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- Style : The Monkees , The Beatles , Paul Mccartney , George Harrison , Al Kooper, The Lemon Twigs
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Harry NILSSON - Losst And Founnd (2019)
Par LONG JOHN SILVER le 4 Janvier 2020          Consultée 347 fois

« The dead speaks… ». Naaaaannnnn !!! L’était pas dead le Palpatine ????
Euh… Je reprends : « The dead sings ». Car voici que nous revient du fin fond de l’au-delà Harry Nilsson, décédé d’insuffisance cardiaque en janvier 1994 or celui-ci passe par chez nous 25 ans après, avec un nouvel album sous le bras, un mois avant Noël. Sur la pochette il porte beau costard, cravate, lunettes teintées et chapeau en feutre souple. Rien à voir avec la tronche fripée d’un empereur malfaisant, disparu dans l’explosion d’une étoile de la mort en 1983 et ressuscité au nom du « ta gueule c’est magique » pour les besoins de la firme aux grandes oreilles (et à la longue queue). Et si on ne peut que constater les dégâts s’agissant de la dernière trilogie d’une saga SF incontournable dans l’histoire du 7e art, qu’en est-il concernant le retour aussi improbable qu’inattendu d’Harry Nilsson au rayon Pop cette même (fin d’) année ?

D’emblée le personnage Nilsson est bien plus sympa qu’un Palpatine, plutôt enclin à cultiver le côté obscur (ou pas) de la farce que celui de la force, plutôt soucieux d’apporter de la légèreté à son public (et à sa vie) qu’à cultiver l’obsession malsaine pour un pouvoir absolu. Et lui n’a pas caché qu’il avait eu six enfants, dont l’un joue un rôle essentiel dans sa présente résurrection. Peu avant son décès Harry avait enregistré quelques démos puis contacté le producteur Mark Hudson afin de lui proposer de faire avancer le projet. Ce qu'entendit le producteur, à l’époque, ne l’avait pas trop convaincu. Pas plus que les potentiels décideurs des maisons de disque qui restaient sur les dernières impressions que Nilsson avait laissé chez RCA. Loin de décourager le bonhomme, lui et son producteur décidèrent de d’affiner le processus et de relancer la machine en bossant avec des moyens limités soit (principalement*) un clavier Casio et une boîte à rythme. Processus stoppé net par la disparition du chanteur peu de temps après. En dépit des efforts du producteur pour trouver un moyen de finaliser et sortir l’album.

25 ans plus tard Omnivore Recordings contacte Mark Hudson, lui donne -enfin- les moyens de finir le disque. Hudson embauche aussitôt quelques historiques de l’entourage du chanteur comme Jim Keltner (batterie), Van Dyke Parks (Accordéon) ou encore Klaus Voormann (basse), plus une flopée de requins ou encore Kiefo Nilsson (basse), fils de.
Or le rendu est fort classieux, on retrouverait presque le magie des 70’s, voire celles 60’s. Hudson et consort se sont défoncés pour rendre une copie respectable, respectueuse, à la hauteur de la légende d’un disparu qui aurait mérité davantage de reconnaissance de son vivant. Ainsi la désinvolture apparente de « U.C.L.A » sème une série de références aux BEATLES, bouclant nonchalamment la boucle ouverte avec la reprise de « You Can’t Do That » figurant sur le premier opus de Nilsson publié en 1967. On retrouve les relents rêveurs du trop mésestimé Sandman sur des pièces telles que « Lullaby » et « Animal Farm » et plus encore sur la magnifique reprise de Jim Webb** « What Does A Woman See In A Man », titre langoureux qui clôt l’album par son sommet. Il est vrai qu’on retiendra moins le « Listen, The Snow Is Falling » de Yoko Ono, surtout ici pour souligner l’indéfectible soutien de Nilsson envers ses proches. De même la reprise de « High-Heel Sneakers » accolée à « Rescue Boy » (une compo originale) semble quelque peu paresseuse, ou encore « Try » qui paraît issue des sessions de Flash Harry, « Yo Dodger Blue » hymne à l’équipe de Base-Ball favorite du chanteur, forment une série qui ne dépasse pas la mention « pas désagréable ». Sans plus ni moins. « Love Is The Answer », avec quelques mots in french inside, fait un peu mieux, finit par convaincre. Les deux titres d’ouverture, l’éponyme « Lost And Found » suivi par « Woman Oh Woman » auront de toute façon fait mieux que le job : Nilsson is back ! And Alive !

Et c’est ce qu’on retiendra de toute façon. D’autant qu’il est aisé de se replonger dans ce disque qui n’a d’autre prétention que de faire passer un bon moment aux auditeurs, ne serait-ce que par la qualité de sa production. À laquelle on ajoute la musicalité de la voix de Nilsson, jamais démentie le long que s’écoulent ses 43 minutes. Losst And Founnd n’est pas un chef-d’œuvre, néanmoins il parvient assez facilement à s’inscrire dans le disco du chanteur, de façon fort cohérente. On est loin de certains blockbusters, isn’t it ? Et puis sur cette pochette l’homme qu’on voit ne ressemblerait-il pas plus au père Noël qu’à un vilain démasqué ? Ta gueule c’est magique ? Oui, plutôt.

Note réelle : 3,5

* Certains musiciens ont pris part à ces sessions, mais ne sont pas crédités
** Jim Webb est un chanteur de country américain, présent au piano sur la reprise de sa chanson, laquelle fut publiée en 1993

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Harry Nisson (chant, claviers, timpani, choeurs)
- Kiefo Nilsson (basse)
- Jim Keltner (batterie)
- Ricky Z Zahariades (guitare)
- Jim Cox (claviers, accordéon, arrangements)
- Gary Burr (sitar, choeurs)
- Dan Higgins (sax, flûte, clarinette)
- Andy Martin (trombone)
- Rob Schaer (trompette)
- Bill Amendola (percussions)
- Van Dyke Parks (accordéon)
- Dan Moore (percussions, batterie)
- Mark Hudson (percussions, choeurs, basse, guitare, arrangements)
- Melissa Hudson (percussions, choeurs)
- Paul Santo (guitare)
- Dave Eggar (cordes, arrangements)
- Mark Mirando (choeurs)
- Klaus Voormann (basse)
- Steve Carnelli (guitare)
- Val Mccallum (guitare)
- Randy Kerber (claviers)
- Danny Lipsitz (cuivres, clarinette, arrangements)
- Lisa Margaroli (choeurs, percussions)
- Jim Webb (piano)


1. Lost And Found
2. Woman Oh Woman
3. U.c.l.a
4. High Heel Sneakers/rescue Boy Medley
5. Lullaby
6. Animal Farm
7. Listen, The Snow Is Falling
8. Try
9. Love Is The Answer
10. Yo Dodger Blue
11. What Does A Woman See In A Man



             



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