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YELLO - Live In Berlin (2017)
Par WALTERSMOKE le 22 Décembre 2017          Consultée 256 fois

En 2016, le légendaire duo suisse YELLO en vient à une première dans sa carrière, du jamais vu : un concert. Et oui, alors que le groupe existe depuis 1979, il a fallu attendre 36 ans pour voir Dieter Meier chanter sur les beats de son compère Boris Blank ! C'est d'ailleurs à cause de ce dernier que YELLO a tardé puisqu'il a avoué être frileux à l'idée que des gens voient un type tripatouiller des touches derrière un écran d'ordinateur. Mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... et puis en fait, rappelons-nous que YELLO avait déjà joué en concert au Roxy fin 1983. Après, il est vrai que c'était en discothèque et que le génial EP qui en a été tiré est devenu une rareté.

Mais revenons en 2016. YELLO a donc choisi d'aller au Kraftwerk (aucun rapport avec Ralf und Florian), une salle de concert à Berlin, pour se jeter dans le bain. Une aventure retranscrite un an plus tard, bien qu'entretemps les extraits vidéo filmés par les spectateurs aient trusté Youtube. Pour le coup, il y a bien plus qu'un moustachu divinement sexy même à 71 balais et son pote planqué derrière son écran. Ainsi, YELLO s'enrichit ce soir-là d'une douzaine de musiciens additionnels (sans compter les invitées Malia et Fifi Rong), dont une section cuivres rutilante et le batteur Beat Ash connu pour avoir joué sur la plupart des YELLO des années 80, rien que ça.

Côté setlist, on peut faire un peu la gueule. Actualité oblige, YELLO a alors mis en valeur son dernier album studio, Toy. Ma chronique de l'époque était un poil excessive mais l'avis global n'a pas changé : c'est un album terriblement décevant et peu mémorable. Manque de bol, la moitié du live lui est dédiée. De plus, la totalité du concert dure 1 heure 36, privant ainsi de morceaux de You Gotta say Yes to another Excess (1983), par exemple. Cependant : d'une, le mieux est l'ennemi du bien, et de deux, les morceaux médiocres en studio qui se révèlent sur scène, ce n'est pas rare.

D'ailleurs, c'est en écoutant le live à Berlin que j'ai réécouté ensuite Toy, pour être sûr que je n'avais pas raconté de la merde (spoiler : un peu en fait). "Magma", ainsi raccourcie de moitié, fait une bonne introduction au concert. Plus loin, les chansons avec Malia et Fifi Rong sont pour le moins agréables à écouter, même si un poil répétitives, y compris pour de la pop. D'autres morceaux, avec plus de Boris et de Dieter, constituent également de bonnes surprises, comme "30'000 Days", enrichi de chœurs féminins embellissant d'autant plus le chant, sans pour autant faire office de faire-valoir. Ceci étant, le problème avec ces extraits, c'est qu'ils restent encore trop proches du décalque par rapport aux versions studio d'origine.

Du coup – et de toutes façons – on se rabat volontiers sur les classiques. Et là, c'est bien plus satisfaisant. Basiquement, YELLO réadapte ses grands succès afin de coller à un son moderne, et cela marche vraiment bien. "Bostitch" reste très proche de sa version single de 1984, mais l'épreuve de la scène le rend encore plus captivant. Quant à "Do It", il subit une transformation remarquable, plus dansante encore. Et sur "The Race", tout le monde se déchaîne sur une relecture incisive. Par contre, autant il y a de quoi être agréablement surpris de retrouver "Si Señor the Hairy Grill", autant ses 7 minutes paraissent vraiment longues.

Le premier live de YELLO souffre de nombreux défauts : setlist faisant la part trop belle à un dernier album franchement passable, « oubli » de certaines pépites, interprétation parfois mollassonne et négativement répétitive, entre autres. Il n'en reste pas moins intéressant à écouter rien que pour les relectures des grandes heures de gloire du duo, possède une production dantesque et constitue un bon addendum à la discothèque.

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- Dieter Meier (chant)
- Boris Blank (synthés, choeurs, chant sur 2-6)
- +
- Malia (chant sur 1-6, 1-7 et 2-3)
- Fifi Rong (chant sur 1-10 et 1-11)
- Jeremy Baer (guitare)
- Beat Ash (batterie)
- Roland Peil (percussion)
- Louise Schumacher (choeurs)
- Rebecca Schwietzke (choeurs)
- Vivien Cutino Azahares (choeurs)
- Noah Fischer (saxophone baryton)
- Fabia Mantwill (saxophone ténor)
- Semjon Barlas (trompette, bugle)
- Jotham Bleiberg (trompette, bugle)
- Ulrich Röser (trombone)


1. Magma
2. Do It
3. The Evening's Youth
4. Limbo
5. Bostitch
6. Electrified Ii
7. Cold Flame
8. 30'000 Days
9. The Time Tunnel
10. Kiss The Cloud
11. Lost In Motion

1. Tied Up
2. Liquid Lies
3. Starlight Scene
4. Tool Of Love
5. Oh Yeah
6. Blue Biscuit
7. Si Señor The Hairy Grill
8. The Yellofier Song
9. The Race



             



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