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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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ALBUMS STUDIO

1991 1 On The Sunday Of Life
1993 1 Up The Downstair
1995 1 The Sky Moves Sideways
1996 1 Signify
1999 1 Stupid Dream
2000 1 Lightbulb Sun
2002 1 In Absentia
2005 2 Deadwing
2007 1 Fear Of A Blank Planet
2009 2 The Incident
2022 1 Closure/Continuation

E.P

1994 Staircase Infinities
2007 1 Nil Recurring

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2004 Warszawa
2006 Rockpalast
2010 Anesthetize
2012 Octane Twisted

COMPILATIONS

2001 Recordings
2004 Voyage 34

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2005 Arriving Somewhere (Dvd)
 

1999 Stupid Dream
2000 Lightbulb Sun
2001 Recordings
2002 In Absentia
2005 Deadwing
2007 Fear Of A Blank Plane...
2009 The Incident
 

- Membre : Blackfield, No-man, Steven Wilson , Japan, King Crimson, Storm Corrosion
- Style + Membre : Steve Hogarth & R. Barbieri

PORCUPINE TREE - The Sky Moves Sideways (1995)
Par ELK le 29 Octobre 2023          Consultée 247 fois

Le bon accueil (et les bonnes ventes) de Up The Downstair donnent à Steven Wilson une liberté accrue vis-à-vis de sa maison de disque, Delerium Records, pour engager son nouveau projet. Steven va une nouvelle fois empiler un matériel considérable dont, c’est une première, un titre issu de sessions de Jam avec Colin Edwards, Richard Barbieri et le batteur Chris Maitland (qui débouchera sur le titre « Moonloop »). C’est ainsi que PORCUPINE TREE va doucement devenir un groupe, ce qui ne sera officialisé que pour la sorte de l’album suivant Signify.

L’album intitulé The Sky Moves Sideways évoluera lui-même régulièrement au fil des années et des remix, pour devenir à partir de 2023 un double album de plus de 115’ d’une musique qui s’éloigne cette fois du rock psychédélique initial et aborder franchement les rives du Rock Progressif et du Space Rock. Steven Wilson regrettera longtemps ce choix qui collera au groupe une étiquette qui n’était alors pas la plus porteuse. Il avouera plus tard que le projet lui a progressivement un peu échappé, et que la pression des fans orphelins du prog des 70’s avait probablement influé sur les compositions et la production de l’album.
Le résultat final est finalement assez paradoxal : l'album est indiscutablement le plus abouti de PORCUPINE TREE à son jour de sortie, mais manque de personnalité, trop influencé par les œuvres de PINK FLOYD et (dans une moindre mesure) de KING CRIMSON. On trouve en effet beaucoup de The Dark Side Of The Moon dans les thèmes et sonorités de l’album, qui a également été souvent comparé à Wish You Were Here par sa construction d’origine (un long titre éponyme scindé en deux qui ouvre et ferme l’album). On entend également pas mal de Red notamment dans certains refrains et lignes de guitare de l’opus. Du coup, malgré les grandes qualités de l’album, Steven le considère aujourd’hui comme un pas en arrière ou au moins de côté dans la construction de l’identité du groupe, et enragera longtemps de l’étiquette « Rock Prog » dès lors accolée à son groupe qui lui coûtera probablement des ventes plus massives (celles par exemple d’un RADIOHEAD au départ pas si éloigné de l’univers des porcs épics).

Revenons sur l’album : il est bon, voire très bon, mais particulièrement long. Le plat de résistance est le titre éponyme dont la partie 1, autrefois subdivisé en quatre sous parties, dure 18’40 et nous offre une lente progression atmosphérique, avec moults sonorités spatiales. L’entrée de la guitare puis du chant, intime et lent, nous entraîne vers un joli refrain. On y trouve également un solo de guitare planant, et une bascule vers un beat plus enlevé quasi electro-transe, et une montée en puissance ponctuée par des flûtes et un second solo de guitare plus agressif. La dernière partie est plus calme et clôture joliment un titre très réfléchi et parfaitement produit. La partie 2 est cependant plus réussie ; d’une durée de 16’56, elle dévoile une ambiance assez atmosphérique avant de déboucher sur des gros riffs de guitare très classe et saisissants. On y trouve également des vocalises assurées par Suzanne Barbieri, des percussions et bruitages divers, des collages sonores bien amenés, et un solo très "gilmourien" de Steven.

L’autre morceau de choix de l’album, finalement intégré par Steven dans la version 2003, est l’imposant "Mooloop", titre de 22’23 dont la première partie (intitulée "Moonloop Improvisation" sur certaines versions du disque) est une longue jam très atmosphérique où les musiciens tissent une toile sonore planante et un peu hypnotique, intéressante mais néanmoins trop longue. La seconde partie plus courte ("Moonloop Coda") est beaucoup plus dynamique et rock, avec une superbe partie de guitare d’abord un peu blues, puis parfaitement sublimée et déclinée sous un format plus Spatial.

Les autres titres sont nettement plus courts. Deux d’entre eux, interprétés à l’origine par Steven en solo avec une boîte à rythme, ont été réenregistrés en 2003 avec Gavin Harrison à la batterie ; "Dislocated Day" tout d’abord, titre le plus dynamique de l’album qui propose un superbe travail de Steven à la guitare, un chouette refrain, et une ligne de batterie bien pêchue de Gavin. "The Moon Touches Your Shoulder", ensuite, est une jolie ballade portée par la guitare acoustique et une belle ligne de chant de Steven avant une seconde partie et surtout une fin plus enlevée orchestrée par la batterie de Gavin. "Stars Die" évoque joliment "Starless" du roi pourpre, et nous propose une belle ambiance assez nostalgique et intime, avant un refrain bien prenant et une montée en puissance régulière parfaitement orchestrée.
Difficile finalement de noter cet album, intrinsèquement bon voire parfois excellent malgré ses longueurs, mais qui finalement n’a pas permis à PORCUPINE TREE de réellement avancer dans la direction qu’il s’était fixé. La filiation avec les glorieux aînés, le Floyd en tête, est par ailleurs ici trop évidente pour être totalement acceptable. On sait que Steven Wilson réagira rapidement, l’album suivant Signify étant l’acte de naissance d’un véritable groupe et le recentrage vers un style musical plus adapté à son époque et aux ambitions des Britanniques. Je mets malgré tout un 4 pour le plaisir d’écoute que procure l’album.

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   (2 chroniques)



- Steven Wilson (guitare, chant, claviers)
- Richard Barbieri (claviers)
- Colin Edwin (basse)
- Chris Maitland (batterie, percussions)


1. The Sky Moves Sideways Phase One
2. Dislocated Day
3. The Moon Touches Your Shoulder
4. Prepare Yourself
5. Moonloop
6. The Sky Moves Sideways Phase Two



             



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