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- Membre : Blackfield, No-man, Steven Wilson , Japan, King Crimson
- Style + Membre : Steve Hogarth & R. Barbieri

PORCUPINE TREE - Deadwing (2005)
Par SEOSAMH le 4 Avril 2005          Consultée 8140 fois

Dire que l’on a attendu le nouvel opus de Porcupine Tree est un doux euphémisme. Annoncé tout d’abord pour mi-2004, c’est finalement en cette fin de mois de mars que Deadwing est disponible dans les bacs.
Steven Wilson et sa troupe sont-ils encore arrivés à écrire un album meilleur que le précédent ? (ce qui est plus ou moins le cas depuis le début du groupe).
La réponse est non. In Absentia a atteint un niveau tellement haut que refaire deux albums d’affilée de si grande qualité relève de l’exploit. Mais Deadwing n’en est pas pour autant un mauvais album, loin de là.

Il y a quelques semaines, quand le premier single, « Shallow », était écoutable ici et là, on découvrait un Porcupine Tree direct pour un morceau court et efficace, un peu à l’image de « Piano Lessons » à l’époque de Stupid Dream, mais cette fois-ci beaucoup plus rentre-dedans, les guitares distortionnées ayant la part belle durant tout le morceau.
Mais ce single ne résume en rien le reste de l’album.
Deadwing est composé de neuf morceaux ayant chacun leur particularité, Porcupine Tree étant doté d’un large éventail dans l’interprétation des morceaux, ce qui donne l’album à la fois le plus pop et le plus metal de la discographie du groupe. D’ailleurs Wilson l’a dit lui-même, un musicien de prog ne doit pas avoir peur d’aller piocher dans le rock, la pop, le jazz ou le death metal.

L’album débute par le morceau éponyme, long de 10 minutes. On pourrait se poser des questions quant au choix de mettre un morceau aussi long en premier, mais une fois fini, on n'a pas senti ces 10 minutes menées à un rythme très soutenu, Gavin Harrisson allant même jusqu'à utiliser la double pédale. Un break vient néanmoins calmer le jeu, mais ce titre est sans conteste le titre le plus heavy du groupe.
Vient ensuite « Shallow », déjà évoquée plus haut.
« Lazarus », le deuxième single, est peut-être le morceau qui m’a le plus surpris venant du groupe. Ce titre est une ballade (ce qui est assez rare) et on ne reconnaît presque plus le groupe.
Si je ne savais pas déjà de quel groupe il s’agissait en écoutant ce titre, j’aurais pu croire que Coldplay avait changé de chanteur, tellement le style est proche. Ce titre est sûrement le moins intéressant de l’album, même s'il est très sympathique.
On retrouve nos marques avec « Halo », un morceau très efficace dans le style auquel Porcupine Tree nous a habitué. Ce titre aurait parfaitement sa place dans l’album Stupid Dream.
Vient ensuite le gros morceau de l’album, « Arriving Somewhere But Not Here » et ses 12 minutes. On n'arrive pas au niveau de « Russia On Ice », mais ce titre est tout de même l’un des plus intéressants de l’album. Le terme progressif prend ici tout son sens, on a une réelle progression dans le morceau. Débutant calmement avec seulement la guitare et le chant, ce titre continue ensuite par une longue partie rythmée où la section rythmique rentre pour accompagner le chant qui continue dans sa lancée. Après six minutes, le premier break arrive et on a droit ici à de gros riffs presque dignes de Metallica, ce qui peut surprendre lors de la première écoute. Le calme revient avec un solo de Mikael Äkerfeldt d’Opeth, invité pour l’occasion, puis le morceau reprend sa rythmique originale pour conclure. Certains pourront regretter la tournure trop metal que peut prendre le groupe, mais cet aspect ne dénature en rien leur musique, le même esprit y est toujours présent et cela se sent.
Le début de « Mellotron Scratch » a la fâcheuse tendance à me faire penser à du Dream Theater, mais heureusement cette impression s’estompe à l’arrivée du chant. Ce titre est composé de deux parties, la première est très calme et posée, avec les différentes lignes vocales de Steven Wilson qui font encore des merveilles. Le ton se durcit par la suite puis se radoucit quelque peu pour encore laisser place à de magnifiques harmonies vocales, qui feraient presque penser à du Spock’s Beard (décidemment…)
La encore on ne voit pas passer la (relative) longueur du titre. (sept minutes)
"Open Car" est le morceau le plus court de l’album et l’un des plus péchus. A part le pont atmosphérique avant les refrains, c’est que du brut. La longueur de ce morceau fait qu’il ne peut pas s’y passer grand-chose. Wilson s’est donc tenu à l’essentiel, pour un résultat simple, direct et efficace.
«Start of Someting Beautiful » est, lui, du pur Porcupine Tree. Aucune surprise dans ce morceau donc, mais cela ne lui empêche pas d’être très réussi de bout en bout.
L’album se termine par un morceau calme (ce qui commence à devenir une habitude), « Glass Arm Shattering ». Ce dernier titre fait le même effet que sur les autres albums, à savoir nous faire redescendre sur terre après tout ce que l’on a subit (dans le bon sens du terme) lors de l’écoute de l’album.
Ecoute qui passe très vite à chaque fois, on croit avoir passé beaucoup moins de temps que l’heure que représente ce Deadwing. On se retrouve donc à regretter l’absence d’un ou deux morceaux supplémentaires, ce qui n’aurait peut-être pas été mal.

Ce nouveau Porcupine Tree n’a donc pas de défaut notable, mis à part peut-être quelques répétitions que l’on peut observer ça et là, et s’écoute avec plaisir du début jusqu'à la fin. Même s'il ne constitue pas ce que le groupe a fait de mieux, il se trouve être quand même un très bon album, montrant la recherche d’évolution du groupe. On ne va donc pas bouder notre plaisir avec ce Deadwing qui permet aux anglais de rester bien à leur place dans le peloton de tête du rock progressif actuel.

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   (2 chroniques)



- Steven Wilson (chant, guitare, claviers, basse)
- Richard Barbieri (claviers)
- Colin Edwin (basse)
- Gavin Harrisson (batterie)


1. Deadwing
2. Shallow
3. Lazarus
4. Halo
5. Arriving Somewhere But Not Here
6. Mellotron Scratch
7. Open Car
8. Start Of Something Beautiful
9. Glass Arm Shaterring



             



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