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- Style : Maxime Le Forestier , Georges Brassens

Francis CABREL - La Tournée Des Roses Et Des Orties (2009)
Par GEGERS le 7 Mars 2011          Consultée 3502 fois

Démesure et folie des grandeurs sont des termes qui n'ont jamais fait partie du vocabulaire de Francis CABREL. Discret, réservé, l'artiste a mine de rien sorti avec Des Roses et des Orties un de ses albums les plus inspirés et les plus convaincants. Comme a son habitude depuis Hors Saison, le bonhomme documente donc la tournée suivant la sortie de l'album par le biais d'un DVD live. Cette fois-ci, c'est dans la célèbre petite salle du Casino de Paris (1500 places au garrot) que l'artiste a déployé micros et caméras pour capter le concert, plat principal de cette nouvelle vidéo, bourrée à la gueule de bonus et autre joyeusetés qui combleront à n'en pas douter les amateurs du moustachu repenti.

Mais c'est bien sur le concert que nous allons nous attarder ici. Capté les 11 et 12 décembre 2008, il propose 24 titres extraits du répertoire de l'artiste, pour une durée de plus de deux heures. Un plat de résistance consistant donc, et qui débute de manière surprenante par la délicate et intimiste « Samedi soir sur la terre », qui préfigure pourtant du voyage dans lequel CABREL va emmener son public. Car c'est à une escapade amoureuse que l'artiste convie les spectateurs du Casino de Paris. « Ces chansons, ce sont toutes des chansons d'amour », dit-il a plusieurs reprises durant le concert. Cette délicate intimité, cette proximité avec le public et cette fusion quasi-sensuelle entre l'artiste et ses musiciens charismatiques et talentueux offre à l'ensemble une ambiance envoûtante et éthérée qui plane sur le concert. Il faut dire l'album Des Roses et des Orties, interprété dans son intégralité ou presque (seules « Des gens formidables » et « Elle m'appartient » ne sont pas jouées), favorise le développement de ces ambiances douces-amères, renforcées par les lumières souvent d'un bleu froid et polaire. Ainsi, CABREL et ses acolytes déploient tout leur savoir-faire sur ces pièces parfois réflexives, souvent désabusées et mélancoliques. Malgré la variation des tempi et un agencement équitable des morceaux, l'ambiance n'est donc pas à la fête, tout du moins pendant la première partie du concert. Bien calés entre des extraits de Des Roses et des Orties, certains titres puisés dans le répertoire de l'artiste parviennent même renforcer ces ambiances post-modernes et peu optimistes (« Ma place dans le trafic », « Assis sur le rebord du monde »). « J'aimerais beaucoup vous faire rire davantage, mais avec les chansons que j'ai, c'est pas facile » dit un CABREL timide avant d'entamer « Les gens absents », petite perle extraite du décevant Les Beaux Dégâts. Cette mélancolie atteint son paroxysme lorsque le bonhomme se retrouve seul sur scène, guitare en bandoulière, le temps du triptyque « L'entre de tes yeux »/« Octobre »/« Petite Marie ». Puis l'ambiance remonte peu à peu, à force de titres enlevés (« Encore et encore », « Sarbacane ») et de morceaux aux intonations bluesy du plus bel effet (« Telecaster », « Madame n'aime pas »), tant et si bien que le public finit par se lever pour accompagner CABREL et ses musiciens dans une sarabande endiablée qui trouve son point d'orgue sur l'adaptation de Creedence Clearwater Revival, « Né dans le bayou ».

Puis, soufflant une dernière fois les braises, CABREL quitte la scène comme il l'a prise, seul avec son ukulele, pour interpréter « Je l'aime à mourir », tendre et délicat. Une nouvelle fois, la musique a parlé à la place de l'artiste, peu loquace. Mais quel beau discours, transcendé par le contexte intimiste de le salle de concert. La Tournée des Roses et des Orties présente ainsi un CABREL mûr, capable d'aligner pendant plus de deux heures des titres d'une beauté bouleversante. Un témoignage live nécessaire pour les amateurs de son dernier album, et indispensable pour ceux qui auraient raté quelques chapitres. CABREL est grand, nous sommes tout petits.

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   GEGERS

 
  N/A



- Francis Cabrel (chant, guitare, ukulele)
- Denis Benarrosh (batterie, percussions)
- Bernard Paganotti (basse)
- Eric Sauviat (guitare)
- Alexandre Léauthaud (accordéon, piano)
- Freddy Koella (guitare, violon)


1. Samedi Soir Sur La Terre
2. Des Roses Et Des Orties
3. Les Cardinaux En Costume
4. Assis Sur Le Rebord Du Monde
5. Ma Place Dans Le Trafic
6. La Fille Qui M'accompagne
7. Les Gens Absents
8. La Robe Et L'echelle
9. La Corrida
10. Des Hommes Pareils
11. L'encre De Tes Yeux
12. Octobre
13. Petite Marie
14. African Tour
15. Le Chêne Liège
16. Le Cygne Blanc
17. Telecaster
18. Encore Et Encore
19. Sarbacane
20. Mademoiselle L'aventure
21. Madame N'aime Pas
22. Rosie
23. L'ombre Au Tableau
24. Né Dans Le Bayou
25. Je L'aime A Mourir
- sur La Route Des Roses
- le Band
- le Coin Des Guitares
- le Concert De La Ville En Rose (extraits)
- millworker - La Fabrique
- répondez-moi
- la Dame De Haute-savoie
- je T'aimais, Je T'aime Et Je T'aimerais (en Duo



             



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