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Hubert Felix THIEFAINE - Défloration 13 (2001)
Par ERWIN le 5 Novembre 2016          Consultée 1076 fois

Nous en sommes déjà au 21eme siècle. L’année précédente, THIEFAINE a participé à l’album de Paul PERSONNE. Le son est donc clairement pêchu et plein de grattes distordues. Etrangement, le poète maudit du Jura n’a jamais perdu sa fan base malgré les évolutions de sa musique. Il faut dire que les textes, eux, sont toujours au rendez-vous. Après avoir rempli Bercy et le dyptique sur le bonheur et la tentation, nous voici confrontés à la livraison 2001 de Hubert-Félix, qui a déjà 53 ans.

Plusieurs compositions proposent des ambiances qui mixent guitares abrasives, sons alternatifs et les textes poétiques et souvent décalés d'HF. On pense aussitôt à la mélodie lancinante de "Une ambulance pour Elmo Lewis" qui ouvre l’opus avec énergie. La lenteur psychédélique sous hallucinogènes de "Camélia huile sur toile" conduit ce titre aux tréfonds de la beauté noirâtre des grandes réalisations de son auteur. Une de mes préférées de THIEFAINE, toutes époques confondues. Les fans de toujours ne seront peut-être pas d’accord avec moi. Je dis qu’ils sont sourds ! En tous cas, ne la ratez pas, elle déchire !

On appréciera plus loin les aspects fusion de "Roots et déroutes + croisement" où un piano répétitif d’obédience hip-hop presque irritant se mixe avec une gratte métalisée de superbe allure. L'artiste y déclame ses textes avec beaucoup d’à-propos. Jouissive ! Avec un chant détaché carrément savoureux. La rythmique ultra répétitive de "Eloge de la tristesse" rajoute encore à la force des paroles. Le résultat a une sacrée gueule. Et puis, en causant fusion, le texte clairvoyant de "Quand la banlieue descendra sur la ville" bénéficie d’un petit rythme quasi rocksteady et d'un refrain d’une belle puissance. Difficile de ne pas headbanguer à la manière d’un rasta là-dessus !

L’étrangeté qu’est "Joli mai mois de Marie" doit autant au rock’n’roll qu’aux textes sacrés. Mais c’est sans doute ici que réside le principal intérêt du chanteur : cette adéquation dans la fusion de styles qui semble à la base improbable. Et ça marche ! L’ambiance rappelant tout de même les bordelais de NOIR DESIR. "Quitter son igloo pour aller se pendre au joli mois de mai" tout de même il fallait l’inventer, l’auteur de "Par delà l’espace, au milieu des petits lapins" l’a fait.

Le reste des compos ne touche pas autant au sublime, THIEFAINE y fait moins preuve de sa grande originalité, mais tout est de bon aloi. Ainsi, sur "Guichet 102", il renoue avec l’obsession des chiffres dans un titre plus classique, mixant nanas et beuh… Son fond de commerce. Le joli texte sur "Les fastes de la solitude". La petite blague sur « Also spracht Winnie l’ourson », dont les lyrics parleront aux amateurs du genre. Et puis, le smooth déjanté sur « Le touquet juillet 1925 » avec son petit rythme funky d’opérette qui rappelle POLNAREFF. Surprenant non ?

En un mot comme en cent, impossible d'être déçu par cet album si vous êtes fan du bonhomme. Il y a retrouvé tous les ingrédients de son succès, le gros son en plus. Chaudement recommandé, y compris pour découvrir cet ovni de la chanson française qu'est THIEFAINE. Et pour finir cette disco, spéciale dédicace à Marylène, c'est grâce à toi, merci !

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