Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

Commentaires (26)
Parallhit
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1999 Stupid Dream
2000 Lightbulb Sun
2001 Recordings
2002 In Absentia
2005 Deadwing
2007 Fear Of A Blank Plane...
2009 The Incident
 

- Membre : Blackfield, No-man, Steven Wilson , Japan, King Crimson, Storm Corrosion
- Style + Membre : Steve Hogarth & R. Barbieri

PORCUPINE TREE - Deadwing (2005)
Par ELK le 3 Novembre 2023          Consultée 558 fois

Après le succès artistique critique et commercial de son album précédent In Absentia, PORCUPINE TREE décide de poursuivre dans la même voie stylistique. Celle-ci s'éloigne des sonorités space, psychédéliques et pop des premières œuvres, pour poursuivre l’exploration d’une veine plus intense en teintant son rock progressif d’une forte dose de métal. On sait que certains le regrettent, mais force est de reconnaître que le groupe n’a jamais été aussi créatif et inspiré que dans ce style plus rude qui convient parfaitement au formidable spectre des influences de son leader Steven Wilson et aux capacités de son batteur prodige Gavin Harrison.
Mais Steven désirait néanmoins changer certaines choses, notamment la durée du disque, convaincu que In Absentia avait poussé le bouchon un peu loin en la matière (68’) alors que l’oreille humaine est habituée aux formats plus courts, les grands disques de 70’s n’excédant pas les 45’ (sous la contrainte de la durée physique d’un vinyle). Du coup, après moults hésitations et arbitrages, nos britanniques accouchent d’une œuvre de 9 titres d’une durée de 59’ (tout de même) dans sa version européenne. Des bonus, dont une nouvelle version de "Shesmovedone", s’adjoignent à certaines éditions de l’opus.
Le thème de l’album est cette fois centré sur un script cinématographique rédigé par Steven Wilson, très inspiré par les œuvres de David LYNCH et Stanley KUBRICK, et tourne autour d’histoires de fantômes : "Lazarus" par exemple est le dialogue entre une mère décédée et son fils David. La pochette intrigante et saisissante participe du même concept, même si le projet à l’écran n’a à ma connaissance finalement jamais vu le jour.
Signalons enfin? avant de nous intéresser à la musique, que des invités de marque participent à l’album : Adrian Belew, guitariste passé par KING CRIMSON et roi des sonorités improbables, intervient sur deux morceaux, et l’ami Mikael Akerfeldt d’OPETH contribue aux chœurs de 4 chansons dont une sur laquelle il joue également de la guitare.
Tout commence avec le titre éponyme qui tout au long de ses 9’46 déploie une musique dynamique et captivante, un peu dans le style du "Achilles Last Stand" de LED ZEPPELIN (titre adoré par Steven). Après une intro planante aux synthés, le groupe déboule avec un gros son drivé par des accords de guitare assez heavy ; le chant de Steven un peu lointain apporte une note plus mélodique, avant un pseudo refrain chuchoté. De belles accalmies et un joli solo de Steven puis un second bien déjanté de Adrian Belew à la guitare finissent de rendre ce titre introductif particulièrement réussi.
Ce démarrage est copieux, même si le plat de résistance arrive plus tard, avec le superbe "Arriving Somewhere But Not Here" qui domine l’opus du haut de ses 12’02. C’est un titre éminemment progressif, avec un début planant relancé par un superbe arpège de guitare, une mélodie imparable, et une montée en puissance instrumentale parfaitement orchestrée. Le titre se révèle par strates successives, avant un passage métal gorgé de gros riffs à la METALLICA. Après une accalmie, et le solo de guitare de Mikael Akerfeldt, le thème principal revient pour mettre un terme à un titre magnifique. Steven indiquera en être pleinement satisfait, alors qu’il avait été déçu du résultat final de "Russia On Ice" sur l’album Lightbulb Sun.
Presque aussi réussi, "Start Of Something Beautiful" composé avec Gavin Harrison est un titre de 7’39 qui révèle ses trésors avec un peu de temps et d’attention. Les parties de batterie sont sublimes et la progression instrumentale parfaitement orchestrée tout au long du morceau. Autre collaboration entre Steven et Gavin, "Halo" est un titre très original et impressionnant, bâti autour d’un rythme complexe et chaloupé à la batterie. Il sonne un peu indus un peu métal, et deviendra un classique sur scène (encore joué lors de la dernière tournée du groupe). On y trouve par ailleurs le second solo destroy de Belew sur le disque.
Les titres restant sont tous d’excellente qualité ; "Lazarus" est une superbe ballade, un des titres les plus calmes du groupe, dans un registre proche de celui des combos à la mode type COLDPLAY, alors que "Shallow" au contraire très rock échouera finalement à offrir un single à succès pour l’album. "Mellotron Scratch", assez lent, dévoile notamment de superbes lignes de chant : en voix de tête, entremêlées, en canon et même a capella sur la fin. "Open Car" est un titre court mais bien pêchu et catchy, doté d’un refrain superbe, et "Glass Arm Shattering" vient joliment mettre un terme à l’album dans un registre plus planant et atmosphérique avec des sonorités évocatrices des premières œuvres du groupe et de nouveau un superbe travail sur les voix.

Deadwing est une nouvelle franche réussite de PORCUPINE TREE. On y retrouve l’habituelle excellence instrumentale et la production parfaite auxquelles il nous a habitués. Les compositions sont globalement ambitieuses et de très haut niveau, certains titres figurant sans problème parmi les meilleurs du groupe. Le seul tort de l’album est probablement de se trouver pris en sandwich entre deux opus majeurs des Britanniques, et de souffrir du coup très légèrement de la comparaison. Peut-être également, en raison de sa continuité stylistique avec l’opus précédent, lui a-t-il manqué un peu d’effet de surprise.
Quoi qu’il en soit, cette œuvre hautement recommandable mérite une attention à la hauteur de sa qualité.

Note 4 pour marquer une différence avec ce qui précède et suit.

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par ELK :


PORCUPINE TREE
Lightbulb Sun (2000)
Très séduisant et presque abouti.




The PINEAPPLE THIEF
Dissolution (2018)
Prog classe et intense


Marquez et partagez





 
   ELK

 
   BNJ
   SEOSAMH

 
   (3 chroniques)



- Steven Wilson (chant, guitare, claviers, basse)
- Richard Barbieri (claviers)
- Colin Edwin (basse)
- Gavin Harrisson (batterie)


1. Deadwing
2. Shallow
3. Lazarus
4. Halo
5. Arriving Somewhere But Not Here
6. Mellotron Scratch
7. Open Car
8. Start Of Something Beautiful
9. Glass Arm Shaterring



             



1999 - 2024 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod