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VARIETE FRANCAISE  |  STUDIO

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Bernard LAVILLIERS - Nuit D'amour (1981)
Par BAYOU le 30 Janvier 2015          Consultée 1222 fois

Un après l’énorme succès de O Gringo, Lavilliers revient avec un nouvel album au titre et à la pochette surprenante. Forte ressemblance avec un bouquin de la collection Série Noire, mais qui n’a pas vraiment de lien avec le contenu du disque.

On démarre avec « Night Bird » une de ces longues suites qu’affectionnent Lavilliers, assez classique avec une impression de déjà entendu même si l’utilisation d’un synthétiseur est une première chez lui. La fin avec le répétitif « Night bird ma seule histoire d’amour/Night bird on s’reverra un jour/Petit monstre, Petit monstre, Petit monstre, Petit monstre » est toutefois assez réussie. « Changement de main, changement de vilain » ressemble à la caricature moqueuse que fait Renaud dans « Ma chanson leur a pas plu » une histoire de truands, encore ! Et là - encore ! -, Lavilliers nous ressert sa recette un peu réchauffée. « Eldorado » est mieux écrit, ce mélange de musique brésilienne et d’atmosphères diverses comparant la brasserie Terminus Nord en face de la Gare du Nord à Paris avec une autre perdue dans la jungle est particulièrement réussi. C’est à nouveau un morceau assez long (plus de sept minutes), très représentatif du personnage de baroudeur que veut imposer Lavilliers. Toutefois, le texte et la musique en font ici une superbe pièce.

Ensuite on tombe quasiment dans la caricature, avec « C’est du rock’n’ roll » écrit dans le même trip que « Ringard pour le reggae », très efficace en live pour faire danser, mais dont on se lasse assez vite.
Heureusement en début de seconde face arrive « Pigalle la Blanche » qui sera la chanson du film Neige de Juliet Berto. C’est un superbe reggae, avec les chœurs féminins qui font claquer black dans le refrain. On retrouve un des thèmes préférés de Lavilliers : la critique du racisme, le mélange des cultures. Un de ses grands morceaux avec des références au Babylon de Bob MARLEY.

Autre thème fort dans l’œuvre du chanteur, la prison, avec « Betty » jouée à la guitare acoustique, comme si la petite fille de « Berceuse pour une shootée » s’était fait prendre avec sa dope et avait été emprisonnée. L’écriture est belle, la chanson fera un tabac en live déclenchant des tonnerres d’applaudissements pendant le passage « Je hais la morale/Les prisons centrales/Les maisons d´arrêt ». « Nuit d’amour » n’est pas non plus inoubliable, encore une de ces histoires un peu tordues où Nanard multiplie les clichés faciles (le répétitif LA Woman), le chanteur se laisse d'ailleurs fréquemment enfermer dans des situations répétitives (bar louches, femme fatales, quartiers des bas-fonds). Tout cela sonne un peu réchauffé.

Encore un peu de remplissage avec une nouvelle version des « Barbares » plus rock mais finalement moins réussie que l’original. « La Malédiction du Voyageur » clôture ce disque, de manière assez moyenne. Finalement un opus en demi-teinte, avec, certes, de superbes réussites d'une part comme « Eldorado », « Pigalle la Blanche », « Betty » mais pas mal de longueurs et de remplissage. Bernard commence à se faire bouffer par ses personnages, ce qui nuit par instants à la qualité de son écriture.

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1. Night Bird
2. Album Changement De Main, Changement De Vilain
3. Eldorado
4. C'est Du Rock'n'roll
5. Pigalle La Blanche
6. Betty
7. Nuit D'amour
8. Les Barbares (version 81)
9. La Malédiction Du Voyageur



             



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