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 The Illustrated Elton John Discography (1280)

Elton JOHN - Duets (1993)
Par MARCO STIVELL le 8 Mai 2013          Consultée 1455 fois

Duets, l'album de duos (sans blague) d'Elton JOHN, devait être un disque de Noël, sans liaison étroite avec toutes les oeuvres déjà parues. Au final, l'artiste décide d'en faire un album normal, son vingt-quatrième. Il est enregistré pour la première fois depuis bien longtemps sans le concours du fidèle guitariste Davey Johnstone mais avec une pléiade de musiciens de studio, ce qui contribue à en faire une superproduction aux côtés de laquelle The One, le dernier bébé en date, se fait bien petit. En plus là il s'agit d'un double, même si cela ne concerne que le vinyle et c'est déjà pas mal !

Duets se compose en grande majorité de reprises, quand ce ne sont pas des self-reprises entre deux ou trois compositions personnelles. Les invités pullulent, il y en a un par chanson ce qui est normal quand on connaît le concept. Ils viennent de différents bords, et pour faire un anachronisme, le parallèle avec les futures oeuvres de Carlos SANTANA est inévitable. Lorsque l'on écoute le résultat la première fois, il est difficile de dire si c'est un plaisir qu'Elton JOHN se fait vraiment, ou si c'est sous la pression d'un quelconque agent du KGB ou de la CIA (ou de la MCA...). Je ris mais il n'est pas rare que le chroniqueur lambda repousse le moment où il doit décortiquer ce disque, tant sa superficialité lui semble proportionnelle au manque d'inspiration.

Peu engageant, parce qu'aucune de ces reprises ne suscite de réelle passion, avec des arrangements tellement propres et léchés qu'ils en perdent toute saveur, en particulier les cordes et les cuivres. Elton donne l'impression de vouloir se faire audacieux par moments mais la sauce retombe vite. Certaines chansons tirent en longueur sans parvenir à maintenir un niveau constant, et même parfois on cherche désespérément ce que l'on pourrait au moins retenir dans ce titre, ou le suivant. «The Power» -avec Little Richard- est de ceux-là, ayant au moins le mérite de nous faire entendre un saxophone comme ce ne sera plus souvent le cas chez Elton. «If You Were Me» avec Chris Rea est chanté avec tellement peu de conviction que c'en est inquiétant...

Le duo jazzy avec Leonard Cohen sur «Born to Lose» n'émeut guère, pas plus que la reprise de «Teardrops», l'un des rares up-tempos du disque, ou le pop-rock «Old Friend» en compagnie de Nick Kershaw qui y tient tous les instruments. Quant à «Go On and On», si on peut encore croire qu'il s'agit bien d'une chanson de Stevie Wonder, le synthé-cuivres nous ramène à la réalité. Une idée parmi les plus séduisantes du disque reste l'apport de superbes voix féminines, celles de Kiki Dee («True Love»), Marcella Detroit («Ain't Nothing Like the Real Thing») et Bonnie Raitt («Love Letters»). Mais hélas encore une fois, même réhaussées de telles interprétations, les chansons peinent à décoller.

L'univers d'Elton himself mérite un roman pour lui tout seul. D'un côté, nous avons une reprise de «Don't Go Breaking My Heart» avec la drag queen RuPaul, bien connue pour ses chansons de musique dance. Elton a tout simplement voulu transposer son tube autrefois élégant, au niveau de la tessiture mais également du style, résolument propre à celui de l'icône gay. Le résultat est encore au-delà des attentes (ou plutôt des craintes), avec des effets vocaux pour le moins choquants et un RuPaul qui fait de la pure figuration. Malgré une production signée Giorgio Moroder, c'est sans doute l'exercice le moins enthousiasmant du disque, on aurait envie de dire de loin. Mais attendez, c'est qu'à l'exact opposé il y a la reprise de «Don't Let the Sun Go Down on Me» en compagnie de George Michael, certes n'égalant pas le chef-d'oeuvre d'origine mais très classe et sans excès ni dérive. Un groupe rock, un piano, des claviers, de jolis choeurs féminin et une interprétation sans faille. C'est la seule reprise de l'ensemble qui vaut vraiment le détour pour l'entièreté de sa réalisation, et dites vous bien que c'est une version live...

Dans la discographie d'Elton JOHN, il y a tout en haut les albums des années 1970-76 plus une poignée d'autres ensuite (A Single Man, Too Low for Zero, Made in England), des albums "moyens" et tout en bas il y a Leather Jackets parmi les albums originaux ainsi que le présent Duets. Encore que, Leather Jackets se contente d'être fade, alors que Duets est un brin dérangeant. La suite sera de meilleure augure avec The Lion King et des oeuvres réellement sympathiques.

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1. Teardrops
2. When I Think About Love (i Think About You)
3. The Power
4. Shakey Ground
5. True Love
6. If You Were Me
7. A Woman's Needs
8. Old Friend
9. Go On And On
10. Don't Go Breaking My Heart
11. Ain't Nothing Like The Real Thing
12. I'm Your Puppet
13. Love Letters
14. Born To Lose
15. Don't Let The Sun Go Down On Me
16. Duets For One



             



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