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Elton JOHN - Rock Of The Westies (1975)
Par MARCO STIVELL le 13 Septembre 2011          Consultée 3241 fois

Rock of the Westies tient son nom d'un jeu de mots par Elton lui-même. Il a pris la phrase "west of the Rockies" et a dit "rock of the Westies", ce qui semble ne pas avoir de sens premier apparent, et a bien sûr donné lieu à de multiples interprétations (la plus célèbre étant celle d'un clin d'oeil aux habitants de Westy, dans la banlieue de Warlington en Angleterre). En tout cas, le mot "rock" convient à lui tout seul à cet album à la pochette verdoyante, nous présentant Elton en meilleure santé que pour l'album précédent. Car le fait est que c'est bien son album le plus rock jusqu'alors, et aussi celui d'un retour aux sources puisqu'en plus d'avoir remplacé Dee Murray par le bassiste Kenny Passarelli, Elton a rappelé certains de ses premiers collaborateurs, à savoir le batteur Roger Pope et le guitariste Caleb Quaye. Sachant que Ray Cooper mais aussi Davey Johnstone ont été retenus, ça nous laisse présager une atmosphère musicale bien chargée en guitares et en rythmique. Au niveau des claviers, Elton préfère aussi se concentrer sur le piano, laissant le reste des touches noires et blanches à James Newton-Howard.

Si on pensait à la première écoute de Caribou qu'il était difficile de succéder à Goodbye Yellow Brick Road, on se dit à chaque nouvelle écoute de Rock of the Westies qu'il est encore plus difficile de succéder à Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy. Le son est certes nettement plus rock, plus "heavy" on pourrait dire, chose qui a grandement découragé les fans à l'époque (ce qui n'a pas empêché l'album d'arriver à la première place des charts dès sa sortie). Cependant ça ne fait pas tout, et on a une impression qui ne part pas au fil des écoutes, c'est que l'album n'est pas franchement inspiré. On a plus le sentiment d'écouter une débauche de rock'n'roll attitude sans pour autant que les chansons soient abouties. Même la seule ballade du disque, "I Feel Like a Bullet (in the Gun of Robert Ford)" parait superflue et vraiment pas comparable aux perles que nous a offert Elton par le passé. A noter que sur aucun titre et surtout pas celui-là, Elton n'a fait appel à un quelconque arrangeur d'orchestre.

A certains moments, on tend l'oreille. Le medley d'ouverture n'est pas trop mal fait, le décollage de "Ugly" en particulier paraît assez salvateur même si la transition est brusque. Mais Elton a du mal à rendre son "Yell Help" funky passionnant, malgré des choeurs soul égayants, un peu comme s'il y avait un souci rien qu'au niveau de la base harmonique (les accords quoi). "Westerday Night", la partie plus éthérée est d'un meilleur acabit. "Billy Bones and the White Bird", le dernier titre du disque démarre avec une rythmique ressemblant fortement au "She's the One" de Bruce Springsteen, mais son étirement en longueur avec ce leitmotiv final le rend assez... agaçant. Que s'est-il passé enfin ? On continue avec un autre titre funky, "Dan Dare (Pilot of the Future)" où le clavinette modifié est clairement indigent. D'autres titres comme "Feed Me" et "Hard Luck Story" ne sont pas plus captivants.

En fait, trois titres seulement sont à vraiment retenir de ce disque. Le tube "Island Girl", dynamique sans être vraiment convaincant, se voit en particulier réhaussé par le jeu des percussions de Ray Cooper qui le rend exotique. Amusant. Le bluesy "Grow Some Funk of Your Own" est quant à lui mémorable pour ses parties de piano et percussions, notamment sur le final. Seul "Street Kids" se révèle vraiment réussi de bout en bout, et là c'est justement l'aspect heavy qui joue beaucoup. Figurez-vous que ce titre sera repris pour la quatrième version du jeu Grand Theft Auto sur Playstation (enfin, si on peut appeler ça "jeu", avis très personnel). C'est un peu comme si le jeu des instrumentistes rattrapait le manque d'inspiration des compositions, sauf pour "Street Kids" où tout fonctionne.

Rock of the Westies, en dépit d'un bouillonnement constant et d'une poignée de bonnes idées, demeure l'album le moins réussi de ce qu'on aime qualifier comme étant la meilleure période du Maître.

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   MARCO STIVELL

 
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- Elton John (chant, piano)
- Davey Johnstone (guitare)
- Caleb Quaye (guitare)
- James Newton Howard (claviers)
- Kenny Passarelli (basse)
- Roger Pope (batterie)


1. Medley: Yell Help/wednesday Night/ugly
2. Dan Dare (pilot Of The Future)
3. Island Girl
4. Grow Some Funk Of Your Own
5. I Feel Like A Bullet (in The Gun Of Robert Ford)
6. Street Kids
7. Hard Luck Story
8. Feed Me
9. Billy Bones And The White Bird



             



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