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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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1999 Stupid Dream
2000 Lightbulb Sun
2001 Recordings
2002 In Absentia
2005 Deadwing
2007 Fear Of A Blank Plane...
2009 The Incident
 

- Membre : Blackfield, No-man, Steven Wilson , Japan, King Crimson, Storm Corrosion
- Style + Membre : Steve Hogarth & R. Barbieri

PORCUPINE TREE - On The Sunday Of Life (1991)
Par ELK le 27 Octobre 2023          Consultée 463 fois

Ainsi naquit PORCUPINE TREE : à l’origine de la formation, un canular de teenagers monté par le jeune Steven Wilson et son compère de l’époque Malcom Stocks à la fin des 80’s. Inspirés par certains groupes psychédéliques qui fleurissaient parfois à l’époque, ils inventent de toutes pièces l’histoire d’un groupe oublié des années 70 appelé dans un premier temps "The Incredible Expanded Mindfuck". Ils vont jusqu‘à réaliser un livret entièrement fictif sur l’histoire du groupe à l’appui de cassettes reprenant divers enregistrements réalisés entre 84 et 91.

Presque par hasard, un de ceux-ci finit par atterrir sur le bureau de Richard Allen, directeur du magazine underground "Freakbeat" et qui s’apprête à lancer son label "Delerium Records". De nouveau par hasard, ce dernier finit six mois plus tard par prêter une oreille aux œuvres de cet étrange groupe rebaptisé PORCUPINE TREE par Steven (inspiré semble-t-il par un pub londonien baptisé "The Porcupine") et bingo ! Amateur de musique psychédélique, Allen perçoit sous les oripeaux de la jeunesse le potentiel du groupe (en fait composé du seul Steven à l’époque) et se propose de les publier. Malgré la période (nous sommes en pleine vague grunge) les premières sorties sont des succès, à tel point que le label et Steven (qui commençait alors à cumuler plusieurs projets en parallèle) décident d’en faire un double album dont la mouture finalisée paraît officiellement en Juillet 92 sous le titre On The Sunday Of Life choisi parmi une liste de titres absurdes proposés par Allen.

Bien que paru sous le nom de ce qui deviendra par la suite celui d’un véritable groupe, ce premier album est en fait une sélection drastiquement opérée par Steven de titre enregistrés et produits au fil de l’eau entre ses 17 et ses 22-23 ans, et sur lesquels, à quelques légères exceptions près, il assure seul l’ensemble des parties instrumentales. A noter que Steven ne jouant pas de batterie, c’est une boîte à rythme qui sera ici utilisée avec un bonheur inégal. Ceci nous offre un ensemble hétéroclite de 18 morceaux aux titres absurdes, pour 75’ d’une musique oscillant entre des délires psyché, des tentatives pseudo-classiques, des gags d’adolescents, des essais sonores avant-garde ou encore des morceaux plus pop ou new-wave typiques des 80’s. Attention donc : cet album est à aborder avec ce prisme, et surtout pas en pensant écouter les premiers pas d’un groupe au style bien défini ce qu’il ne deviendra que plus tard.

Faisons un peu le tri dans le fatras qui nous est proposé : il existe quelques bons voire très bons titres bien camouflés dans un ensemble qui n’a globalement ni queue ni tête. En premier lieu "Radioactive Toy" petite bombe de 10’ qui développe déjà pas mal des atours qui rendront le groupe si séduisant : une atmosphère intrigante, une ambiance musicale bien définie et accrocheuse, et de belles parties instrumentales, notamment les superbes motifs de guitare ponctués par un solo quasi gilmourien. Même la voix, gros point faible de l’album tant Steven ne s’imaginait vraiment pas en chanteur à l’époque, passe ici très bien. Ce titre restera longtemps un classique des Britanniques sur scène.

Presque aussi bon, "It Will Rain A Million Years" est un instrumental de 11’ parfaitement mené dans une veine progressive et psychédélique bien maîtrisée. "The Long Silence" est un morceau pop à la THE CURE (grosse influence de Steven) plutôt bien troussé sur lequel la boîte à rythme passe mieux qu’ailleurs. "Jupiter Island", titre assez enjoué, pourrait aussi être bon, mais le chant timide de Steven et le son affreux de la boîte à rythmes (on dirait le lapin Duracel avec ses clochettes) le rendent un peu moins digeste.
"The Nostalgia Factory" contient également les prémisses de ce que deviendra le combo les années suivantes, avec un rendu planant agréable orné de belles parties de guitare. "Linton Samuel Dawson" est une chanson gag gentiment stupide, conçue à l’origine pour servir de bande son à un jeu vidéo. "Nine Cats" est une ballade folk plus sérieuse et bien construite, mais les hésitations vocales de Steven la gâchent un peu. "Footpints" contient de beaux passages mais peine un peu sur la longueur.

Parmi les multiples titres instrumentaux plutôt courts et atmosphériques dont est parsemé l’album, retenons le joli "Begonia Seduction Scene" et son bel arpège de guitare, "Third Eye Surfer" un peu free jazz et pas mal fichu quoique longuet ou encore "On The Sunday Of Life", tentative précoce de musique classique contemporaine pas si mal troussé.

Le reste est souvent anecdotique, et surtout manque cruellement d’unité. Ce qui frappe cependant c’est le talent d’architecte de Steven et son étonnante maîtrise des sonorités et de la production, malgré des moyens totalement artisanaux : beaucoup des ingrédients qui feront du binoclard un des musiciens les plus admirés de son temps sont déjà exposés, souvent à l’état embryonnaire, dans cette première œuvre.
Je conseille donc cet album avant tout aux fans du personnage, ou aux passionnés de PORCUPINE TREE qui veulent tout savoir sur leur groupe fétiche. Ce n’est en revanche pas une bonne porte d’entrée à l’univers des Porcs épics qui feront nettement mieux et surtout beaucoup plus cohérent dans la suite de leur carrière.
Ma note sera finalement moyenne et légèrement généreuse, mais n’hésitez pas à aller y puiser ce qui vous plaira, quelques belles surprises peuvent vous attendre.

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- Steven Wilson (tout)


1. Music For The Head
2. Jupiter Island
3. Third Eye Surfer
4. On The Sunday Of Life...
5. The Nostalgia Factory
6. Space Transmission
7. Message From A Self-destructing Turnip
8. Radioactive Toy
9. Nine Cats
10. Hymn
11. Footprints
12. Linton Samuel Dawson
13. And The Swallows Dance Above The Sun
14. Queen Quotes Crowley
15. No Luck With Rabbits
16. Begonia Seduction Scene
17. This Long Silence
18. It Will Rain For A Million Years



             



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