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YELLO - One Second (1987)
Par WALTERSMOKE le 13 Décembre 2015          Consultée 571 fois

Avec Stella, Yello s'est hissé parmi les grands groupes des années 80 de manière définitive. Outre leur tube intemporel ("Oh Yeah"), le duo suisse a su proposer une oeuvre novatrice et influente, et musicalement grandiose. Il y a donc de quoi être déçu, quand on s'attend à mieux et/ou dans le même genre, avec One Second.

One Second, c'est en premier lieu la concrétisation de l'amour que portent Dieter Meier et Boris Blank à l'exotisme. Derrière une pochette décidément laide, Yello se met à concevoir une vraie-fausse BO d'un film se déroulant sous les tropiques. Antilles, Caraïbes, Hawaii... le voyage est garanti, et la musique s'y harmonise. Au détriment de l'innovation ? Non, pas totalement puisque Yello reste Yello, surtout dans les années 80. Sa patte est encore bien présente, il ne s'est pas arrêté en plein milieu. Cependant, il convient de noter qu'il commence déjà à reposer quelque peu sur ses acquis, se contentant de perfectionner sa recette magique sans défricher des jungles entières.

Ceci étant, c'est déjà bien suffisant pour pondre des pépites. Le ton est d'ailleurs posé dès "La Habanera", impossible à prendre au sérieux, que ce soit avec les accents ridicules au chant ou les cuivres sonnant bien « couleur locale ». En parlant de cela, Yello se tourne carrément vers un métissage sonore, comme en témoignent "Santiago" et "Le Secret Farida", qui offrent chacun une mixture intéressante et franchement pas désagréable à écouter. Le Yello plus new-wave/dance revient également à travers le dansant "Goldrush" (et son clip marrant), qui cependant n'a peut-être pas l'aura culte de ses prédécesseurs.

Yello continue également d'inviter des chanteurs, et ici il y en a deux. Pour commencer, Billy MacKenzie pose sa voix sensuelle, quasiment féminine (la première fois, je croyais vraiment que c'était une femme) sur un "Moon on Ice" langoureux; arrive ensuite Shirley Bassey, connue pour ses interprétations de générique de James Bond, et qui semblerait s'y replonger au détour de "The Rhythm Divine", certes éloigné de l'esprit Yello, mais tout de même fort sympathique. Deux bonnes performances, donc, même si peu essentielles.

Globalement, le résultat a l'air de tendre entre le bon et le très bon. Yello sort un album qui fait honneur à son talent, il faut être clair à ce sujet. Ceci étant, d'aucuns râleront de ne pas voir de folles innovations musicales comme ce fut le cas précédemment, mais surtout, d'autres pourront déplorer le manque d'intérêt de certains morceaux. En particulier, "L'Hôtel" n'arrive même pas à la cheville de "Ciel Ouvert", pour nager dans les mêmes eaux, quand de manière générale ce n'est pas la production peu flatteuse qui vient obscurcir le tableau. Mais bon, il ne faut pas gâcher le plaisir de s'offrir une BO fictive bien recommandable. Oui, c'est peut-être ça que Yello aurait dû faire pour rendre One Second encore plus acceptable, un film dont il aurait été la BO.

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- Dieter Meier (chant)
- Boris Blank (claviers)
- +
- Billy Mckenzie (chant sur 2)
- Shirley Bassey (chant sur 6)
- Beat Ash (batterie)
- Chico Hablas (guitare)
- Philpi Kienholz (piano, accordéon)
- Steve Trop (trombone)
- Don Randolph (trombone)


1. La Habanera
2. Moon On Ice
3. Call It Love
4. Le Secret Farida
5. Hawaiian Chance
6. The Rhythm Divine
7. Santiago
8. Goldrush
9. Dr Van Steiner
10. Si Señor The Hairy Grill
11. L'hôtel



             



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