon discret. En effet, sur ce disque on a l’impression que l’écriture du gars est parfois en roue libre, avec certains stéréotypes qui d’ailleurs se retrouveront plus ou moins dans le déroulé de sa carrière.
Ainsi « Fauve d’Amazone », qui met en scène un mec à New York, avec dans le refrain un mot d’anglais (Like me ici) une recette qui sera utilisée souvent par la suite.

On attaque la face deux avec du rock, et il convient de remarquer que, pour la première fois, Lavilliers dispose d’un groupe et non plus de musiciens réunis uniquement pour un disque.
Pascal Arroyo basse, François Bréant claviers, Patrice Tison guitare, Emmanuel Lacordaire batterie, Dominique Mahut percussions et Eric Letourneau saxophone présents à l’enregistrement accompagneront Lavilliers en live.

« N’appartiens jamais à personne » outre sa texture rock renoue avec un texte qui claque dans la veine des grand moments des Barbares : « Des étagères pour les idées/Un vieil enfer à réchauffer/La femme objet dans la baignoire/Et la misère au Brown Sugar/Le lit est froid un vrai poignard/C'est le parking du désespoir/Le ciel est bleu comme en enfer/Sur Las Vegas dans le désert ».
« 15ème Round » comme son titre le suggère raconte le combat d’un boxeur, et on retrouve des similitudes avec « Geant Jones » d’Higelin sorti en 1976 sur l’album Alertez les Bébés, et qui était un sommet des concerts du Jacquot (cf Higelin à Mogador). Le titre est réussi avec de bonnes idées.
« L’Amour qui Marche » fait un peu remplissage, mais « La danseuse du Sud » est superbe, et présage déjà des horizons plus lointains. La musique se fait plus latino, avec le sax, les paroles sont un peu exotiques.

« Lettre Ouverte » termine l’album et reprend, légèrement décalé, le thème de la chanson d’ouverture, et une attaque sévère à l’extrême droite et au Figaro Magazine « Souriez ! souriez ! déchirez-vous la gueule ! /Ordre nouveau est là, pour nos petits enfants ! /Mr. Pauwels s'en va fleurir nos camisoles /Dans les matins magiques et les buissons ardents ! »
On peut se dire aussi que cela manque un peu de subtilité mais un superbe solo de guitare adoucit le morceau.
Avec cet album Lavilliers construit son personnage de gros dur viril au grand cœur qu’il développera dans les prochains albums.

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Non disponible


1. Utopia
2. Big Brother
3. Juke Box
4. L'amour Et La Mort
5. Fauve D'amazone
6. N'appartiens Jamais A Personne
7. 15ème Round
8. L'amour Qui Marche
9. La Danseuse Du Sud
10. Lettre Ouverte



             



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