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Bruce SPRINGSTEEN - Only The Strong Survive (2022)
Par MARCO STIVELL le 9 Janvier 2023          Consultée 1226 fois

Bruce SPRINGSTEEN sort un nouvel album. Oui, mais un album de reprises. Reprises soul/rhythm'n'blues. Doit-on s'en satisfaire ? La réponse est oui ! Après un Western Stars nostalgique en 2019, Letter to You il y a deux ans nous montrait le Boss en belle forme de retour avec son équipe la plus proche et organique, à savoir le E. STREET BAND en configuration ancienne. Coup de théâtre en accord avec les humeurs changeantes ou la page blanche, cette fois, il s'agit d'un disque pour lequel il souhaitait n'être que chanteur.

Si l'exercice 'facile' de la reprise ne peut dépareiller d'une telle intention, Bruce SPRINGSTEEN, dont le premier effort hommage remonte à loin (We Shall Overcome en 2006), se fait plaisir en puisant cette fois dans le songbook des années 60-70, si riche comme il le dit lui-même. De quoi rendre hommage à des artistes parfois très connus (Ben E. KING, les TEMPTATIONS, Jimmy RUFFIN, Frankie VALLI, les FOUR TOPS etc), mais pas forcément les plus grands tubes, pas du tout même. Le public européen, moins érudit certes que le plus directement concerné outre-Atlantique, n'a certainement retenu aucune de ces chansons, et en cela, l'idée de facilité se voit quelque peu tempérée déjà.

Ensuite, il s'agit d'une collaboration rapprochée avec le producteur Ron Aniello devenu habituel depuis une bonne décennie, au point que celui-ci joue de tous les instruments, véritable performance entière tandis que Bruce tient le micro. Pas que bien sûr, il ne peut s'empêcher de faire un peu de guitare et de clavier par-ci par-là. Le reste est géré par les cordes de Rob Mathes et surtout les E. Street Horns, section cuivres du Band dont seul Ed Manion au sax apparaît comme lien entre les différentes époques. Sans oublier les choeurs dont, pour partie du temps, ni Lisa Lowell ni Soozie Tyrell ne semblent avoir bougé en plus de trente ans. Et puisqu'on en parle, le soulman Sam MOORE, invité sur deux titres, nous renvoie aux heures de Human Touch auquel il avait participé (les deux choristes femmes, elles, étaient apparues sur Lucky Town).

Que dire de plus, sinon que, ne serait-ce que par amour pour le Boss, par simple curiosité en général, il est évident que le travail est sacrément bien fichu ? Production aux petits oignons par Aniello qui est décidément partout, chansons dignement interprétées avec le caractère springsteenien un peu rauque et que n'ont pas toujours les enregistrements d'origine. De l'ensoleillé "Soul Days" de Dobie GRAY à "I Forgot to Be Your Lover", slow superbe de William BELL (les deux titres avec MOORE d'ailleurs), il y a de quoi rappeler aux amateurs de cette musique de belles heures passées, qu'ils ont peut-être connues pour certains encore. De quoi également susciter les bonnes impressions d'érudits comme mon très estimé collègue Le Kingbee qui doit connaître toutes les versions de chacune de ces chansons (y compris les futures) et en parlerait beaucoup mieux que votre serviteur.

À l'instar du Going Back de Phil COLLINS il y a douze ans, sans doute une pointe de déception reste-t-elle présente face à l'envie de nos chères pop-rockstars d'enfiler un costard et de le traduire en musique ; dans le cas de Bruce, malgré les photos très 'jeune premier' de Only the Strong Survive, il s'agit en plus d'une récidive assez proche de la première fois, en 2019. L'ensemble marqué par des cuivres omniprésents paraît lourd également, sur un ensemble de 15 chansons dont le milieu paraît former un ventre mou, quoique toujours bien exécuté. C'est pourtant bien là une autre facette du Boss exploitée à fond et généreusement, nous rappelant combien elle a toujours été présente dans sa propre musique. Ce qui ne l'empêche pas de faire preuve de réciprocité parfois (l'intro de "Nightshift", entre rythme Bo DIDDLEY aux percussions et claviers en nappes typiquement springsteeniennes). On peut ne pas aimer, ne pas souhaiter y revenir trop, l'effort demeure tout à leur honneur, à monsieur A.(niello) certainement pas moins qu'à monsieur B.(ruce).

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   MARCO STIVELL

 
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- Bruce Springsteen (chant, guitare, clavier)
- Ron Aniello (guitares, basse, batterie, piano, claviers, pe)
- Rob Lebret (guitare additionnelle)
- Rob Maths (arrangements et direction des cordes)
- Clark Gayton (trombone)
- Curt Ramm, Barry Danielian (trompette)
- Bill Holloman (saxophone ténor)
- Ed Manion, Tom Tinko (saxophone baryton)
- Curtis King Jr., Fonzi Thornton (choeurs)
- Dannis Collins, Michelle Moore (choeurs)
- Lisa Lowell, Soozie Tyrell (choeurs)
- Sam Moore (chant)


1. Only The Strong Survive (jerry Butler)
2. Soul Days (dobie Gray)
3. Nightshift (commodores)
4. Do I Love You (indeed I Do) (frank Wilson)
5. The Sun Ain't Gonna Shine Anymore (frankie Valli)
6. Turn Back The Hands Of Time (tyrone Davis)
7. When She Was My Girl (four Tops)
8. Hey, Western Union Man (jerry Butler)
9. I Wish It Would Rain (the Temptations)
10. Don't Play That Song (ben E. King)
11. Any Other Way (william Bell)
12. I Forgot To Be Your Lover (william Bell)
13. 7 Rooms Of Gloom (four Tops)
14. What Becomes Of The Brokenhearted (jimmy Ruffin)
15. Someday We'll Be Together (johnny & Jackey)



             



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