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 The Illustrated Elton John Discography (1238)

Elton JOHN - Made In England (1995)
Par MARCO STIVELL le 26 Septembre 2011          Consultée 2438 fois

A ce stade de la carrière d'Elton JOHN, il convient d'effectuer un petit retour sur la carrière du Monsieur. Une période des plus fastes un peu après avoir démarré, dès 1970 jusqu'à environ 1976 avec pas moins de dix albums devenus cultes. Puis une certaine traversée du désert jusqu'au début des années 90, période durant laquelle il y a eu pas mal d'expérimentations et de remises en question (retour de Bernie Taupin et d'anciens musiciens), et quand même ponctuée de plusieurs gros coups, cette fois plus sous la forme de simples singles ("I'm Still Standing", "Sacrifice"). Et puis il y a enfin eu le retour fracassant en tête des charts avec la BO du film Disney, The Lion King. Après cela, Elton peut poser tranquille avec le sourire, en pull noir sur fond bleu comme pour dire "Je serai toujours là". Il n'arrivera donc pas à s'arrêter, au grand désespoir de ses détracteurs (et ils sont nombreux) ? Hé bien non, Made in England tient à prouver qu'il est vivant et, vingt-cinq albums après ses débuts, assure qu'il est toujours en bonne santé.

L'album est dédié à son petit ami (et futur mari) David Furnish. Il a souvent été vu comme une sorte d'écho à certains efforts d'Elton du tout début des années 70, son deuxième album notamment. Ceci en raison sûrement de sa forte teneur orchestrale, l'arrangeur Paul Buckmaster (celui de Elton John et de Madman Across the Water justement) ayant été rappelé pour la première fois depuis la fin des années 70. Le guitariste Davey Johnstone est aussi présent. Quoiqu'il en soit, la magie n'est plus la même par rapport à "Levon" et "Your Song". Déjà Elton n'a plus la même voix, plus les mêmes capacités, bien qu'à l'époque il pouvait encore s'aventurer un peu haut, ce qui ne sera plus le cas au début des années 2000. Ensuite, il est clair que le son est ici bien plus FM qu'au début des années 70, que les chansons s'aventurent moins dans leur dimension orchestrale, bref que tout est plus léché. Ca ne fait pas pour autant de Made in England un mauvais album, loin de là, il est même vingt-cinq albums plus tard à marquer du sceau "Lu et approuvé, avec la satisfaction d'une écriture toujours inspirée malgré le temps".

Les ballades dominent sur ce disque et se ressemblent souvent à raison d'un habillage différent pour presque chacune. "Man" par exemple, sonne un peu (je dis bien un peu) plus blues grâce notamment à l'orgue Hammond de Paul Carrack, alors membre de Mike & The Mechanics. On notera la petite nappe de synthé finale qui reste une idée plutôt chic. "House" ou "Cold" font valoir un ton plus rock selon les moments où la guitare de Davey Johnstone est mise en avant, comme sur la seconde. La magnifique "Blessed" a une dimension assez mythique, et pourtant ce n'est pas (du tout) la première ballade que Elton écrit dans le style. C'est surtout "Believe" qui retiendra l'attention du public, avec son côté dramatique qui la place en relation indirecte avec des "Sorry Seems to Be the Hardest Word", dans un genre plus rock.

Et à propos de rock, Elton livre avec "Made in England" l'un de ses meilleurs morceaux du cru. On est dans un registre bien plus soft que "Saturday Night's Alright for Fighting", mais ce morceau envoie joliment des couleurs chateoyantes, en particulier sur son refrain avec les (fausses ?) petites flûtes irlandaises. Le reste est aussi d'un très bon acabit, Elton fait chauffer le piano sur "Lies", et l'on appréciera la 12 cordes électrique sur "Please".

Mais le meilleur du disque réside dans sa partie centrale, avec le folk classisant de "Latitude", et surtout "Belfast", chanson de près de 6 minutes 30 rendant un hommage touchant à l'Irlande. La chanson est une ballade dans la pure tradition d'Elton, mais on sent un peu plus cette influence inédite dans l'air, d'autant plus qu'un petit groupe de pub joue une jig juste après le final, une idée de l'arrangeur Paul Buckmaster. Splendide !

On remarquera encore le parti-pris de Bernie Taupin a écrire des chansons au titre plus que concis, pas un hasard bien que la raison reste inconnue. Vraiment un beau disque, qui nous donne encore à espérer que Bernie comme Elton ne rangent pas leurs stylos et instruments au placard.

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   MARCO STIVELL

 
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- Elton John (chant, piano, claviers, harmonium)
- Davey Johnstone (guitares, mandoline, banjo, chœurs)
- Guy Babylone (claviers, programmation, chœurs)
- Bob Birch (basse, choeurs)
- Charlie Morgan (batterie)
- Ray Cooper (percussions)
- London Session Orchestra (cordes)
- Teddy Borowiecki (accordéon / belfast)
- Paul Brennan (cornemuse, flûte / belfast)
- Dermont Crehan (violon solo / belfast)
- Paul Carrack (orgue hammond / man)


1. Believe
2. Made In England
3. House
4. Cold
5. Pain
6. Belfast
7. Latitude
8. Please
9. Man
10. Lies
11. Blessed



             



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