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IRON MAIDEN - The Book Of Souls (2015)
Par STREETCLEANER le 31 Janvier 2016          Consultée 1066 fois

« Les gens voudraient qu'un artiste refasse exactement la même chose que ce qu'il a fait il y a vingt ans ... C'est la nostalgie qui parle, pas le sens musical. » « Moi je continue à aimer - si on n'aime pas on zappe mais on évite de l'ouvrir. » « La magie n'est plus là... mais soyons clairs, ils restent un des plus grands groupes de la musique metal ! » « Le meilleur album de Maiden tout simplement ! »

Voilà quelques commentaires qu'on peut trouver sur le net sous l'album de ce Book of Souls. On pourrait disserter des heures sur la pertinence et les implications de telles affirmations ; on rétorquera qu'en vérité on n'attend pas obligatoirement la même chose d'un artiste ou alors juste une : une qualité constante. Et bien évidemment si on n'aime plus on peut l'ouvrir encore, d'autant plus si la magie n'opère plus depuis un moment.

Je n'irais pas par quatre chemins. Book of Souls est un album sans âme, de la longue prose qui sonne bien de prime abord mais qui ne résiste pas à l'analyse, une prose prétentieuse aux antipodes d'un haïku encadré, lui, par une exigence de concision et où la poésie a du sens, où la vision est primordiale ; The Book of Souls est un miroir aux alouettes, une caricature (le pitoyable et risible « The Red and the Black », sans doute la pire chanson de 2015, avec son refrain stadier, ses longueurs interminables et ses copiés-collés de passages d'albums précédents plus ou moins bien dissimulés, bref tout ce qu'il ne faut pas faire) ; c'est un décor Potemkine des réalisations passées du groupe dans les années 80, quand celui-ci savait encore composer.

Quand on n'a plus rien d'intéressant ou de novateur à dire on radote et on bavarde. The Book of Souls est un typique disque de bavardage et de radotage. Radotage parce que presque tout a déjà été entendu dans le passé (les plats et navrants refrains de « If Eternity Should Fail », « The Great Unknown », « When the Rivers Runs Deep », « Shadows of the Valley » notamment) ; bavardage parce que ce qu'on pouvait dire avant en 3:30 ou 4:30 il en faut maintenant 8:00, voire 13:00, et qu'à la fin on n'écoute plus. Bref, on s'emmerde grave car il ne s'y passe rien de marquant.

Le passage au double album, hautement symbolique chez les groupes de rock, peut vite s'avérer une malédiction. Souvent il dénote une forme évidente de boursouflure de l'ego. Rarement il est le résultat d'une inspiration touchée par une grâce généreuse. Ici, cela consiste à enfiler des plans aussi moyens, voire insignifiants, les uns que les autres (« If Eternity Should Fail », l'interminable « The Red and the Black »...) ; la vraie plaie de cet album. On ne parle même pas des riffs ; ok Maiden n'a jamais été un groupe à riffs à la différence de Judas Priest mais quand même ! Et trois guitaristes pour enfiler des solos sans âme, pas galvanisants pour un sou, aussi passionnants que les normes pléthoriques de la bureaucratie de l'Union Européenne, c'est le pompon (« Speed of Light », « The Great Unknown », « The Red and the Black », « When the Rivers Runs Deep » … ).

Prétentieux, sans disposer des moyens de cette prétention, indigeste, avec une grandiloquence frôlant l'auto parodie (l'oriental « The Book of Souls » qui n'arrive pas à la cheville de Powerslave, et dans lequel il pioche quelques passages), boursouflé, défiguré par des passages copiés-collés de la grandeur passée (le riff honteux au début de « Shadows of the Valley »), The Book of Souls est le résultat d'un groupe qui a oublié d'aller à l'essentiel et qui se noie dans le superflu, dans la mégalomanie ; tout en étant probablement conscient que moins on a de confiture plus il faut l'étaler sur la biscotte.

Certes, à force d'enfiler et de coller des plans les uns aux autres on arrive au double album. Cet album n'en finit plus d'ailleurs, et le plus étant l'ennemi du bien on en ressort lessivé (le loupé « Empire of the Clouds » de 18 minutes, débuté au piano, avec une petite touche folklorique qui aurait mérité d'être explorée, et encore une reprise de l'album Powerslave ! tentative progressive louable mais tout ça pour ça ? Qu'est-ce qui justifie ces 18 minutes dont une bonne moitié tourne à vide ?) Le public est majoritairement content, tant mieux, c'est d'une certaine façon une sortie réussie. Ma suggestion pour la prochaine sortie ? Tenter le triple album, soyons fous.

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   (2 chroniques)



- Bruce Dickinson (chant)
- Steve Harris (guitare basse)
- Jannick Gers (guitare)
- Dave Murray (guitare)
- Nicko Mc Brain (batterie)
- Adrian Smith (guitare)


1. If Eternity Should Fail
2. Speed Of Light
3. The Greath Unknown
4. The Red And The Black
5. When The River Runs Deep
6. The Book Of Souls

1. Death Or Glory
2. Shadows Of The Valley
3. Tears Of A Clown
4. The Man Of Sorrows
5. Empire Of The Clouds



             



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