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VARIETE FRANCAISE  |  STUDIO

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Bernard LAVILLIERS - Etat D'urgence (1983)
Par BAYOU le 26 Janvier 2015          Consultée 1680 fois

1983, la demi-réussite de Nuit d’Amour le précédent album semble se confirmer avec la sortie d’Etat d’Urgence. L’album est enregistré en totalité au studio Faber à Paris avec les musiciens habituels : Mahut aux percussions, Jean-Paul 'Hector' Drand à la guitare, Pascal Arroyo à la basse, François Bréant aux claviers et Philippe Leroux à la batterie.

A l’image de la pochette grise qui donne l’impression que Lavilliers est au parloir d’une prison, l’album est très, très sombre avec des thèmes tourmentés tournant autour de la prison, de la drogue. La production très années 1980, n’arrange rien, d’autant que les musiques exotiques qui coloraient les derniers albums ont disparu au profit d’un rock assez binaire.

Les deux premiers morceaux sont très anxiogènes, « Etat d’urgence » est de nouveau imprégné des thèmes de 1984, Q.H.S. est une longue chanson consacrée aux quartiers de haute sécurité qui devient assez vite ennuyeuse.

« A suivre » évoque la solitude, avec des références à la chanson de Jacques Brel, « l’Ostendaise » : « Il y a trois sortes de gens, les morts, les vivants et ceux qui sont en mer ».
La face A se termine avec un duo avec Nicoletta « Idées Noires », bizarre ce choix de Lavilliers de s’acoquiner avec une chanteuse de variété un peu ringarde pour un duo improbable sur un texte plutôt moyen.

Pas grand-chose non plus à sauver de la face B, Lavilliers est carrément en manque d’inspiration et nous ressasse ses vieilles lunes, « New York Juillet » et « Vegas » vaguement latino (oh Nanard Las Vegas c’est en plein désert du Nevada !), enfilent les pires clichés sur les deux villes, on dirait que Nanard a cherché le plus de lieux communs pour évoquer les deux villes. C’est du grand n’importe quoi, surtout quand on sait la qualité de son écriture s’il s’en donne la peine.

Avec « Saignée » il nous fait dans la chanson vaguement porno (merde il n’est pas allé dans le quartier rouge d’Amsterdam) mais c’est mal écrit, encore plus mal suggéré, c’est lourdingue, macho…
On ne parlera pas du « Clan Mongol ».

Finalement, on conseillera à Lavilliers de reprendre vite ses voyages, rester en France ne lui réussit pas vraiment pour sa production discographique !

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- Bernard Lavilliers (chant, guitare)
- Mahut (percussions)
- Jean-paul 'hector' Drand (guitare)
- Pascal Arroyo (basse)
- François Bréant (claviers)
- Philippe Leroux (batterie.)


1. Etat D'urgence
2. Q.h.s.
3. A Suivre...
4. Idées Noires
5. Le Clan Mongol
6. New York Juillet
7. Vegas
8. Saignée



             



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