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LORN
ANVIL


Le 02 Janvier 2022 par CHIPSTOUILLE

J'ajoute en aparté de cette chronique déjà bien longue que le clip recèle bien plus d'un message, on aurait notamment pu s'étaler sur bien plus d'éléments :
- Une analogie très intéressante est ici faite entre les réseaux sociaux et la mort.
- La représentation très neutre et générique d'un monde surpeuplé témoigne d'une perte d'identité. On la retrouve de même au niveau des urnes exposées.
- Les conversations du réseau Anvil se font dans un japonais latinisé. Elles témoignent (dénoncent ?), au même titre que la stylisation du graphisme, d'une uniformisation mondialisée de la culture dans le futur.
- Le corps hypersexualisé de la protagoniste principale et l'interface de connexion pénétrante qui la fait souffrir s'apparentent à l'imagerie d'un viol. La destination étant à la fois la mort et une nouvelle fois la perte d'identité mériteraient une nouvelle chronique.

Difficile de tout aborder en une seule fois. Nous reviendrons peut-être sur certains de ces points dans une future chronique de Vessel, l'album dont Anvil provient. Les autres titres semblent s'articuler autour de certaines de ces idées.





DEEP PURPLE
TURNING TO CRIME


Le 01 Janvier 2022 par VALR


Album sympathique qui ne se prend pas trop au sérieux. Je ne connais quasiment aucune des versions originales, donc je n'ai pas un avis éclairé sur la qualité de réinterprétation de ces vieux briscards, mais j'ai découvert un album très agréable. Mon principal regret serait que les transitions entre morceaux dans le medley final ne me semblent pas toutes très travaillées et bien amenées.

Malgré le fait que sa voix laisse à désirer depuis au moins 40 ans en ce qui me concerne (la période charnière me semble être 1980-1981), je trouve que Gillan reste un formidable chanteur, avec des intonations et des "tics" dont je ne me lasse pas.

Pour moi qui n'ai pas connu la période faste des années 70, le faible délai temporel entre "Whoosh" et "Turning To Crime" m'a un peu permis de me rendre compte de la folie que devaient constituer ces merveilleuses années où tant d'artistes/groupes légendaires pondaient un album (voire 2 parfois) par an... Ahurissant.





VULCAIN
ROCK & ROLL SECOURS


Le 01 Janvier 2022 par LE MOUNGEPEDOUN


Un des classiques du hard français, bien ancré dans son époque. Du Motorhead pur jus avec des titres en béton armé avec la voix qui va avec... Diablement efficace !





VULCAIN
BIG BROTHERS


Le 31 Décembre 2021 par LE MOUNGEPEDOUN


Moins brut que les deux premiers albums mais moins jouissif aussi, en 1986 , Vulcain rentre dans le rang même si les titres ici sont sympas.

Bon album tout de même avant que le niveau ne baisse irrémédiablement hélas de manière prévisible.





DIRE STRAITS
LOVE OVER GOLD


Le 31 Décembre 2021 par SGT JAKKU


Je suis d'accord avec la plupart des commentaires. "It Never Rains" traîne en longueur. "Industrial Disease" est juste sympathique et vaut le coup pour le son de guitare trafiqué de Knopfler qui amorce "Money for Nothing" et cie (ce son de "guitare" a été trouvé par Daryl Hall pour la chanson "You Make My Dreams" mais avec un...clavier Yamaha !).
Quant au reste de l'album, c'est du 5 étoiles, un ensemble de pièces longues, cinématographiques assez inspirées des œuvres des Pink Floyd. Love Over Gold marque aussi l'entrée du groupe dans la grosse production numérique hyper léchée des années 80, un aspect qui sera reproché au groupe par la suite. Le beau son à tout prix...mais quand celui-ci sert une pièce aussi magistrale que "Private Investigation", il serait dommage de s'en priver.





SHEILA
POUPEE DE PORCELAINE


Le 31 Décembre 2021 par MARTIN LA BOTTE


Le premier des 3 "LP" consécutifs scandaleusement poussifs de SHEILA avec quasi moitié de rajout de titres des précédents albums (dont 2 tellement supérieurs aux nouveautés)  : 0.
4 chansons correctes sur les 6 "inédites" sur 33-t : 2.
1 vrai tube de variétés pop, "Poupée de porcelaine", réponse au "Trop belle pour rester seule" de son fiancé RINGO qui triomphait au même moment et sorte de jumelle musicale : 3.
Troisième et dernière adaptation des MIDDLE OF THE ROAD, "Samson et Dalila", ma préférée du lot, qui sera loin de connaître le même carton que "Les Rois Mages" : 3.
Première et dernière collaboration avec Pierre Delanoë à la coécriture sur "Plus de chansons tristes", une cover d'Helen REDDY très mélo et au charme suranné : 2,5.
Un petit morceau frais et enlevé, "Oui je t'aime, qui aurait mérité de figurer en face A de single : 2,5.
Une allusion à ses premiers pas sur une scène parisienne (qui tarderont !), "L'Olympia", peu convaincante, tant par le texte que par la tonalité trop haute retenue pour le chant (et j'ai pas su percevoir l'intervention du saxo, Marco) : 1.
Un reprise rengaine à boire d'un original déjà pas terrible "Le Mari de Mama" aux paroles affligeantes et qui s'était hélas plutôt bien vendu : 0.
L'immense déception causée par le retour d'une variété plus familiale après le virage plus adulte en 71 et la création de vrais nouveaux titres : 0 (avec coeff 3 ).
Un portrait superbe mais gâché par l'aspect cheap et commercial de la pochette comme en 70 : 1,5.

Ça doit correspondre à une moyenne de 1/5. En tout cas, ça vaut pas plus.





Nicolas PEYRAC
ELLE SORTAIT D'UN DRôLE DE CAFE


Le 31 Décembre 2021 par MARTIN LA BOTTE


Je l'avoue, première fois que j'écoute dans son intégralité un album de Nicolas PEYRAC dont je ne connaissais jusqu'à présent quasiment que les titres retenus par le grand public (ici, j'avais quelques souvenirs plus ou moins précis des 2 morceaux qui avaient fait l'objet d'une face A en leur temps). J'ai choisi cet album, non seulement suite à l'enthousiasme de Marco, mais parce que c'est celui qui faisait directement suite à ma chanson préférée du monsieur, celle que j'ai le plus écoutée de lui dans ma vie, "Tu vois, j'vais bien", sortie uniquement en single en 81.
Sur la face B de ce 45-t, "J'suis pas un chanteur de rock" (country et très sympa), Nicolas donne la raison de mes réticences à m'engager dans une écoute prolongée de son oeuvre en déclarant, plein d'autodérision, que ses parents l'ont sans doute conçu sur un "concerto pour gardénal". En effet, rien à voir avec les thèmes de ses chansons, mais sa voix, belle au demeurant, sur une tonalité d'éternel mis sur la touche, aurait vite tendance à me filer la déprime.
Il n'en reste pas moins que j'ai plutôt apprécié cet opus sans qu'il m'ait réellement surpris ou happé, c'est bien écrit comme je le pensais et les arrangements sont très réussis. Sur les pistes les plus nerveuses qui ont bien agi sur moi, "Malibu", "J'ai rêvé", Peyrac me rappelle un peu JONASZ dans les intonations, notamment sur les notes plus hautes et aussi sur la très révoltée "J'ai mal au coeur" où il me fait penser un peu à l'univers d'Yves SIMON dont je ne maîtrise guère plus le répertoire.
J'aime bien les héroïnes de Nicolas Peyrac, souvent dignes et déterminées ("Dans les yeux de Stéphanie", "J'ai rêvé", "Elle disait" ou la superbe et très forte "Nos chamailles...), s'assumant et dépourvues de regrets. Alors que l'auteur semble personnellement se complaire davantage dans la plainte "Je t'aimais bien" et dans la nostalgie, notamment sur la très jolie "Les Bouteilles à la mer" (petit coup de coeur), où l'homme prend clairement plaisir à se remémorer sa longue période de solitude et de quête d'une belle rêvée et réconfortante qu'il a fini par trouver.
Mais si je ne devais en garder qu'une, ce serait "Quelle drôle de vie, ma vie", ballade douce-amère dont les frappantes similitudes avec le magique "Just the two of us' de Grover WASHINGTON Jr et Bill WITHERS ne sont pas étrangères au plaisir que j'ai à l'écouter. Elle figurera désormais dans mon Top 3 (provisoire !) avec la plus tardive "Et si je parlais des filles".

Bon test Peyrac, 3,5/5, j'en tenterai un autre à l'occasion.





The RESIDENTS
THE THIRD REICH'N ROLL


Le 29 Décembre 2021 par CORNELIUS


Jouissif. La partie "Hitler was a vegetarian" surtout - parcequ'elle mange tout.






Eddy MITCHELL
COUNTRY ROCK


Le 29 Décembre 2021 par MARTIN LA BOTTE


Rien à dire sur la prod, elle est propre et classieuse comme toujours chez Eddy, pour le reste, rien ne m'a vraiment emballé. Comme le pense Nestor, c'est du Schmoll qu'on semble déjà avoir entendu des tas de fois en mieux. Et moi qui aime surtout le crooner tendre et nostalgique qui nous a tant régalés sur des ballades somptueuses, je me surprend ici à préférer les morceaux plus rock et rapides comme "Garde tes nerfs" (Calogero l'a gâté, j'adore le final instrumental très "série US 70") ou "Ne parle pas de moi" sur un pauvre gars qui s'inquiète de ce qu'on pourrait dire sur lui pendant qu'il est derrière les barreaux. "Roulette Russe" chanson inoffensive et cynique sur les divers modes opératoires de suicides, très sympa, même si dans le genre morbido-léger, j'avais préféré le "On meurt" de Chamfort en 2015. Agréable aussi (mais sans surprise) sa reprise du standard de Chuck Berry.
Néanmoins, au risque de me contredire, celle qui a eu le meilleur effet sur moi, c'est une plus calme "Je suis comme toi" sur laquelle Eddy s'assimile au "citoyen lambda" avec tous ses petits défauts. C'est ce qui me semble le plus se rapprocher d'un tube potentiel si on devait difficilement en distinguer un dans le lot. L' "Icône oubliée", tout est dans le titre, n'a rien d'inédit mais se laisse entendre sans déplaisir. Il y a aussi sa cover de "Stardust" qui est plutôt réussie mais je suis gêné par l'adjectif possessif dans "MA star de mes nuits", j'imagine bien que ce ne sont ni la star, ni les nuits d'un autre qu'il évoque, donc j'aurais été plus à l'aise avec "LA Star de mes nuits". Je sais, je pinaille.
L'hommage au pote Johnny était attendu (trop ?), il est correct, sans plus, car en choisissant principalement l'angle de l'idole qui se croyait protégée de ses excès par l'amour du public (et de son entourage, je suppose), Eddy passe à côté de l'essentiel : me toucher. Je préfère "Droite dans ses bottes", un rien opportuniste en plein mouvement "me too" mais le message ne sombre pas dans le pathos et on est de tout coeur avec cette femme déterminée à faire éclater la vérité pour espérer des jours meilleurs. Opportuniste également mais aussi démago à souhait, "Né dans le ghetto", sur les mômes des cités ne pouvant s'en sortir que grâce à la musique, a failli m'achever avec ses pauvres rimes en "é" sur les refrains. Et je n'ai pas davantage goûté à celles en "as" sur "Que viva Las Vegas", je n'en peux plus de l'Amérique qui ne ressemblerait plus à l'Amérique.
Mais ma plus grosse frustration, c'est sur "Les Blessures de l'amour" qui aurait pu être une des toutes meilleures mais au paroles tellement didactiques qu'elles semblent parfois tout droit sorties de la bouche d'une psy invitée sur un plateau de "C dans l'air" pour expliquer le mécanisme des violences conjugales qui ne seraient que la reproduction d'autres violences subies dans l'enfance... oh ! Lourd et regrettable.

Le grand point positif , c'est que la belle voix d'Eddy semble éternelle, même si au rayon "dinosaures", j'ai nettement préféré le dernier Lavilliers.






DIRE STRAITS
ALCHEMY


Le 29 Décembre 2021 par CSAMSA


Je suis de ceux qui trouvent ce live fabuleux, encore et toujours. Une réécoute en 2021 me donne un plaisir intact, aussi rare qu'intense. La version CD, très bien remasterisée en 1996 ajoutait des titres et modifiait l'ordre du vinyl original mais c'en est encore meilleur (quoique j'ai mis du temps à me faire à la présence d'Expresso Love en second titre). Annoncé sans overdubs, l'enregistrement sonne toujours exceptionnellement bien, le groupe est au top, Knopfler chantant même avec une certaine énergie. Mais c'est bien la guitare qui tient la vedette, les moments de bravoure sont si nombreux qu'on ne va pas les lister, sans qu'à aucun moment on ait le sentiment d'avoir un guitariste en démonstration. Tout pour la musique, avec un groupe d'une grande cohésion, dans des compositions passionnantes (Telegraph Road est un sommet), une fin magnifique avec Going home. Et l'enchainement Private Investigations/Sultans of swing est absolument magistral. Cette version portée par une batterie frénétique (je comprends qu'on n'aime pas, moi, j'adore, ça booste, ça décolle l'ensemble), multipliant les relances de caisse claire et les descentes de toms m'emporte toujours vers un orgasme sonore à partir de la cassure de la 6è minute. Une fin de morceau anthologique, une montée de 5 minutes somptueuse où le toucher de Knopfler fait merveille, allant progressivement vers les notes aigues et me donne à chaque fois un sacré frisson. Le sommet d'un groupe au sommet.





ANGELE
NONANTE-CINQ


Le 28 Décembre 2021 par MR LARSEN

Au risque de ne pas aller dans le sens de la hype, j'avoue que j'ai beaucoup de mal avec l'univers musical égocentré d'ANGÈLE. Je trouve ça extrêmement vide en terme de composition ("Bruxelles Je T'Aime" en porte-étendard), ça me rappelle la pauvreté musicale du courant Dance House des années 1990. Au niveau des paroles, ce n'est guère plus enthousiasmant ; allez, je concède avoir apprécié "La Thune" sur le précédent opus mais ça s'arrête là. Alors oui, elle sait chanter, oui elle est jolie, mais ça ne fait pas tout. De la même génération, je lui préfère largement POMME ou même FiSHBACH. M'enfin il en faut pour tous les goûts et ANGELE a malgré tout sa place sur FP. Donc merci au chroniqueur d'avoir écrit au sujet de son nouvel album, ça m'a permis de pousser mon coup de gueule ah ah !





Les SHERIFF
PAGAILLE GéNéRALE


Le 28 Décembre 2021 par DAVID


Un très bon album live, qui a l'intelligence de ne faire aucun doublon avec le précédent live, "Les 2 Doigts Dans La Prise... !!!", qui était de toute façon une référence dans le rock français, un live impossible à reproduire. Alors "Pagaille Générale" est son parfait complément, et n'a pas la prétention de le surpasser ou de le remplacer.
Les Sheriff ont toujours le sens du refrain qui tue, entêtant. On se marre toujours sur les paroles volontairement débiles (mention spéciale aux refrains de "Allo La Police", "Tic Tac" et "Bon à Rien"). C'est brut, court, efficace, ultra-accrocheur, puissant, c'est parfait.





IRON MAIDEN
SEVENTH SON OF A SEVENTH SON


Le 28 Décembre 2021 par LE MOUNGEPEDOUN


Dernier album du groupe à la hauteur de sa réputation. Hasard du calendrier ou pas, dernier album du groupe de la décennie des 80's.

Disque d'une maturité exemplaire où les claviers amènent une touche prog' intéressante.

Ça tranche avec le suivant 'no prayer' bourrin et raté, et puis l'arrivée du minable et inutile Janick Jers n'arrangera pas les choses pour la suite, bien au contraire.





IRON MAIDEN
SEVENTH SON OF A SEVENTH SON


Le 28 Décembre 2021 par CLANSMAN57


Maiden c'était déjà chouette de 1980 à 1983.
Vinrent ensuite trois joyaux (84-88), le groupe a son meilleur niveau.
"Seventh Son" est-il LE sommet? Possible, j'avoue que ça change selon les périodes, l'un des deux précédents a parfois ma préférence.

Parfois je me demande si l'ambiance de glace/polaire présente ici n'a pas inspiré Emperor sur son premier disque, ou encore Immortal. Ces fameuses nappes.





The POLICE
REGGATTA DE BLANC


Le 27 Décembre 2021 par METALPROG84


Le meilleur du groupe pour moi car l'album est plus homogène que le premier (qui se terminait par trois titres un peu moyens) et "Synchronicity" qui contient également 2-3 morceaux en-dessous, "Zenyatta mondatta" et "Ghost in the machine" ne soutenant pas la comparaison (même s'ils ne sont pas mauvais). "Regatta de blanc" est quasiment parfait : inspiré, énergique et original en plus (rock, punk, reggae...). Un album mythique!





Michael KIWANUKA
HOME AGAIN


Le 26 Décembre 2021 par MR LARSEN


Je prends toujours plaisir à réécouter ce premier effort soul/folk de Michael KIWANUKA, même si je rejoins l'auteur de la chronique sur le côté déséquilibré de l'ensemble : j'adore la douceur de "I'm Getting Ready" et la mélancolie que dégagent des titres comme "Always Waiting" et "Worry Walks Besides Me", quand d'autres morceaux sont un peu passe-partout tel "I'll Get Along". Globalement, les arrangements sur cet album sont de qualité mais les compositions un peu vides parfois. Au final, ça reste un bon lancement de carrière pour le Britannique qui fera mieux par la suite avec les incontournables hits "Love & Hate" et "Cold Little Heart" à la dynamique plus contemporaine. Mais on tient avec ce "Home Again" une belle entrée en matière d'un artiste attachant et talentueux.





SHEILA
QUEL TEMPERAMENT DE FEU


Le 26 Décembre 2021 par MARTIN LA BOTTE


Période de fêtes, je ressors ce L.P de Sheila sur lequel on retrouve sa seule reprise d'un standard de Noël gravée sur vinyle, "Glory Alleluia", passée totalement inaperçue, en dehors des fans, puisque restée chez nous simple morceau d'album sans promo télé. Le fait que Nicoletta en ait sorti une version single à succès l'année précédente ne doit pas y être étranger. Il n'empêche que celle de Sheila reste magnifique. Elle interprète élégamment ce vibrant appel au rassemblement - "tant de choses nous séparent, cette étoile nous unit" - autour du nouveau né... et sa voix belle et juste est extrêmement bien captée comme sur l'ensemble du disque (superbe travail de l'ingénieur du son, Bernard Estardy).

1975, c'est une grande année "Sheila" ! Elle devient maman, on ne cesse de parler d'elle et elle va ajouter 3 tubes à son prestigieux palmarès déjà unique pour une chanteuse de sa génération. Après les excellentes perfs des originaux de l'année précédente, "Tu es le soleil" et "Ne fais pas tanguer le bateau" intégrés en complément sur cette galette 75, la voilà qui propose 3 adaptations très réussies et couronnées de succès.
Durant l'été, est sorti "Aimer avant de mourir", cover d'une mélodie italienne "Aria", slow 70' par excellence, intro grave et solennelle, paroles zen, montée crescendo vers le précepte qui donne son titre au morceau et répété comme une sirène d'alarme jusqu'à la fin car oui, "la vérité c'est d'aimer avant de mourir". Si on aime les timbres clairs, c'est somptueux. Grosse côte chez les inconditionnels de l'idole qui elle-même plébiscite ce titre lui rappelant ses premiers mois de maternité.
Mais la Sheila qui marque cette année-là, c'est surtout celle qui se lance avec gloire dans ses premières adaptations "disco" sans le nommer (avant Dalida !!!). Gros succès pour "C'est le coeur" au printemps, cover sympa et enlevée du "Doctor's orders" de Carol Douglas enregistrée dans un fauteuil, les jambes surélevées alors que Sheila était en fin de grossesse. Et carton tout aussi mérité en fin d'année pour "Quel tempérament de feu" ("I'm on fire") à l'intro suspectement proche de celle de "Black is black" en accéléré. Si à partir de 68, Sheila était surnommée "la petite fille des français moyens", dans la seconde moitié des seventies, elle deviendra aux yeux de beaucoup "la femme au tempérament de feu", tellement le texte et le rythme collent à la personnalité et à la nouvelle image de la star. Sans la sortie concomitante de l'album (qui s'est bien vendu), on peut raisonnablement supposer une fois de plus que ce single aurait avoisiné les plus gros scores historiques de Sheila en France ("L'École est finie", "Les Rois mages", "Les Gondoles à Venise", "Love me Baby"). Décidément, comme le pense Yann Moix, Sheila était faite pour le disco. Et on regrette d'autant plus que la dernière adaptation du disque, "Personne d'autre que toi" ("Nobody loves me like you do "), soit parue uniquement sur album ou en face B (excepté au Canada) et n'ait jamais été défendue en télé. C'est probablement ce que Sheila a réalisé de plus disco en français et c'est peut-être aussi le meilleur morceau de l'album où on retrouve également un titre encore plus rare, l'efficace "Aucune montagne, aucune rivière", au thème finalement assez proche du "Long sera l'hiver" de 68 mais sans rapport sur le plan musical ou la façon de chanter.

Coup de coeur depuis toujours pour la jolie balade "Laisse-toi rêver"; quand on a "les yeux tristes et le coeur incertain", quoi de mieux que de s'abandonner au tendre réconfort prodigué par une alliée aussi précieuse que Sheila dans ce "monde fou" où "les gens sont durs". Une bien douce pépite. Enfin, après "Mélancolie", Katherine Pancol s'essaie à nouveau à l'écriture de paroles pour notre chanteuse sur "Le Bonheur file et roule entre nos doigts", trop anodin pour se distinguer dans cette cuvée de titres pour la plupart imparables.

4,5/5 (5 s'il y avait eu 2 inédits supplémentaires de l'acabit moyen des pistes de cet album)





Tino ROSSI
C'EST LA BELLE NUIT DE NOëL


Le 26 Décembre 2021 par MARTIN LA BOTTE

Absolument d'accord, Erwin. La version du "Petit Papa Noël" de Tino est un chef-d'oeuvre inaltérable que l'on garde en soi jusqu'à la fin de sa vie et qui, à chaque période des fêtes, fait furtivement ressurgir la petite fille ou le petit garçon qu'on n'a quelque part jamais cessé d'être.

En dehors de ça, surpris que sur ce L.P, il n'y ait pas "Minuit Chrétiens", ma chanson de Noël préférée avec "Noël Blanc".





The DARKNESS
MOTORHEART


Le 25 Décembre 2021 par PHNEUTRE


Mais, le principal .... joyeux noël à toute et tous !
Et comme le dit (presque.. ) the DARKNESS : Rock'n'roll DON'T deserve to die





The DARKNESS
MOTORHEART


Le 25 Décembre 2021 par PHNEUTRE


J'attendais la chronique de l'album depuis des semaines.
Mais, décidément, les goûts et les couleurs, je ne suis pas, mais alors pas du tout, d'accord avec cette Kro.
Pour moi, le seul énorme défaut, c'est le peu de longueur. J'ai la version Deluxe qui, pour 1 fois, est intéressante; les 3 titres ne sont pas parfaits, mais très bon, surtout le dernier, "So long".
Mais çà reste trop court. Sinon, je trouve que "Speed of the nite time" sort du cadre et est très bien fait. Il est original.
J'ai adoré "jussy's girl", "it's love jim" et, à part "esatbound" où je n'accroche pas, le reste est très bon.

J'ai toujours suivi le groupe depuis 2003. Il y a eu des haut et des bas, surtout Pinewood Smile.
Mais, pour le reste, il n'y a pas un album sans au moins la moitié des titres très bons, ça en fait, d'excellents titres !

Tous les plus 'grands groupes' ne peuvent en dire autant.







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