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VARIETE FRANCAISE  |  STUDIO

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- Style : Léo Ferre
 

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Bernard LAVILLIERS - Clair Obscur (1997)
Par BAYOU le 20 Février 2015          Consultée 906 fois

Lavilliers nous revient en 1997, avec cet album enregistré au studio ICP de Bruxelles, même si un morceau a été réalisé à Suresnes et un autre à la Martinique.

Il démarre par une reprise du brûlot de Léo Ferré, « Préface » écrit en ouverture de « Poètes vos papiers » et qui se termine ainsi : « Les plus beaux chants sont des chants de revendications/Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations/ A l’école de la poésie, on n’apprend pas, on se bat ». A la lecture on comprend aisément le choix de ce texte/manifeste véritable profession de foi anarchiste et anti-système de Léo que Nanard peut signer des deux mains.

Après ce démarrage puissant, « Audit » semble très fade, mais ensuite « Le venin » inspiré des rythmes cubains, est réussi, suivi dans la même veine de « Captaine des Sables ». Lavilliers a ralenti le tempo, et semble avoir fait un effort sur la qualité des textes qui sont plus fouillés, plus poétiques, comme « Exil » chanson qui parle superbement de la mer, avec des mots superbes : « Quand je déroule sur sa plage/Mon corps fatigué de sauvage/La mer/Elle me raconte qu'avant moi/D'autres hommes ont perdu la voix/Sur terre/J'écoute sa voix son tempo/Et les sirènes des cargos/Dans l'air/Ces quelques mots pour Atlantide/A l'heure où la vie est liquide/Amère ».

Ambiance salsa, pour une autre jolie chanson « Roméo Machado » qui voyage de l’Amérique latine à New York, un thème cher à Nanard mais ici encore bien traité avec un texte solide.
Changement d’ambiance musicale avec « La Machine » costaud musicalement mais un peu faiblard dans le texte et surtout qui reprend en les plagiant le thème des Barbares.

Encore un thème cher à Nanard, les guerriers modernes, avec « Chiens de Guerre » là encore c’est un peu réchauffé, (« Quand le seigneur de guerre reconnaissant les siens/Sous les masques de fer se penche et ne dit rien/Et chaque nuit - les villes brûlent - les villes brûlent »).
« Vou Embora » a également un air de déjà entendu, un peu comme « Capoeira » avec encore un référence littéraire, cette fois à Pablo Neruda.
L’album se termine par « Road Movie » qui démarre doucement avant de finir un rock assez puissant.

L’ensemble du disque laisse une impression mitigée, Lavilliers soigne certains de ses textes mais recourt également à la facilité en évoquant des thèmes déjà traités ce qui donne une impression de déjà entendu. Idem pour les musiques, on oscille entre rock « à la française » et musique latino, et à la longue cela fait un peu recette.

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   BAYOU

 
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- Bernard Lavilliers (voix, guitare)
- Claude Salmieri (batterie)
- Mahut (percussions)
- Janick Top , M (basse)
- Marco Papazian (guitares)
- Dominique Fillon (claviers)
- Ray Barretto. (percussions)


1. Préface
2. Audit
3. Le Venin
4. Capitaine Des Sables
5. Exil
6. Roméo Machado
7. La Machine
8. Chiens De Guerre
9. Vou Embora
10. Road Movie



             



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